le bonheur du vélo protégé

Se sentir à sécurité sur un vélo c’est un sentiment recherché, naturel mais pas évident à concrétiser. Me déplaçant tous les jours à bicyclette, je vis les affres du partage avec les véhicules motorisés, et franchement, c’est difficile. Pour moi, c’est un vrai frein aux voyages à vélo que j’aimerais entreprendre, le vélo me parait être le truc le plus dangereux que j’ai fait.

Alors, quand après un projet de grimpette sur le Ventoux a été avorté, et que les copains m’ont missionné pour nous promener plus loin que nos terres de Flandre occidentale, j’ai été content de découvrir le site cycle.travel. Ce site webtrace des routes à vélo en proposant le plus de petites routes et de pistes cyclables possible. Et lorsqu’il s’agit d’aller en Hollande et en Belgique, ça devient un bonheur vu l’abondance de voies dédiées aux vélos. Continuer la lecture de « le bonheur du vélo protégé »

le mystère du tapis de course

J’ai la chance de pouvoir utiliser un tapis de course sur mon lieu de travail. Je l’utilise peu souvent mais j’y vois l’intérêt de pouvoir caser une petite séance au moment du repas et je pense que c’est un bon outil mental pour travailler sa capacité à s’évader mentalement. J’ai aussi le sentiment que ça peut être bien pour garder un peu d’activité de course à pied malgré des petits bobos.

Malgré ses avantages, le fan des datas que je suis (que j’étais ?) était déboussolé parce que je ne savais pas vraiment à quelle vitesse je courrais. En effet, j’avais la sensation que mon effort était plus difficile que ce que je ressens en extérieur. Par exemple 10 km/h en extérieur correspond vraiment à une allure de footing cool (RPE 3/10) mais sur le tapis, je ressentais déjà de la difficulté (genre 4/10 de RPE) .

Alors je me suis demandé si le tapis déroulait bien à la bonne vitesse. J’ai mesuré le tapis avec un mètre (en collant trois morceaux de ruban adhésif) et je l’ai fait marcher à 10 km/h et j’ai compté pendant une minute le nombre de tour de tapis (grâce à un autre adhésif). Le tapis déroule bien à 10 km/h.

Ensuite, j’ai fait la même mesure en courant dessus, ça défile bien à 10 km/h.

Mais l’astuce c’est que le pied, lui ne court pas à 10 km/h.

J’ai fait plusieurs tests de vitesse incrémentale et lorsque le tapis défile à 10 km/h, moi je cours plus lentement à 9 km/h. Ce qui se passe c’est que le pied ralentit le tapis à l’impact. Ensuite le tapis accélère pour compenser pendant votre phase aérienne. L’équipe de Stryd raconte ça très bien dans un billet de blog.

Treadmill speed Stryd pace (min/km) Stryd speed (km/h) Stryd power (watts) HR (bpm)
8 0:08:23 7,16 128 97
9 0:07:28 8,04 146 108
10 0:06:43 8,93 162 119
11 0:06:05 9,86 178 127
12 0:05:32 10,84 194 135
13 0:05:04 11,84 212 143
16 0:04:09 14,46 251 158
8 0:07:46 7,73 145 135

Mais alors comment se fait il que je sente l’effort comme plus difficile ? Je n’ai pas de démonstration statistique de ce que je vais avancer mais voici ce que je pense :

  • Stryd donne la bonne allure avec un tapis à pente zéro, l’allure, la puissance que ça soit sur le tapis ou en extérieur c’est kif-kif
  • la biomécanique un peu différente nous pertube dans un mouvement que l’on connait très bien, ça donne de la difficulté. Il y a donc peut être des subtilités dans l’économie de course ou l’efficience de course mais je n’ai pas les moyens de le mesurer.
  • et surtout : l’évacuation de la chaleur ne se fait pas de la même façon. Lors de mes différents tests, j’ai remarqué (aucune valeur statistique) que ma FC était plus haute sur le tapis en intérieur, qu’à l’extérieur. Peut-être que c’est positif pour des éventuelles adaptations à la chaleur en prévision des compétitions estivales.
    vitesse FCindoor FCoutdoor
    7,5 102 89
    8 108 95
    8,5 114 101
    9 119 107
    9,5 124 113
    10 128 118
    10,5 132 124
    11 136 129
    11,5 140 133
    12 143 138

En conclusion, je pense avoir cerné la problématique des tapis de course, difficile d’exploiter les chiffres de vitesse et de distance que donnent les tapis, mais au final OSEF, ce qui compte c’est de faire pas de mesurer (mon crédo du mois)

Charge d’entrainement chez Garmin/Firstbeat

Vous l’avez lu avec mes derniers billets sur Stryd et Xert, j’ai été assez focalisé sur les gadgets sportifs lors de cette rentrée 2018. Là, je voudrais partager avec vous une courte réflexion sur la charge d’entrainement selon Garmin/Firstbeat. Je m’y suis un peu réintéressé notamment lorsqu’ils ont annoncé qu’ils synchroniseraient les données de charge d’entrainements entre différents appareils (TrueUp) et puis aussi la sortie de la dernière montre de Polar qui va essayer de quantifier tout votre stress global (via la FC 24/7 et les entrainements)

J’ai bien du mal à savoir comment Garmin/Firstbeat calculent leurs score de charge d’entrainement qu’ils affichent dans le widget « Performances sportives ». Ils parlent de dette d’oxygène, qui est un concept qui me chagrine… voir le site Firstbeat ici ou plus long là. Ce que j’ai remarqué empiriquement c’est qu’ils pondéraient très fort les entraînements très intenses comparés aux entrainements très longs. Ainsi, j’ai déjà observé une charge d’entrainement basse alors que me venais de m’enfiler 350 km de vélo dans le week-end. Par contre, en faisant des entraînements fréquents, avec un Training Effect à plus de 3, là ça score.

Après deux jours avec de très longues sorties vélo

Intuitivement, je suis d’accord que les entraînements les plus intenses peuvent marquer plus profondément l’organisme, mais « négliger » 8h de vélo sous prétexte que ma FC moyenne était aux environ de 105-110 je trouve ça à côté de la plaque.

En conclusion, j’ai l’impression d’avoir la mesure d’un bidule vraiment inutile pour moi. J’ai compris que l’analyse se basait entr’autres sur des progrès de VO2max. Peut-être que c’est pertinent lorsqu’on débute le sport, mais lorsqu’on pratique régulièrement, c’est compliqué de faire bouger les lignes…

Je cherche à simplifier mon rapport aux données sportives et je voudrais « confier » l’analyse à des sites webs qui gèreraient la chose sans que j’ai besoin de mettre les mains dans le cambouis, c’est pas Garmin qui va m’aider.

Voici mes entrainements des dernières semaines pour aider à lire la courbe de charge d’entrainement selon Garmin (on voit bien la charge en TSS qui grimpe progressivement) :

P.S. j’ai constaté juste après avoir écrit ce billet que l’algorithme de charge d’entrainement me voyait dans un potentiel pic de forme en même temps que l’analyse per effort sur le vélo notait ma condition physique comme moins bonne que d’habitude. LOL.

La plateforme XERT Online

Après les vacances, il fallait que je trouve des choses pour m’occuper. Ça faisait un moment que je voulais tester la plateforme d’entrainement XERT Online de Baron Biosystems.

Baron Biosystems fournit plusieurs outils avec une belle cohérence entre eux. Je les ai connus avec les applications Connect IQ d’évaluation du FTP. Ils ont une app qui détermine le FTP (oui je dis « le », tolérez le) lors d’efforts maximaux. Que vous fassiez 3 minutes ou 20 minutes à fond il en ressortira quelque chose de cohérent (même si on sait qu’évaluer précisément le FTP n’est pas chose évidente.)

XERT Online est une plateforme de suivi et d’entraînement cycliste. Seulement cycliste, c’est le hic pour le triathlète que je suis . Ils pompent vos données où vous voulez (Strava par exemple) et ils estiment votre fitness et affichent un joli graph de charge d’entrainement. Voilà une chose que j’ai bien aimée avec XERT Online c’est l’interface web. Même chose pour l’analyse d’un entrainement ou d’une course, c’est bien fichu. 

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