HRV4Training

Dans ma quête des méthodes d’entraînement idéales, j’aimerais utiliser des marqueurs de réponses à l’exercice pour jauger leur impact en aigu et au long cours.

L’analyse de la variabilité du rythme cardiaque (HRV) est un outil séduisant dans cette optique. Par le passé, j’avais jugé son utilisation trop contraignante pour un amateur, même pour un pimpin comme moi ! Mais, j’ai découvert une application iPhone qui se targue d’analyser la fréquence cardiaque via l’appareil photo en se basant sur l’onde de pouls : HRV4Training. Continuer la lecture de « HRV4Training »

Calcul de la charge d’un entraînement

Je pense qu’il est intéressant de tenir un carnet d’entraînement personnel avec un tableur.

Tenir un logbook a beaucoup de vertus qui mériteraient un post mais globalement je peux vous assurer que je n’ai pas trouvé mieux pour comparer ses entraînements d’une année sur l’autre et pouvoir triturer les chiffres facilement.

logbook

Dans cette note, je vais vous expliquer comment je calcule la charge d’un entraînement pour la course à pied et le cyclisme. Continuer la lecture de « Calcul de la charge d’un entraînement »

La cadence sur la partie vélo d’un triathlon

La cadence à vélo lors d’un triathlon est LE marronnier des sites et blogs d’entraînement. Classiquement, on dit qu’une cadence élevée sollicite plus le coeur et économiserait ainsi de la force musculaire, et l’inverse pour des cadences plus basses.

Pour certains, comme Watt Cameron, coach chez Trisutto.com, les amateurs ne doivent pas copier les pros. Encore moins, les cyclistes pros ! La tendance depuis l’ère Armstrong de tourner vite les jambes contamine le triathlon, mais pour Watt Cameron, ça prend des années pour cultiver le système cardio-vasculaire optimal pour tourner les jambes très vite. Par contre, les gains en matière de force sont probablement plus facile à acquérir pour un amateur.

Chez Alan Couzens, on peut lire que le travail à cadence élevé sollicite moins les fibres de type 2 plus gourmandes en glucides. Ainsi, même si le métabolisme augmente globalement, les jambes seraient préservées, plutôt utile pour la course à pied !

Trimes s’est fait récemment l’écho d’un vieil article de 2002 qui avait testé l’impact de la cadence sur la partie course à pied d’un triathlon. Et les conclusions sont simples : la cadence rapide n’améliore pas le chrono de course à pied.

Que faire ?

Je n’en sais personnellement rien ! Sans doute qu’il y a un juste milieu comme d’habitude, et avec une cadence « naturelle » on est probablement pas si mal !

Moi j’aime bien varier les entraînements, alors, lorsque je fais du home-trainer, je fais parfois les segments d’effort sur les petits pignons, parois plutôt sur les grands. Mon sentiment perso est que je suis plus en difficulté à haute vélocité (95+). Lors d’une session où j’ai fait des blocs de 12 min autour du seuil, j’ai calculé les ratio puissance/fréquence cardiaque à trois cadences différentes. Ma FC oscillait autour de 141 à 75 de cadence versus 147 à 95. Et j’ai observé un peu plus de dérive cardiaque (drift) à haute vélocité.

pwhr

Faut-il mettre une PEP au patient BPCO ?

La ventilation spontanée normale

En ventilation spontanée, lorsque nous inspirons, nous créons une petite dépression dans notre thorax qui attire l’air de l’extérieur vers nos poumons. L’expiration est neurologiquement l’inhibition de l’inspiration. L’effort inspiratoire s’arrête et le thorax et ses poumons se rétractent “passivement” via les forces élastiques du système. À la fin de l’expiration, la pression dans les voies aériennes est nulle. À cet instant très précis, la pression dans les voies aériennes est égale à la pression atmosphérique, il n’y a pas de flux d’air entre l’extérieur et les poumons. À ce moment, le volume dans les poumons est appelé la capacité résiduelle fonctionnelle (CRF)

 

La PEP

La PEP est une pression positive (résiduelle) à la fin de l’expiration dans les voies aériennes du patient.

Dans la majorité des cas, on emploie le terme PEP en signifiant une pression appliquée par une machine sur les voies aériennes du patient. Le patient peut-être réveillé et en ventilation spontanée avec un masque appliqué sur ses voies aériennes ou carrément sédaté, curarisé, placé sous ventilation mécanique via une intubation trachéale.

Lorsqu’une PEP est appliquée au patient, sa CRF est augmentée car des alvéoles restent remplies du fait de l’existence d’une pression s’opposant à leur vidange. Ce volume résiduel est utile pour conserver les alvéoles au-dessus de ce qu’on appelle le volume de fermeture. Le volume de fermeture est le volume critique en deça duquel, l’alvéole se collabe. Lorsque de nombreuses alvéoles se collabent, il y a formation d’atélectasies. Il existe alors des zones de poumons qui ne sont plus ventilées alors qu’elles restent perfusées, créant ainsi du shunt.

La PEP vise à éviter le collapsus alvéolaire et ne sert pas “à réouvrir” des alvéoles collabées.

Continuer la lecture de « Faut-il mettre une PEP au patient BPCO ? »

Chiner des textbooks

J’ai longtemps été éperdument amoureux des textbooks. Il y a quelques années encore, flâner dans les rayons de la grosse librairie lilloise était un passe-temps régulier. Les gros livres concentrent un savoir. En les acquérant, j’achetais la possibilité d’y accéder et ils me fascinaient.

Aujourd’hui, je ne les ouvre plus tellement. J’aimerais bien qu’ils aient une deuxième vie. Je propose donc à la vente quelques livres-symboles. Vous pouvez me joindre via la page contact ou via Twitter ou autre.

IMG_5988 IMG_5989

Le nadir

Après un article mi-sérieux mi-couillon où j’essayais d’échapper à la réalité en caressant les cheveux de la déesse consommation, j’ai envie d’écrire sur des difficultés personnelles actuelles. Je suis dans ce que j’ai envie d’appeler mon nadir.

Le nadir, c’est un mot que j’ai appris à la fac de médecine. On l’emploie pour parler du point le plus bas dans le comptage des globules blancs après une chimiothérapie. La chimio déglingue toutes les cellules qui se divisent. Elle tire dans le tas. Et même les bonnes choses foutent le camp.

Donc, voilà ! En ce moment, je suis dans une sorte de cuvette. J’imagine ça comme un petit personnage de jeu vidéo qui serait coincé dans un tableau. Un petit skater qui ferait comme une bille dans une demi-sphère : j’oscille pour finir au point mort.

Là où ça se mesure le mieux c’est dans le sport. Vous savez si vous passez de temps en temps par ici que j’aime collectionner les données sur mon activités sportives pour le plaisir et aussi un peu sérieusement pour « optimiser » ma pratique et éviter le surentraînement ou les blessures.

Pas de bol, ça n’a pas trop marché finalement. Je suis dans une grande fatigue. Je patauge. Je ne peux plus suivre mon groupe de copains à vélo, et ça ça me fait sacrément mal au derche. Dont acte, la machine ne suit plus, mes pulses sont 20 points plus hautes que d’habitude sur le vélo. Je n’avance pas à pied. Le positif en ce moment, c’est mon plus grand plaisir à nager grâce à l’utilisation continuelle du pull-buoy et quelques réglages techniques que vous avez pu découvrir là.

Ma fatigue a vraisemblablement plusieurs origines : personnelle et professionnelle. L’implication sérieuse sur plusieurs fronts m’a usé. Oh ! je ne sens pas du tout exemplaire en matière d’investissement dans tel ou tel domaine, mais je le ressens comme ça.

Pas besoin de plus de détails : je suis las.

Mais.

Je réfléchis à des actions concrètes pour améliorer les choses, j’ai des idées, j’ai des espoirs. Il y a déjà des choses qui travaillent pour que ça aille mieux. Le sport m’a appris qu’après des périodes difficiles, du mieux peut venir soudainement. Un petit déblocage de rien du tout sans même qu’on l’ait senti venir. J’y crois.

Bon. C’est pas facile facile ou gagné gagné hein. On n’est pas chez Topito ici : « le top 10 des trucs pour vous sortir de la morosité, de la fatigue et du burn-out ! » Et donc pour un coup, je vais garder pour moi mes défenses internes.

Je veux juste pointer un petit truc : les réseaux sociaux. Enfin, pour un presque-déjà-vioque : Facebook, et un peu, les relations dans les applis de sport.

Je trouve que tout comme la consommation de mauvaises nouvelles chroniques sur les sites d’information, la consommation de statuts faire-valoirs* sur les réseaux sociaux peut aussi user le moral. Tout comme la publicité à laquelle on se dit insensible au départ peut nous influencer.

Nous partageons surtout ce que nous trouvons cool, ce qui n’est pas cool et qui est partagé relève souvent de la grande cause et/ou de la bobologie (IMHO) C’est pas facile de dire que nous n’allons pas bien. Plein de choses intimes sont partagées sur ces réseaux, mais j’ai l’impression que ces outils ne sont pas encore intégrés à ce point dans ma génération née avant 1983 (date pifométrique).

J’aime ces technologies et ce qu’elles m’apportent, mais je prends aussi conscience de leur toxicité variable selon notre moral.

Je vous laisse, il faut que je passe à l’action.

 

*substantif adjectivisé pour l’occasion, je n’ai pas trouvé l’inverse de substantivation si quelqu’un sait dans la salle qu’il se manifeste !)

calcul de pimpin

Disclaimer post-écriture : ce post mériterait qu’on me mette une ou deux claques dans la gueule. En tout cas, si vous n’êtes pas un amoureux de la machine cycliste, des calculs et du triathlon, passez votre chemin ! Continuer la lecture de « calcul de pimpin »