Jogging Bonito #3

Salut les amis, voici le troisième épisode de Jogging Bonito.

Au sommaire, je vais vous causer de mon désamour de la PPG, Emir flirte avec brio entre moquerie des conseils génériques et distribution de recommandations, David expliquera sur le canapé l’échec du Transfert de la motivation distribuée sur Instagram dans sa vie.

Je ne pensais pas demander ça un jour, mais il nous semble que l’un des meilleurs moyens de gagner en visibilité est de recevoir des commentaires positifs sur iTunes. Si vous appréciez le podcast, je vous remercie donc de glisser votre obole dans l’urne virtuelle que constitue les commentaires iTunes.

Cheerz !

 

Conseils d’écoute de podcasts

Depuis mon implication dans Jogging Bonito j’ai augmenté mon écoute de podcast pour développer ma culture du sujet.

Récemment, j’ai beaucoup aimé ces podcasts et je vous conseille de les écouter :

  • Le Log de Lâm Hua dont le premier épisode sur les 10 ans de l’iPhone est passionnant. Ce qui est fascinant c’est qu’après 90 minutes d’émission on se rend compte qu’il reste des dizaines de sujets sur l’iPhone qui n’ont pas été abordés.
  • Superhéros de Binge Audio qui aborde une personne et son histoire en courts épisodes de 10 minutes. C’est très bien produit et le coup des épisodes courts est très bien joué.
  • Ramène ta science de Geek Zone. J’ai beaucoup aimé le bon dosage dans l’approfondissement du sujet de la nourriture « rapide » à-la-Soylent.

Se lancer pour un premier marathon

Un collègue m’a demandé mon avis pour se lancer sur son premier marathon. Voici quelques points que je pense utile pour cette aventure :

  • le principal c’est l’envie, si l’aventure vous tente, allez y ! 
  • Sauf contexte de surpoids vraiment gênant (IMC > 25) je pense qu’il n’est pas nécessaire de changer ses habitudes alimentaires pour préparer le marathon.
  • C’est bien d’avoir déjà un peu d’expérience de course à pied pour avoir trouvé les chaussures qui vont bien par exemple.
  • Pour la préparation, on peut choisir un plan (ou pas). Ma réflexion après avoir utilisé plusieurs fois des plans : c’est une arme à double tranchant. Ça cadre la prépa, mais pour les angoissés comme moi c’est aussi stressant de louper des séances. Les clefs qui ont fonctionné pour moi dans la prépa :
    • beaucoup d’endurance fondamentale genre à 10 km/h ou moins
    • savoir varier les allures, voir même faire des sprints courts en côtes
    • la régularité, c’est à dire courir une quarantaine de kilomètres par semaine les mois avant la course
    • éviter des trucs usants : les sorties de 20+ km pour se rassurer, et beaucoup courir à allure marathon
  • Selon votre état d’esprit, vous pouvez d’emblée fixer un objectif de temps pour motiver un peu la préparation. Néanmoins, je vous invite à la prudence, j’ai personnellement toujours trouvé dur de courir un marathon et ça serait con de se gâcher l’accomplissement de la course à cause d’un chrono. Je l’ai vécu plusieurs fois (3 sur 6 je dirais) et avec du recul je trouve ça un peu couillon.
  • J’avais acheté des bouquins en bon geek que je suis : laisser tomber, faut juste courir et lire mon blog (ahahaha) pour bien se préparer.
  • Reposez vous bien les 10-15 jours avant la course : diminuez le volume, gardez quelques rappels d’intensité, dormez +++ Vous ne perdrez pas en 10 jours les bénéfices de votre entraînement.

Diabète et production de glucose

j’écris cette note suite à un article du BJA sur l’insuline que m’a passé Renaud (@essentiel_net). L’idée princeps de cet article est de corriger le dogme selon lequel l’insuline sert surtout à faire rentrer le glucose dans les cellules. Elle remplit bien ce rôle, mais juste “à la marge”, puisque le glucose peut entrer dans les cellules en l’absence d’insuline. En fait l’insuline sert surtout à inhiber tout un tas de process métaboliques. Ainsi, la carence en insuline est plus la perte d’un frein métabolique et le raisonnement médical s’améliore si nous intégrons ça dans la réflexion physiopathologique.

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TSSpotting, une histoire de dopamine junkie

L’autre jour, je discutais autour d’un thé avec des collègues au boulot. C’est un moment relax où l’on cause de tout et de rien, vous connaissez ça j’espère… On me demande d’un coup ce que je vais aller faire ce soir. “Je vais aller courir”. Mon collègue soupire bruyamment : “pfff t’es vraiment un drogué du sport toi”.

Heureusement, je sors d’une formation de self-defense et j’ai bien retenu que la fuite est préférable. J’ai donc répondu après 8 millisecondes de réflexion tel l’homme qui valait 3 milliards : “ben ouais” de façon à clore paisiblement la conversation.

Sauf que pas du tout en fait. Continuer la lecture de « TSSpotting, une histoire de dopamine junkie »

Jogging Bonito #2 : confessions d’un slow runner junkie

Chers amis,

Voici les thèmes du deuxième épisode de Jogging Bonito (décembre 2016, l’épisode de la maturité):

– J’ai testé le slow running par Daddy the beat
– TSSspotting, une histoire de dopamine junkie par <CHTI>mizot'</CHTI>
– Confessions d’un testeur de produits par Emir des Lapins Runners

 

 

 

btw, nous avons une nouvelle speakerine, je vous laisse faire connaissance avec elle…

Session Q&A dans le podcast de Joel Filliol

Je suis aux anges ! Joel Filliol et Paulo Sousa répondent à mes questions à la fin du dernier épisode de leur podcast. Joel Filliol et Paulo Sousa sont deux coaches de triathlon de niveau international. Ils entraînent des athlètes d’élite dans le cadre des compétitions ITU et des jeux olympiques. Ils ont une vision pragmatique centrée sur la performance et la victoire. Leur podcast m’a été conseillé par Julian Nagi qui m’a fournit du coaching en natation l’hiver dernier. Continuer la lecture de « Session Q&A dans le podcast de Joel Filliol »

Merci la Chirurgie, histoire d’un petit sprat*

Merci la Chirurgie

Je suis né le 24 novembre 1980. C’était un lundi je crois. C’est toujours un peu plus difficile le lundi !

A ma naissance, l’examen clinique a trouvé un souffle cardiaque important. J’avais un trou entre mes deux ventricules ce qui pertubait quelque peu les flux sanguins. Heureusement, une autre malformation me protégeait de la première : ma valve pulmonaire est un peu trop petite, les docteurs parlent d’une sténose pulmonaire. On dit que ma sténose me protège des conséquences de ma CIV car elle évite de surcharger l’artère pulmonaire qui n’encaisse pas très bien le surplus de boulot en général.
ett-preop

Quand bien même une anomalie compense une autre, mon petit coeur devient gros. Il se fatigue. J’ai du mal à prendre un biberon sans m’étouffer et du coup je ne grandis pas. C’est couillon car les docteurs voulaient que je fasse au moins 7 kg pour m’opérer. Chiffre magique.

J’y suis arrivé (aux sept kilos) et le 11 mai 1982 j’ai été opéré d’une communication interventriculaire sous infundibulaire au centre médico-chirurgical de Marie Lannelongue. Le Professeur Jean-Paul Binet a donc ouvert mon thorax de sprat* pour aller mettre une rustine dans mon septum interventriculaire.

L’intervention s’est bien passée, celui qui se décrivait comme « un mécano de Dieu »  était satisfait de son geste.

cro

Le post-op a quand même l’avoir d’avoir été émaillé de complications histoire d’angoisser encore un peu plus mes parents qui devaient déjà avoir leur dose. Hum. Joueur je suis.

Finalement, je sors plutôt bien de cette histoire. Je grandis, les cardiologues qui me suivent pendant l’enfance sont tous rassurants*** : « super résultats, il fera ce qu’il veut dans la vie, limitez peut-être juste le sport en compétition. »

Aujourd’hui, je connais mon corps, je sais qu’il a des limitations. Ma valve pulmonaire est toujours rétrécie. Mais je n’y pense pour ainsi dire jamais. A tel point que j’établis des stratégies d’entraînement sportif alambiquées pour grignoter des secondes dans un triathlon alors même que j’aurais toujours un petit frein dans ma poitrine.

J’en viens quand même à l’objet de cette note. J’ai essayé d’écrire au CMC Marie Lannelongue mais je m’y suis pris trop tard, le Pr Binet était décédé. Alors comme on peut tout faire avec Internet, j’ai décidé de faire cette note pour traduire ma gratitude. Sans la Science, sans les Hommes qui la font, je ne serais pas là aujourd’hui. Ça m’a parfois angoissé dans mon enfance lorsque j’ai compris que je devais la vie à la culture, que dans la nature brute, je serais mort d’insuffisance cardiaque. Aujourd’hui, je trouve ça con. Alors voilà, juste merci.

merci à vous !
merci à vous !

 

 

 

*argot dunkerquois, synonyme de craquelot**

** comprendre petit poisson, des fois on voit à travers !

*** par contre après j’ai rencontré quelques khon comme écrirait Docdu16.