Courte réflexion sur l’a-nesthésie et le risque

Toute à l’heure, en prenant ma douche après être arrivé au travail en courant, m’est venue cette réflexion sur une problématique de mon travail d’anesthésiste-réanimateur. Je suis payé pour faire des choses mais la grosse valeur de notre métier c’est de faire que d’autres choses n’arrivent pas. La mort étant le plus gros obstacle à éviter.

En miroir, le chirurgien est surtout payé pour faire des choses pas tellement pour que des choses n’arrivent pas. Ils font des actes. Vraiment.

Le résultat de la chirurgie lui, est facile à valoriser car il se comprend mieux : je vois mieux, la tumeur est enlevée, mon os est réaligné, etc.

La différence avec l’anesthésie rend difficile la valorisation de notre métier. L’anesthésie, c’est le a- privatif devant la sensation. Mon métier est d’éviter les sensations pendant la chirurgie et par extension tous les dommages collatéraux.

En matière de risque, c’est compliqué d’imaginer tout ce qui a été évité. C’est pourtant le cœur de métier. C’est une grand part de nos responsabilités et j’imagine qu’on me paye en grande partie pour ça.

(mes réflexions sous la douche ne sont pas toujours bien organisées, je vous l’accorde)

Billy Mahoney est de retour !

Merci à Scancrit.com d’avoir causé de cette étude intéressante https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26174308 dans http://www.scancrit.com/2017/10/08/relax/

(Pour tester votre équipe de collègue, laissez vous curariser tout en étant réveillé par leur soin !!)

On y apprend que les curares seuls influencent grandement le BIS. Pendant une anesthésie, j’avais observé des variations et j’avais en tête que l’activité musculaire des muscles de la face pouvait influencer le résultat du BIS. Ici, les auteurs prennent ce travail comme plus d’eau à leur moulin d’anesthésistes déjà peu enclin à utiliser le BIS. En tout cas, je le comprends comme ça.

Covidien énonce l’influence des curares sur leur site

Moi j’aime d’autant plus utiliser le BIS, que je travaille dans un secteur chirurgical (l’ORL) où nous utilisons très rarement des curares. Et dans ce contexte, je trouve que le BIS m’apporte un plus. C’est loin d’etre parfait mais je trouve que ça m’aide à titrer les hypnotiques et/ou indirectement les vasopresseurs. Et vous ? (< astuce de blogueur désoeuvré)

Challenge Almere et l’organisation du matériel pour un triathlon

Le samedi 8 septembre 2017 j’ai participé au Challenge Almere moyenne distance. Almere est à côté d’Amsterdam. C’était une bonne destination pour le lillois que je suis : bien placée dans le calendrier et pas loin de chez nous simplifiant la logistique. (Pour des conseils sur les voyages en train avec un vélo, lisez le magazine 200 ou le billet de Pierre M.) La route a été un peu flippante : des trombes d’eau et des bouchons. Petit stress pour l’horaire de retrait des dossards et l’enchaînement vers la pasta-party. D’habitude, je déteste les pasta-parties, mais là c’était très bien organisé, la salle était à la bonne échelle et la nourriture variée. Puis dodo de veille de course dans un Airbnb original (les hollandais sont pleins de ressources décoratives).

Au réveil, la météo est tout bonnement dégueulasse. #good. Plus d’hésitation sur l’équipement à vélo : ça sera la Gabba manches longues. Continuer la lecture de « Challenge Almere et l’organisation du matériel pour un triathlon »