la fin des halogénés en chirurgie pour cancer ?

L’accumulation des articles sur la différence entre hypnotique intraveineux (propofol) ou inhalé (halogéné) ces dernières années me turlupine. Il semble que le propofol soit protecteur lors d’une chirurgie pour cancer. Les patients vivraient plus vieux, avec moins de localisations secondaires.On ne peut pas être anesthésiste, s’occuper de patients avec un cancer et ne pas lire l’article de Nature Reviews de Hiller.

Vu le peu débat possible sur une éventuelle supériorité des halogénés sur un autre volet de la santé des patients, mon choix va désormais se porter sur le propofol en SAP pour les patients atteints d’un cancer donc je vais m’occuper. Plusieurs études randomisées sont en cours, je vais suivre de près les résultats. Chez vous ça se passe comment ? Une réflexion est-elle menée ?

Changement de paradigme / monitoring de la charge d’entrainement

Je vais arrêter de tenir mon carnet d’entraînement. Oui, j’enterre le logbook que je chérissais tant.

Après Challenge Roth, l’été est vite passé : d’abord du repos sportif, puis les vacances en famille (sans montre de sport ! en réparation). Il n’y a qu’avec la rentrée que je me suis mis à réfléchir à nouveau à mes entraînements, à mes objectifs et ce que je pouvais faire pour y arriver.

Rapidement, j’ai eu le sentiment qu’il fallait que je remonte le volume d’entraînement. Avec mes petits footings cools et mes séance de barbotage-papotage à la piscine je restais sur ma faim et mon cerveau gambergeait. Appréciant sans doute plus que la moyenne la récompense dopaminergique, je cherchais sur le web des trucs à acheter pour calmer mes ruminations, des roues de vélo par exemple. Mais comme mes finances ne permettent pas de réaliser tous mes fantasmes, j’ai choisi de repousser la machine dans les tours pour calmer mes pulsions. Ça a fonctionné. Ça m’a fait un peu mal au cœur de constater que je tombais dans une forme de dépendance, que mon équilibre et mon bien-être dépendaient de flashes d’intensité sportive. Mais je crois qu’il vaut mieux s’accepter et se connaitre plutôt que se voiler la face.

Pour me cadrer mes objectifs, je me suis mis à faire des dizaines de calculs pour cibler une charge d’entrainement quotidienne et aboutir à un chiffre de CTL avant la fin de l’année. Le fantasme (débile) étant de finir l’année en forme pour aborder la saison prochaine plus fort. (On peut discuter le symbole d’une année calendaire dans la continuité du temps.) Par ailleurs, je me sentais bien à pied, j’ai fait des aller-retours au travail à gogo, j’ai à nouveau essayé de cibler le badge « 10 days in a row » de Smashrun (la médaille, encore et toujours hein David  ?!). Je tenais bon, j’encaissais. Gratifiant de voir ce qu’un corps entraîné absorbe comme charge d’entraînement avec de la bonne nourriture et du sommeil. Mais c’était sans compter des journées de travail plus chargées et les gardes à enchaîner. Bim, une pharyngite me tombe dessus. Classique à cette période de l’année. Le truc trainouille mais bon gré mal gré ça va. Je fais 250 bornes à vélo comme ça et je ne me sens pas diminué.

Une semaine plus tard, c’est le vrai contrecoup, là grosse angine qui pousse pendant une garde, nuit de merde et fin du running streak.

J’en ai profité pour réfléchir.

Cette cible de charge d’entrainement était un but complètement artificiel. Et si on peut progresser sur des aptitudes sportives d’une année sur l’autre, il faut accepter de perdre pour regagner, on ne peut pas toujours capitaliser et engranger des entrainements pour être toujours plus fort. Il faut des hauts et des bas.

Ainsi, alors que je faisais du prosélytisme pour le suivi de la charge d’entraînement afin de bien gérer son volume et le tapering avant une compétition, j’ai fait exactement l’inverse ici, le logbook m’a poussé à en faire trop et mal.

De plus, en faisant mes calculs, j’ai constaté que la montée de la charge d’entrainement lorsque j’étais guidé par mon coach était théoriquement parfaite. Alors même que je sais qu’il n’aime pas réfléchir avec des chiffres mais préfère de loin les sensations.

Le logbook donne une impression de maîtrise. Pour un control freak c’est de la masturbation intellectuelle pas chère et très gratifiante. Et s’il y a bien du plaisir à pouvoir calculer des stats en un clin d’oeil, il faut aussi mettre en balance le temps passé à rentrer les datas et faire la maintenance de cet énorme tableur. Et avec ce temps, je pourrais faire des choses bien plus utiles pour le sport comme quelques assouplissements ou des exercices de plyométrie. En plus, phénomène vicieux, je pense que je délaissais ce genre de préparation physique (vive la PPG) parce que je ne la loguais pas. Si c’est pas logué ça n’existe pas ! Complètement stupide.

En parallèle, je vais chercher et éliminer les autres pratiques qui me font perdre du temps sans m’apporter concrètement des bénéfices. Je tends vers une logique de simplification. (sujet connexe, les sites web et les réseaux sociaux qui nous connaissent tellement bien qu’ils poussent toujours du contenu qui nous plait, y’a du travail à faire de ce côté là !)

Donc voilà, comme je suis un adepte du changement et des fluctuations dans les habitudes, je vais travailler sans logbook en 2019. juste pour le plaisir des yeux, les sites web comme Veloviewer et Elevate proposent de chouettes choses via les données Strava. Ainsi, je vais soutenir financièrement ces programmeurs, c’est un peu comme payer mon psychothérapeute !

Il y a deux ans je tournais déjà autour de la question dans cette note écrite pour le pilote de Jogging Bonito. Aujourd’hui, je me libère du CTL ! vive le coureur libre !

Fast mimicking diet

Fin octobre, je me suis amusé à faire ce que j’appelle un mini jeune. Il s’agissait de me restreindre fortement pendant 5 jours. 1000 kcal le premier jour puis 700 kcal les 4 suivants. La principale caractéristique est donc une restriction calorique brève. La deuxième caractéristique est de quasiment éliminer les apports en acides aminés. Le tableau des aliments :

Aliment masse kcal prot gluc lip
J1 oat 60 225 6,6 36 4,8
butter 2 15 0 0 2
Carotte 85 31 1 5 0
Noix de macadamia 55 407 4 5 40
peanuts 28 177 7 4 14
Brocoli 150 54 6 3 1
Smoothie 125 58 0 14 0
J2-J5 oat 30 113 3 18 2
butter 2 15 0 0 2
almonds 28 178 7 2 15
Noix de macadamia 28 207 2 2 20
banana 120 108 1 24 0
blueberries 100 58 1 11 0
Smoothie 125 58 0 14 0

Les gens ont beaucoup levé les sourcils dans mon entourage réel ou sur le net devant cette pratique. Il n’y a guère que quelques initiés (et les musulmans pratiquants) qui ne tiquaient pas devant la pratique d’un jeune. Quasi tous les autres : « Mais ?! mais ??!! pourquoi ? ». Continuer la lecture de « Fast mimicking diet »

Raccourcis sur iOS 12

Hello,

j’ai commencé à regarder récemment l’application Raccourcis (ex Workflow) pour iOS 12. On peut faire des trucs sympas !

Farfouillez le net et vous trouverez des trucs amusants à rebidouiller vous même. Observez toujours comment est construit un raccourci avant de l’exécuter pour s’assurer qu’il n’y ait pas d’action malveillante.

Je vous propose deux raccourcis que j’utilise de temps en temps (plus un que l’autre) : une raccourci sieste et un raccourci « Ajouter dans une note »

Le raccourci sieste met un minuteur pour un temps programmé et place le téléphone en mode ne pas déranger (à invoquer via Siri depuis le fond de son lit sans toucher à rien donne un sentiment d’immunité des agressions extérieures !)

https://www.icloud.com/shortcuts/8c4b93c2dee44edf99e1acc032c6ec01

Le deuxième est un raccourci qui permet de coller le lien d’un tweet intéressant en le commentant dans une note de l’app sur iOS (ou Bear ça fonctionne aussi). Ainsi dans l’application native Twitter par exemple, je clique sur l’icône partager, puis « raccourcis » et j’invoque « Ajouter lien/tweet dans une note ». Comme ça j’ai un endroit où sont regroupés mes tweets médicaux favoris. Auparavant, j’utilisais le like et IFTTT les sauvait automatiquement mais l’utilisation du like est devenu tellement polymorphe que je ne peux plus utiliser cet automatisme pour retrouver des tweets qui m’intéressent.

https://www.icloud.com/shortcuts/cea553c66a964d99a8a941e1977df324

http://www.nfkb0.com/wp-content/uploads/2018/11/img_2350.trim_.mov

Pour que les raccourcis soient disponibles dans les destinataires de partage, il faut cocher « Dans la feuille de partage » dans les paramètres du raccourci.

Michel de Lorgeril, quelques années plus tard

je recreuse la question du « cholestérol ». Par pur intérêt intellectuel (et les derniers résultats sur les anti PSCK9). J’ai lu la grosse série de billets de blog de Peter Attia sur le sujet et j’écoute beaucoup de podcasts avec des lipidologues renommés comme Ron Krauss ou Tom Dayspring.
Du coup je relis aussi des contradicteurs, des trucs de Michel de Lorgeril. Avec plus de recul et de connaissances sur le sujet, je perçois mieux son caractère fantasque. Dans le film d’Arte « Cholestérol, le grand bluff » je vois où il veut en venir avec le « calcaire » dans les artères, et c’est dommage de refaire la même erreur de survulgarisation comme ça a été fait avec « le bon et le mauvais » cholestérol.
J’ai aussi vu que Michel de Lorgeril faisait dans la vaccinologie et la quête de petites pièces sur son blog. C’est moche.