OTC biohacking

Récemment, j’ai eu la chance de poser une question aux chroniqueurs de mon émission préférée : Studio 404. La question portait sur le transhumanisme. J’ai demandé s’ils craignaient ce phénomène. La réponse a été claire : le progrès c’est bon, si un jour on nous relie à des machines, on fera des trucs formidables. (Dans l’émission d’octobre, qui se trouve ici)

C’est optimiste :) Moi je relie tous les jours des gens à des machines et je modifie de façon superbasique leur état de conscience : je les plonge dans un coma. Globalement, cette activité rend service à pas mal de monde. Ca permet notamment à des chirurgiens d’aller réparer des trucs. Des fois ça marche super. Et des fois malheureusement, ça va moins bien. Continue la lecture

Protéines, acides aminés, santé et longévité : une vue d’avion.

Lorsque l’on s’immerge dans la blogosphère nutritionnelle, des messages contradictoires surgissent dans tous les sens. Le cas des protéines ne fait pas exception, et il faut dire qu’en se penchant sur la littérature scientifique la confusion n’est pas évidente à lever.

Un livre à succès, « Le rapport Campbell« , nous explique sans prendre de pincettes que les protéines animales sont toxiques, alors que d’autres prônent le salut par une alimentation très riche en viandes. Qui a raison ? Un peu tout le monde dans une certaine mesure, car ces opinions ne sont que l’expression poussée à l’extrême de parcelles de vérités bien établies.

En matière de nutrition, il est bien rare qu’un aliment ait un impact radical. La dose fait le poison, ou le médicament : très souvent, on observe une courbe en U décrivant les effets bénéfiques ou néfastes en fonction de la dose consommée. La dose, mais aussi la durée, la répétition de l’exposition. Ensuite, il faut considérer le contexte dans lequel la recommandation prend son sens. Et finalement, il faut savoir sur quel critère on se base pour évaluer le bénéfice ou le risque présenté par un aliment : poids, marqueurs métaboliques, manifestation de symptômes d’une affection, longévité… ce qui est bon pour l’un ne se traduit pas nécessairement par un bénéfice pour les autres. Continue la lecture

The cardiac output

Mon ami Matthieu (qui ferait bien de se remettre à bloguer un peu ;-) ) m’a fait passer cet excellent lien sur le débit cardiaque. Appréciez le style !

et on comprend que de la noradré peut diminuer le débit cardiaque chez certains patients… cf par là

1.
Pearl, R. G. Understanding the Divergent Effects of Norepinephrine on Cardiac Output. Critical Care Medicine 41, 352–354 (2013).
1.
Funk, D. J., Jacobsohn, E. & Kumar, A. Role of the Venous Return in Critical Illness and Shock. Critical Care Medicine 41, 573–579 (2013).
1.
Maas, J. J., Pinsky, M. R., de Wilde, R. B., de Jonge, E. & Jansen, J. R. Cardiac Output Response to Norepinephrine in Postoperative Cardiac Surgery Patients. Critical Care Medicine 41, 143–150 (2013).
1.
Funk, D. J., Jacobsohn, E. & Kumar, A. The Role of Venous Return in Critical Illness and Shock—Part I. Critical Care Medicine 41, 250–257 (2013).
1.
Santaren, I. D. et al. Serum pentadecanoic acid (15:0), a short-term marker of dairy food intake, is inversely associated with incident type 2 diabetes and its underlying disorders. Am J Clin Nutr ajcn.092544 (2014). doi:10.3945/ajcn.114.092544

Momentum

Il est 5:12 a.m. et j’ai envie de raconter plein de trucs. Cette phrase pour être le chapeau d’un texte pseudo-cool. En réalité ça veut juste dire que j’ai la tête dans le cul.

Hypo

Un peu comme tout à chacun j’ai des hauts et des bas. Rien de plus normal que de rencontrer des difficultés. Quand je suis dans le plus, je tends presque vers l’hypomanie. Quand je suis dans le moins, je suis juste paf.  Contrebalancement naturel pour équilibrer ma vie (et mon budget aussi ! en cette période down, ni les objets magiques d’Apple ni la sortie d’une nouvelle montre de triathlon chez Garmin ne m’ont fait frétiller.) Comme en course, il faut reconnaître le coup de moins bien, l’identifier pour ne pas se griller et prendre les mesures adéquates.

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Un bilan avant l’heure

On est en automne et je suis crevé comme un dépressif carencé en vitamine D ! Le chemin parcouru cette année a été riche en émotions, en sport et en défis. Pourtant il me reste le mythique Trail des Templiers en ligne de mire. Cet été j’avoue avoir pensé à le faire sur un mode plutôt compétitif, j’étais en forme, j’avalais du dénivelé (voir ici, et ) sans encombres et j’espérais courir ce trail. Aujourd’hui, les évènements de la vie (#pudeur) me bousculent dans ma marche forcée vers des chronos. Je m’essouffle.

Peregrine neuve attendant désespérément de la poussière à se mettre sous les crampons
Peregrine neuve attendant désespérément de la poussière à se mettre sous les crampons
Besoin de légèreté

Jusqu’à début septembre j’essayais de me tenir à un énième plan d’entraînement. Et puis tout ça s’est effrité… l’analogie avec le régime me vient  en tête : on tient, on tient, on sait que c’est positif, la discipline, toussa et vlan ça se casse la gueule. Quand je regarde derrière moi, je vois que je me suis imposé des plans d’entraînements depuis ma préparation du marathon de Berlin 2013. Fier de mon succès de l’automne dernier, je me suis dit qu’il fallait que je continue sur cette lancée. Je crois que les plans bien pensés font progresser sensiblement. Il ne s’agit pas juste d’un devoir scolaire pour faire un volume (rassurant) d’entrainement. Mais là j’arrive à saturation. J’ai envie d’une période de jouvencisation comme disent les américains. Donc voilà, fantasmer sur le fait de s’entraîner comme un pro est une chose, mais quand on est amateur simplex avec un emploi du temps pas vraiment dédié à l’entraînement…en est une autre ! (En plus j’ai appris récemment qu’il y avait plein de pros esseulés, sans encadrement « moderne », ça m’a scotché.)

 

good memories...
good memories…
Cercle bleu virtuel n’est pas une Blue Zone

Ce week-end, j’ai posté un petit billet sur Ikaria. A la fin je m’interrogeais (bon, euh… soyons franc, juste de façon rhétorique hein) sur la qualité de ce que nous apporte tous nos échanges virtuels sur les réseaux sociaux.  Je reste persuadé que c’est bon. Que la « surveillance mutuelle » des activités sportives, les encouragements, etc. participent au bien-être, c’est sympa, c’est simple et ça fait du bien. Mais la vraie vie a une autre saveur. Dimanche après-midi, j’ai vaguement essayé d’échapper à un entrainement de course à pied en allant au club de parachutisme. Je voulais profiter des derniers rayons du soleil, et à dire vrai, j’avais surtout envie de papoter avec des Copains de tout et de rien. Les vies professionnelles éparpillent les Copains. L’Horloge dictent nos rythmes et pousse parfois à un isolement qui crée l’illusion d’un vrai repos. Ecoutez bien les mots dans la phrase « Il faut que je me repose ». Le repos pour moi colle plutôt avec la libération des « obligations ». Finalement, seuls les potes permettent de vivre le vrai relâchement non ?

Je n'ai pas trop aimé la globalité de l'album mais la pochette me plait
Je n’ai pas trop aimé la globalité de l’album mais la pochette me plait
Du positif

Restons positif. Je suis content de tout ce que j’ai fait cette année. Ma découverte du vélo, mon apprentissage de la natation (jusqu’à nager en pleine mer d’une plage à l’autre :-) ), un magnifique GR 20 où j’ai pris conscience des bienfaits de la simplicité, etc. J’ai même réussi à battre mon record sur semi la semaine dernière alors que je me suis levé avec la motivation d’un O.S. fordiste… Je me sens  plus fort, j’ai même l’impression de voir des changements physiques., tout ça n’est pas tombé du ciel et je suis fier du chemin parcouru :-) Mais restons lucides, c’est juste l’inertie qui m’a fait avancer dans les dernières semaines…

Quand même pas mal ce petit semi non ? (en plus y'en a des qui disent que c'était un parcours relou avec plein de virages)
Quand même pas mal ce petit semi non ? (en plus y’en a des qui disent que c’était un parcours relou avec plein de virages)
Bref

Mon éclectisme sportif cette année m’a beaucoup plu. J’aime la convivialité du vélo, j’aime la natation méditative et j’ai même aimé soulevé des poids ! Simplement j’ai envie de poursuivre tout ça à la cool. J’ai envie de voir si j’arrive à m’amuser sans être dans une optique compétitive ultra-analytique comme je l’ai été depuis un an. Le truc vraiment bien dans toute cette réflexion égocentrique c’est que je suis enfin libéré de « la peur de perdre ». Souvent l’un des moteurs de l’entrainement c’est juste de ne pas perdre des acquis. J’ai pris conscience que mes progrès en sport d’endurance suivent une tendance asymptotique. Je pense m’être approchée de ce que je pouvais faire de mieux et le travail pour aller au delà de ça relève de Sisyphe, pas d’un petit padawan avec des responsabilités grandissantes… Enfin, mon beau parachute se languit de moi, je rêve de retrouvailles joyeuses :)

Photo dégueulasse au petit matin de mon beau Javelin abandonné
Photo dégueulasse au petit matin de mon beau Javelin abandonné

Allez je lâche prise ! :-p