Comment réagir face à une question difficile ? (ECN)

Tous les étudiants qui le préparent sérieusement réussissent les questions faciles, il ne faut donc pas perdre de points sur celles-ci.

Par contre, les dossiers des ECN sont truffés de questions plus difficiles qui vont trier les résultats. Et c’est là où il faut faire la différence.

Les questions difficiles sont à mon sens de deux ordres : les imageries atypiques et les questions « plus littéraire » du type physiopathologie ou « expliquer au patient les bénéfices/risques de votre stratégie thérapeutique »

Les questions difficiles doivent être repérées à la première lecture du dossier pour bien avoir compris qu’on allait tomber sur un os.

Première chose : ne pas paniquer, si on se sent envahi par le stress, vaut mieux changer de dossier et revenir au plus difficile après avoir regagné confiance et échauffé son cerveau. Une solution peut consister à passer purement et simplement la question si elle ne vous gêne pas dans la suite du dossier (moins conseillé mais parfois possible)

Deuxième point : réfléchir ! Vous êtes étudiant en médecine, vous avez été sélectionné sur vos capacité à ingurgiter et à recracher des tonnes de connaissances. Néanmoins, on ne devient pas forcément atteint de troubles cognitifs graves du fait de la préparation des ECN : vous avez un cerveau, servez vous en. Il ne faut pas forcément avoir réponse à tout du tac au tac. Calmez, vous, réfléchissez, faites un mini-brainstorming sur votre brouillon pour trouver des idées et les organiser. S’il s’agit d’un ECG (ex de l’année dernière avec la FA et BB) ou d’un examen radiologique : faites l’analyse séméiologique. On n’a pas forcément un diagnostic au premier coup d’oeil, et c’est bien souvent comme ça qu’on se plante.  Revenez donc aux fondamentaux (comme en 1998 😉 ) qualité de l’ECG ? onde P : oui/non ? rythme ? espace PR ? morphologie des QRS ? repolarisation ? Ca évitera de vous précipiter dans le vide sans filet.

Dernier point : lorsque vous avez l’impression que vous dérapez, c’est bien souvent que vous dérapez. Revenez en arrière, réfléchissez, y’a probablement une réponse plus simple, plus uniciste et consensuelle. On ne réinvente pas la médecine ! Exemple personnel : j’ai déliré sur le dossier d’angine des ECN de 2004 parce que j’étais un fana de Malinf et j’ai diagnostiqué une diphtérie alors qu’il s’agissait d’une « bête » MNI. Forcément la suite du dossier avec la cytolyse et l’anémie hémolytique ne collait plus trop…panique… dernier dossier des ECN, plus de cerveau = gadin sur un dossier facile où l’énoncé était un copier-coller du Pilly…

Bon courage !

0 réflexion sur « Comment réagir face à une question difficile ? (ECN) »

  1. Salut,

    Je tenais à réagir sur le dernier point : « lorsque vous avez l’impression que vous dérapez, c’est bien souvent que vous dérapez ».

    Afin de faire face à ce genre de problèmes, l’an dernier, je m’étais habitué (pas mal grâce aux sous-colles en conditions et grâce aux concours blancs, en fait) à réagir de cette manière :
    1- La question difficile l’est pour tout le monde. Inutile donc de stresser outre mesure. Pense aux « têtes de major » tout autour de toi et dis toi qu’ils se liquéfient autant, voire plus, que toi.
    2- Les rédacteurs des dossiers sont des PU. Et même s’ils cherchent à sélectionner, même aux ECN, il y a toujours un objectif pédagogique derrière une question. En pédagogie, on privilégie le « message essentiel » plutôt qu’un fouillis d’informations. En d’autres termes : qu’est ce que le correcteur attend de moi, quel est le message essentiel ? Bref : à question difficile, réponse simple (au moins dans la forme).
    3- Corollaire du (2) en fait : La réponse est forcément simple. D’ailleurs on a une heure pour faire le dossier, pas 3. Donc faut aller vite. Et si on peut aller vite, c’est que la réponse est aisément accessible, reste à la trouver.

    Ainsi, en résumé je m’efforçais :
    1- De dé-stresser.
    2- De chercher le « message essentiel » pédagogique de la question. Avec de l’entraînement (c’est à dire des cas et des cas et des cas, de préférence faits par des PU) on y arrive assez facilement.
    3- Si je réalisais que je réfléchissais trop, je m’arrêtais trente secondes : je faisais le vide, je reprenais le dossier depuis le début afin de structurer ma pensée : la réponse est forcément simple, donc si je réfléchis pendant trois heures, c’est que je m’égare.

    En espérant que ça vous aide. Bon courage !

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