Le chuchoteur

Je viens de finir Le chuchoteur. C’est un roman policier que le marketing m’a vendu.

Je sors de cette lecture mi-figue mi-raisin.

La lecture de roman policier est un passe temps comme un autre. Je trouve l’expression passe temps vraiment bien trouvé car la lecture de ce type de bouquin n’apporte pas grand chose d’autre qu’un moyen pour le cerveau de se focaliser sur une histoire. Pour certains c’est la télé, pour d’autres ce sont les bouquins. En bon snob, je préfère les bouquins. Ce qui est ennuyeux avec les romans policiers c’est que ça démarre souvent sur les chapeaux de roues avec une intrigue boulerversifiante qui pousse à la conso et au craving et on est content d’avancer dans une enquête policière troublante. L’imagination des auteurs nous surprend de page en page et on hâte le soir d’ouvrir son bouquin. Seulement ça se termine souvent en eau de boudin, expression beaucoup moins sexy que « les chapeaux de roues » vous en conviendrez. Et bien ce livre n’échappe pas à la règle. L’action est gore mais encaissable jusqu’au 4/5 du livre et après ça part en sucette. Et encore une fois je me suis demandé pourquoi j’avais perdu mon temps avec un tel livre. Ben ouais je me suis encore fait eu… à chaque fois que j’ouvre un tel roman, j’espère une émotion comme celle que j’ai eu avec « Le silence des agneaux », mon premier Coben, un Vargas ou encore avec l’excellent Babel Minute Zéro dont j’ai brièvement causé cet été. Et ben il faut s’y résoudre des bouquins comme ça court pas les rues.

En bref passez votre chemin si vous étiez motivé pour acheter ce bouquin que la presse a bien vendu sans doute séduite par les premiers chapitres et des communiqués de presse efficaces. Je pense que je vais désormais me focaliser beaucoup plus sur les mauvais commentaires sur amazon, ils réflètent probablement beaucoup mieux la réalité de la lecture que les commentaires dithyrambiques et autres apologies inutiles des romans de gare.

2 réflexions sur « Le chuchoteur »

  1. En polar bien dur dont l’intrigue et les personnages accrochent longtemps: james Crumley un des représentant de l’école du montana. Les virées avec Chauncey Wayne Sughrue à travers les USA du nord au sud et inversement valent le détour.
    En plus cool, mais très attachant plus au sud des états unis en pays Navajo: Tony Hillerman.
    Et puis mon chouchou russe, Boris Akounine et son fantastique eraste fandorine, la plus intelligente série policière depuis bien longtemps, grands personnages, grandes histoires. Un must du genre

    1. Bonjour,
      merci pour les conseils, j’ai effectivement bien aimé Akounine (Azazel)
      Si vous les aimez les thrillers à la sauce géopolitique, Babel Minute Zéro m’a vraiment marqué.
      Vous qui aviez apprécié la greffe au bloc, ça n’arrête pas cette semaine… bon pour les stats ou magie/tragédie des fêtes de fin d’années ?…
      Update : livre vendu sur Marketplace en douze heures, comme quoi le marketing travaille aussi pour moi 😉

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