Créer des dossiers pour se préparer à l’ECN

En fin de préparation à l’ECN on a l’impression de tourner en rond. Bien sûr, une petite voix nous rappelle sans cesse que l’on ne maîtrise jamais suffisamment tel ou tel item. Mais à force de révisions et de rédactions de dossiers on se sent de plus en plus prêt et il faut continuer à aiguiser sa curiosité pour parfaire sa préparation.

Il arrive parfois que pour stimuler ses potes de sous-khôle on crée des questions et/ou des dossiers pour tester la sagacité de ses co-gallériens. C’est une bonne chose.

Je crois qu’il est en effet très intéressant d’essayer de rédiger des dossiers originaux car ça traduit une bonne compréhension d’un sujet et des principales notions à maîtriser. Ainsi lorsque l’on arrive à créer un dossier « original » sur une problématique, on comprend mieux ce qu’attend un correcteur. En se mettant dans la peau d’un créateur de dossier on sent tout de suite que l’on imagine une grille de mots-clés et pas un charabia de gloubi-boulga dégueulé dans la copie. On rentre ainsi dans une sorte de méta-réflexion sur le dossier, on ne réfléchit plus simplement sur les réponses à fournir à l’aide des réflexes et des connaissances acquis mais on se dit enfin : « qu’est-ce que les patrons veulent juger ici ? » « que ferait l’interne idéal de garde que tout patron voudrait dans son service ? »  Ainsi je pense qu’il est bon de transformer discrètement son attitude face au dossier en se projetant plus dans une attitude professionnelle.

Attention cependant à ne pas tomber dans un piège classique : l’enculage de mouche. En effet lorsque l’on veut se tester en sous-khôles il arrive parfois que l’on pioche des thèmes foireux (genre étiologies des méningites aseptiques…) et là c’est le drame. Deuxième piège, être trop bref sous prétexte que « oui je connais l’item thrombopénie » ; continuez de répondre le plus sérieusement du monde aux questions que vous connaissez bien, optimisez votre hiérarchisation des réponses et continuez au contraire à être bien systématique pour ne pas oublier le plus évident (quand on va trop vite, on dérape)

bon courage !

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