Courir de plaisir de Nathalie Lamoureux

J’ai découvert ce livre grâce au magazine Sport & Vie, j’aime bien ce journal. Sa ligne éditoriale traite de sport sous plusieurs facettes avec des articles solides et une publicité ultra-limitée. A la fin d’un numéro récent, il y avait un article sur le livre Courir de plaisir de Nathalie Lamoureux. Le thème central du bouquin est l’ultra. La course à pied sur le mode ultralong.

Un lendemain de garde je me balade en ville et je n’ai pas réussi à m’empêcher de pousser les portes de la grande librairie du centre : y’a pas que l’iPad dans la vie 😉 je me balade à la recherche d’un autre bouquin et je tombe sur le petit livre rouge de Nathalie Lamoureux, allez hop à la caisse !

J’ai quasiment lu le bouquin d’une traite, plaisir de courir mais plaisir de lire aussi ! Je ne m’attendais pas trop à ce récit très éloigné du discours des sportifs qui ne racontent souvent que leurs entrainements et leurs blessures. Ici elle nous raconte les aventures d’une femme, journaliste, qui se lance des défis du jour au lendemain. Elle se décrit volontiers comme bonne vivante et c’est tout à fait intéressant dans ce monde où la discipline et l’ascétisme prennent une grande place. Nathalie Lamoureux ouvre des horizons et raconte surtout ses rencontres et les rapports humains si particuliers que l’on peut vivre dans des situations extrêmes. Elle aborde avec humilité ses participations dans des courses qui font rêver : le marathon des sables et l’ultra trail du Mont Blanc. Ça donne envie ! Envie, mais il ne faut pas confondre la fougue et la force comme l’écrit Etienne Klein dans la préface. Il faut cultiver la patience, savoir attendre. C’est peut être l’un des paradoxes de la course, on court, on court, mais en fait on est bien plus souvent qu’on ne le pense dans une situation d’attente…

Je conseille ce bouquin des éditions Guérin à tous les amateurs de sports, d’endurance en particulier. Bonne lecture.

8 réflexions sur « Courir de plaisir de Nathalie Lamoureux »

    1. Oui, c’est Sport et Vie qui creuse le plus de sujet que je ne serais pas allé lire autrement. Zapotek j’ai déjà vu, surtout en Belgique, mais pas Endurance Mag.

      Quant au HS d’Endurance Trail, je suis très déçu au final, bcp bcp de banalités. Un style d’écriture « à la va vite », pas du niveau de journaliste. Il n’y a guère que l’article de Riché qui m’a interpellé. Mais en Médecine on pourrait vraiment se demander si entre 3 ou 5 de CRPus il y a une pertinence clinique… très fin ce truc, trop peut être… convaincu sur le fond, ptêt moins par les marqueurs biologiques qui essayent d’objectiver la fatigue

  1. et l’article sur la variabilité de la Fc ??? c pas mal ?

    certains articles sont intéressants ….d’autres moins avec c vrai des banalités, de grosses banalités voire absurdités

    Mais dans l’ensemble j’ai bien aimé

    Enzo

    1. mouais… très déçu des articles de nutrition et de certains propos sur le mental ou autre. Franchement par moment c’était vraiment mal écrit et non informatif. Pour moi l’HRV dans le sport peut être intéressante mais actuellement vus les moyens de mesure, on fantasme sur du vent.

      En conclusion il n’y a que l’article de Riché sur la récup que j’ai trouvé vraiment au dessus du lot

  2. C’est toujours intéressant de lire des témoignages sur la volonté de dépasser ses limites et de se créer des objectifs de progression extrême.
    Toutefois il ne faut pas entraîner une fragilisation du corps et surtout éviter les blessures.
    La volonté et la raison sont toujours des paramètres à relativiser.

    1. Bonjour,

      oui une des caractéristiques de la course à pied extrême est de créer de l’altération mécanique, des lésions.

      Lorsque j’ai début la course à pied, je voulais à tout prix me tenir dans ce cadre physiologique, de sport bien être-gnangnan-santé.

      Malheureusement lorsque l’esprit de compétition guette (http://www.nfkb0.com/2011/05/21/les-sportifs-sont-des-cons/) on peut rencontrer des difficultés mécaniques. Mais c’est normal ! Lorsque l’on utilise beaucoup son organisme certaines zones de contraintes s’expriment. Mais mais mais …. ça ne veut pas dire que c’est définitif ! Il y a de la littérature scientifique qui a étudié notamment l’évolution de l’arthrose de sportifs selon les contraintes mécaniques (sports de pivots vs endurance/CAP) : le football est bien plus délétère que la CAP de ce point de vue. Je trouve que les coureurs sont parfois stigmatisé de façon inutile, leurs exploits effraient et les médecins mettent en garde : il ne faut pas se lancer là dedans, on entend sans cesse cette remarque comme une sorte de dogme. Mais d’où ça sort ??? D’où viennent les données nous expliquant les trailers sont détruits par rapport à d’autres sportifs de bon niveau ? Serge Girard explique bien qu’il rencontre des blessures, des altérations mécaniques mais qu’il se sent très bien au final : vivant et jeune ! En fait il faut bien comprendre que c’est normal de vivre des déifficultés mécaniques, ce qui n’est pas normal c’est que tout soit un long fleuve tranquille. La CAP comme toute activité compose avec la vie et ses impondérables.

      Ensuite, oui on peut se blesser, mais on peut aussi se soigner et sortir grandi des difficultés ! Coaching de posture, podologie, kiné, ostéopathe, tous ces soignants connaissent et comprennent souvent bien mieux le corps que des médecins allopathes, qui même compétents en médecine du sport se limitent souvent à prescrire un arrêt sportif et des antalgiques au lieu de comprendre la défaillance mécanique. Ma médecine me déçoit face aux problèmes mécaniques du sportif. J’aimerais bien qu’elle se contente de ce qu’elle sait faire et pas qu’elle se mêle de ce qu’elle ne comprend, surtout quand elle fait prospérer des théories sans fondement…

      Bémol qui va dans notre sens : on va trop vite dans la progression. Le zapping dans les activités, le partage ultra-accéléré des résultats et des entrainements pousse invariablement le coureur dans sa progression. Je tire mon chapeau à tous ceux dont la grande sagesse

      A bientôt pour la suite de la discussion

      nfkb
      PS/HS je fantasme sur la création d’une consultation bien-être à l’hôpital, pour rendre l’éducation et une certaine écoute accessible à plus de patients… votre site web et la médecine que vous semblez pratiquer m’intrigue, qu’en dites vous ?

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