encore une histoire de dabigatran

Ah, je sors d’une consultation où le dabigatran m’a encore mis les nerfs en pelote.

La consultation a bien démarré : une charmante dame toute perdue, en brancard. Mes consultations préférées, les plus faciles.

Elle n’a vraiment pas de bol la dame, elle est déjà venue pour une intervention peu courante, avec du matériel spécial qui est tombé en panne la veille de son opération. L’intervention a été reportée. Elle revient en consultation d’anesthésie, au début je ne comprends pas trop pourquoi (comprendre : »grmblmblmblmb ») mais ça va me sauter aux yeux en retrouvant une ordonnance : P R A D A X A  tadata (< musique qui fait peur !)

Je vous passe l’imbroglio…

Le résumé :

– Prothèse totale de genou en février 2013

– Toujours sous dabigatran depuis (150 mg la dame âgée, 55 kg, atct d’ulcère digestif…)

– Une complication hémorragique récente à type d’hémarthrose sur prothèse ayant justifié une réintervention (je vous passe le courrier de l’orthopédiste, ça pourrait vous énerver inutilement)

– Allô le médecin traitant : « MT : – oui oui on est d’accord mais l’orthopédiste voulait *vraiment* qu’on continue ce traitement // gazier : -bon ben je l’arrête quand même, merci #bisou »

Ce genre d’embrouille c’est monnaie courante, et c’est mon-boulot-que-j’aime de me bagarrer pour des situations comme ça. Finalement avec un téléphone, un papier et un crayon on peut faire beaucoup. Mais surtout, surtout, surtout, je vais tomber dans la bisounourserie mais j’écris une (nouvelle) fois que ce genre d’attitude me parait d’autant plus évidente que la blogosphère et Twitter m’ont sensibilisé au dialogue avec le MT (ce à quoi je n’ai pas été sensibilisé en 5 ans d’internat). Point final en mode spéciale-casse-dédi à Jean-Marie Vailloud qui a beaucoup oeuvré pour développer ma culture des anticoagulants oraux. Merci les copains !

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