coup de mou

parfois on fait de son mieux et ça foire

parfois on le sent pas, on fait de son mieux et ça foire

parfois une catastrophe vous tombe sur le coin de la tête, vous n’y pouvez rien mais ça fa

 

it mal

 

Tout ça pour dire que l’Anesthésie n’est pas un long fleuve tranquille. Effectivement comme me l’a dit un jour Jean-Marie Vailloud, l’anesthésie c’est de longues heures de patience, des minutes d’angoisse et des secondes de terreur. Et quand les choses se compliquent on a beau réfléchir, discuter, multiplier les avis, le sentiment de culpabilité ne peut s’empêcher de pointer le bout de son nez…

Alors voilà, l’imaginaire médical a parfois en tête une certaine caricature de l’anesthésiste, à travers cette courte note je voulais rappeler que nous aussi on porte un certain poids sur nos épaules

13 réflexions sur « coup de mou »

  1. Non, nos boulots ne sont pas des longs fleuves tranquilles. Oui, il y a ces moments passés au café, oui il y a ces moments de détente, entre deux. Mais s’ils sont nécessaires c’est bien pour compenser le reste, le dur, le violent. Cette part sombre du boulot, ces moments difficiles car liés à l’homme, à son corps, à ses réactions imprévisibles.
    Des biz, copain. Et une 3Monts.

  2. C’est la loi des séries, on a l’impression d’être très mauvais, et puis un cas difficile qui se passe bien et le moral revient. Jamais facile de gérer les échecs mais on apprend. Malgré tout notre savoir, nous réalisons que nous ne savons pas encore assez pour éliminer tous les aléas.
    Ça va aller mieux. Courage.

  3. Ca arrive à tout le monde, et même aux meilleurs 🙂
    Dis-toi qu’on est beaucoup à penser qu’on se sentirait bien entre tes mains, quoi qu’il en soit.
    Et on retourne à la mêlée…
    Sincèrement à toi.

  4. Bravo.
    On sent vraiment le choc ressenti derrière ces mots pudiques.
    Mais vous avez déjà commencé à le surmonter, en rédigeant ce billet.

    Ténacité, assiduité, courage : vous ne me semblez pas en manquer.
    Vous avez touché le coté terrible.
    Vos qualités vous permettront de voir aussi le coté magnifique de ce métier.

  5. Des anesthésistes qui m’ont fait du mal, (à leur corps défendant hein!) j’en ai connu quelques uns. Et pourtant, c’est parmi eux que j’ai trouvé l’un des médecins les plus humains croisées sur ma longue route d’ALD : Le Dr C dans « Hommage à » http://ikigai-de-crabahuteuse.over-blog.com/article-hommage-a-categories-cancer-et-blouses-b-57755614.html
    Et puis mon dernier sauveur en date, c’est aussi un anesthésiste : un Tako Tsubo sur table, 2 mn APRÈS l’injection d’AG. Ces secondes de terreur, ces minutes d’angoisse et ces heures de patience à lutter contre la Grande Camarde, il m’en parle encore un an après alors qu’il a 30 ans de service derrière lui ! Un bon médecin est AUSSI un médecin que son expérience n’a pas blasé, blindé… Comme je l’ai écrit au Dr C, je vous l’écris à vous nfkb : « Sans vous laissez aspirer par les affres de la culpabilité stérile, sachez rester ce(tte) soignant(e) qui n’a fait tout ce chemin que pour améliorer la vie de ces patients et qui sait s’émouvoir quand il (elle) trébuche, sait encore que court sous ses doigts de médecin une vie incarnée, un être humain… »

  6. Vos messages me font du bien. J’avoue être surpris par la capacité de réconfort de ces mots. Ecrits de personnes connues ou inconnues ils m’apportent du baume au coeur.

    Sincèrement, merci.

    Le Net est magique.

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