L’importance du travail en endurance à l’entraînement

Au cours de ma préparation pour le marathon de Berlin j’avais du mal à accepter de courir doucement. Au début, je rongeais mon frein à 5:30 au kilo, j’avais l’impression que je ne m’entrainais pas. J’étais persuadé qu’il fallait s’entraîner au rythme où l’on allait courir, ça paraissait logique : je veux courir un marathon à 4:30 au kilo, il faut que je cours à 4:30. Et bien non ! c’est bien plus compliqué que ça !

Je me suis forcé à respecter le plan que la méthode  VO2 Optimum Training m’avait procuré. Avec l’enchainement des séances de fractionné j’étais finalement content d’avoir des séances plus relax en endurance fondamentale : moins stressantes avant et pendant !  Premier déclic.

Le deuxième déclic a été de prendre du plaisir à courir doucement, j’étais à l’aise, le travail volontaire n’est pas en jeu, ça devenait un automatisme. Je trouvais alors bien de faire un exercice qui me fatiguait peu sur le plan physique et mental.

Le déclic final a été de lire l’article de Yann Le Meur (@Yann_INSEP_Phys) dans le magazine Sport & Vie de septembre-octobre 2013. Cela a été une révélation ! L’article est très clair, très bien documenté : les champions des sports d’endurance passent un max de temps à travailler en endurance. L’auteur met également bien le doigt sur le fait qu’il faille être très attentif lorsque l’on joue avec les concepts de pourcentages de répartition du travail d’entrainement parce que pour les athlètes de haut niveau le volume absolu reste énorme par rapport aux sportifs amateurs (même éclairés !). Je vous conseille donc très fortement cette lecture. (je me suis servi de sa biblio pour vous proposer quelques références en fin de billet)

1.
Stöggl, T. & Sperlich, B. Polarized training has greater impact on key endurance variables than threshold, high intensity, or high volume training. Frontiers in Physiology 5, (2014).
1.
Muñoz, I. et al. Does Polarized Training Improve Performance in Recreational Runners? Int J Sports Physiol Perform (2013).
1.
Laursen, P. B. Training for intense exercise performance: high-intensity or high-volume training? Scand J Med Sci Sports 20 Suppl 2, 1–10 (2010).
1.
Billat, V. et al. Training and bioenergetic characteristics in elite male and female Kenyan runners. Med Sci Sports Exerc 35, 297–304; discussion 305-306 (2003).

Je profite de court billet pour remettre le Google Doc de calcul des plages d’entrainement que j’ai bricolé. Si vous n’arrivez pas à modifier les deux cellules depuis votre navigateur, vous pouvez essayer en cliquant ici.

11 réflexions sur « L’importance du travail en endurance à l’entraînement »

  1. Et , oui l’endurance .

    Cela me rappelle l’anecdote rapportée lors de ma formation d’entraîneur: le français champion du monde du 100 km ( je ne me rappelle plus son nom) ne l’a été que lorsque qu’il a compris que pour l’entraînement il devait se « freiner » . Il avait échoué plusieurs fois au paravent car il allait trop vite à l’entraînement ;-))

  2. Hello,

    J’avais lu tout le bien que pensaient certains runners du LSD (https://en.wikipedia.org/wiki/Long_Slow_Distance), long slow distance.

    J’ai un problème avec le concept de fréquence de repos.

    Pour certains auteurs, j’ai lu que c’est la FC la plus basse du nycthémére, pour d’autres c’est celle au repos depuis dix minutes, pour d’autres encore celle debout en activité de base avant d’aller courir.

    Sauf que ces trois fréquences n’ont rien à voir : je tape autour de 40 la nuit, à 50/60 au repos et à 70 en marche tranquille avant de courir.

    Laquelle prendre pour ta formule?

    Pour la FCmax c’est plus simple, je prends la plus haute régulièrement atteinte notée par le cardiofréquencemètre (en enlevant les artefacts). Autour donc de 175.

    1. Hello,

      je n’ai pas de réponse à ta question

      j’aime aussi la précision mais je crois que lorsque l’on travaille en pourcentage de la fréquence de réserve ça ne change pas grand chose.

      Je vois que tu as rentré des données dans le tableau de la fréquence de réserve selon Karvonen, tu as du voir que les changements des intervalles n’étaient pas majeurs

      Moi j’ai pris la fréquence au repos, elle est est approximativement pareille assis debout ou couché chez moi. (La nuit je dors à 32, je suis à 42-46 au repos)

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