Débuter en cyclisme 2/x : fringues d’hiver et test de la veste Gabba 2

Lorsque j’ai débuté il y a un peu plus d’un an, je me souviens d’une sortie, seul, dans le vent avec ma veste de rando en Gore-Tex. Après avoir manqué de m’envoler une paire de fois dans le fossé, j’ai compris qu’il était préférable de rouler avec des vêtements moins amples. Plus tard, la force du groupe m’a envoyé rouler au cœur de l’hiver flahute et après avoir perdu une dent et pas mal de naïveté lors d’une certaine sortie hivernale, j’ai compris qu’il fallait que je m’équipe un peu mieux. Moi qui adore dépenser des sous, j’étais servi 🙂 J’ai dégainé Google et je me suis lancé dans une de mes activités favorites : le lèche-vitrine sur le web.

Il fallait donc que je me trouve une tenue idéale pour l’hiver sur le vélo. Il n’y pas de mauvaise météo, il n’y a que des mauvais vêtements dit un proverbe norvégien. Pour trouver une bonne tenue cycliste, le compromis entre protection et porosité (ou respirabilité si vous voulez, mais le mot est moche non ?) est permanent. Il n’y a pas (encore) de vêtement parfait. Et si je n’aime pas suer dans mes fringues au moindre effort, il est aussi tout à fait désagréable de grelotter et de ne plus pouvoir utiliser ses mains sur le vélo.

Après d’innombrables heures de benchmarking à faire tourner la machine à fantasme et à laisser jouer le marketing*  je suis arrivé à la conclusion que j’achèterais une veste Castelli Gabba 2 Convertible et un collant Sportful à l’ouverture des soldes d’avant Noël (chez Wiggle c’est jusqu’au 17 décembre, je les trouve plutôt bons, une sorte d’Amazon des fringues des sports).

J’ai testé les fringues dans des conditions flahutes standards et je dois dire que je suis content de la Gabba 2 et un peu déçu des collants Sportful No Rain.

Commençons par le collant. J’ai aimé son confort, la coupe agréable et l’absence de passant sous le pied. Ainsi, je peux faire passer le collant au-dessus des chaussettes ou de la botte. En situation de bruine, il fait bien le job, l’eau déperle bien. Dès que la pluie s’intensifie un peu (et il ne faut pas longtemps), on sent que le collant perce et que la flotte s’infiltre sous la peau. En 20 minutes, j’avais les jambes mouillées. Néanmoins, en 2 heures de balade (intensité modérée) dans un temps de cochon, je n’ai pas eu froid.

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In fine, je pense me servir de ce collant comme un cuissard long confortable sans spécialement tenir compte de son étiquette « vêtement déperlant ». Pour un cuissard d’hiver, je pense qu’il faut aller voir du côté de trucs plus costauds, peut être avec du Windstopper comme le Castelli Sorpasso. J’ai vu a posteriori qu’il y avait peut-être un modèle plus intéressant dans la même gamme de prix : le Fiandre NoRain (comment ai-je pu passer à côté du modèle flamand ?!)

La veste, elle, a gagné mon estime.

J’ai longtemps hésité avec la veste Softshell Proteam de Rapha qui me séduisait plus, mais les avis étant vraiment unanimes sur la veste Gabba 2, j’ai suivi la vox populi.

Au déballage, j’ai commencé par être un peu grognon : les manches me paraissaient longues et j’aurais préféré deux larges poches comme sur le maillot d’hiver de Rapha que j’adore.

J’avais déjà acheté du Castelli et je me trouvais un peu serré dans du S (je fais 173 cm pour 61 kg). Si je m’étais fié à leur guide des tailles, j’aurais du prendre du XS. Je vous invite donc à la prudence lors de l’achat. Vérifiez les conditions de retour si vous achetez en ligne (et ça n’est pas toujours aussi facile qu’avec rapha.cc…).

J’ai testé la veste sur des sorties plutôt courtes allant de 8° ensoleillés à 10° vraiment dégueulasses avec vent et pluie. J’ai poussé l’effort avec du fractionné en côte et des transferts dynamiques en vélotaf avec sac sur le dos. Je l’ai portée soit avec un simple t-shirt manches courtes en Merinos Icebreaker (sortie longue sous la pluie et le vent) ou avec un sous-pull synthétique manches longues Under Armour. Et bien le verdict est là : cette veste est super.

Je n’ai pas eu froid et je n’ai pas été mouillé. La veste fait donc le job. Ensuite, j’ai aimé sa coupe près du corps (snug fit comme disent les anglais). C’est vrai que c’est plus sympa de rouler comme ça, qu’avec une grosse softshell qui engonce parfois un peu trop. J’ai roulé dans des conditions très venteuses et je n’ai pas ressenti de passage du vent, le softshell Windstopper est efficace.

J’aurais vraiment aimé qu’il n’y ait que deux grandes poches, ça me parait plus logique puisqu’il est probable que le cycliste utilise cette veste avec des gants épais. J’aurais aussi aimé un peu plus d’éléments pour améliorer la visibilité. Mais, c’est comme chez Apple, il y a toujours un peu de marge de progrès que le client peut facilement ressentir pour avoir envie de la version suivante 😉

*tout en écoutant quand même le petit ange qui me rappelait qu’être est plus important qu’avoir…

2 réflexions sur « Débuter en cyclisme 2/x : fringues d’hiver et test de la veste Gabba 2 »

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