calcul de pimpin

Disclaimer post-écriture : ce post mériterait qu’on me mette une ou deux claques dans la gueule. En tout cas, si vous n’êtes pas un amoureux de la machine cycliste, des calculs et du triathlon, passez votre chemin !

Bon voilà. Je suis un pimpin. Je l’ai déjà écrit et je récidive. Le matos me fascine dans le sport et j’ai beau être rationnel la plupart du temps, je déraille lorsque je vois un vélo de contre la montre comme le futur Canyon Speedmax CF. Le marketing me colle de la bave au coin des lèvres. Je sais aussi que ne dépasserai pas (ou si peu) mes performances avec un vélo de CLM versus mon chouette Aeroad 7.0. Pourtant le fantasme tourne dans ma tête comme un beau pédalier Dura-Ace…

Speedmax CF SLX_08

Je fais quelques calculs. Je suis vraiment moyen-moins en matière de performance cycliste. Ma puissance au seuil (FTP) oscille entre 3,22 et 3,55 W/kg depuis mi 2014. Lors du Half-IM de Kraichgau, je me suis mieux débrouillé que je l’imaginais (mais j’ai eu des difficultés à la fin de la CAP). grâce à cette course j’ai quelques données à mouliner. Sur ce half, la puissance moyenne était de 163 W (2,67 W/kg) et 183 W de NP (3,03 W/kg), l’intensité un chouilla trop élevée à 0,87 et la VI largement optimisable à 1,13 mais pour un coup d’essai j’étais content. Durant cette course, je m’étais aussi dit qu’il était difficile d’être tout le temps en position aéro et je constatais aussi que j’évoluais au milieu de centaines de superbikes sans me sentir franchement désavantagé avec mon super Aeroad.

Avec des calculs un peu tarabiscotés et il faut l’avouer, peu de précision « scientifique », j’estime mon coefficient de pénétration dans l’air pour cette course à 0,245 m². Ce qui est déjà super bien au regard de ce que je peux trouver comme évaluation à droite à gauche. J’ai par exemple estimé que la crème de la crème des pros étaient juste en dessous de 0,23 sur le format IM à Hawaï. En me projetant de façon super optimiste sur un gain de 0,01 sur ce coeff avec un vélo de CLM, ça fait un gain de moins de 5 minutes sur un half.

Ca va donc être super compliqué de justifier l’achat d’un vélo de CLM pour améliorer mon aérodynamisme. Hum. Notez en passant que j’avais bien aimé ce vieil article chez Bike Radar. J’aimerais bien voir le même avec un vélo de course aéro récent.

Mais le coeur a ses raisons que la raison n’a pas. Les fora regorgent de triathlète qui vantent le confort de leur vélo de CLM, que si le gain de performance n’est pas mesurée en seconde, qu’ils préfèrent largement leur position sur leur vélo de CLM, que le plaisir est important aussi, et que c’est beau et et bla bla bla… mais je n’ai pas souvent lu d’arguments de raison concernant le sportif amateur que je suis, avec une vitesse basse (< 30 km/h sur un half et encore moins sur de plus long si je m’y frottais. Ce genre de vélo coûtent quand même une petite fortune, même d’occasion. J’aime l’adage comme quoi il faut être maître de son argent et non son esclave et je suis plutôt du genre dépensier mais là je vis un vrai conflit entre le rêve et la réalité. C’est un problème de riche et j’en suis bien conscient.

4 réflexions sur « calcul de pimpin »

  1. Je ne connais rien aux vélos, mais cet article m’a bien fait rigoler, merci.
    Super-Vélo, Super-pétrisseur-de-pâtes, Super-crème-antirides : l’objet est différent, mais la problématique est la même… 🙂

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