Tenir un carnet d’entraînement

J’aime le papier et le crayon. J’aime bien aussi ma vieille calculatrice HP 48 en RPN qui m’a rendu tant de services. Mais, pour colliger tous mes entraînements sportifs, je n’ai pas fait dans le faux vintage, j’ai fait un tableur. 

Pourquoi un logbook ?

  • Avant tout un outil pour consolider la motivation en visualisant la progression de la charge d’entraînement
  • Pour éviter aussi d’en faire trop quand il est l’heure de lever le pied
  • Pour être indépendant des plateformes classiques et des éventuels changements de modalités d’accès et de fonction
  • Pour pouvoir « récupérer » les loupés lors des téléchargements des activités : activité coupée ou doublons.
  • Pour analyser a posteriori les périodes de forme et méforme. Où en étais-je au moment de telle compétition ? Comment est-ce que ça s’est passé ?
  • Pour manipuler les données comme je l’entends. Si j’ai envie d’ajouter a posteriori quelque chose qui m’intéresse, je peux le faire. De façon amusante, TP travaille sur certaines de mes suggestions 🙂
  • Point important : le bricolage de mes données m’amuse.
  • Pour faire du suivi de matériel plus facilement
  • Pour concentrer le meilleur des fonctionnalités vues dans les sites commerciaux (et accessoirement éviter la facture). Principalement, le graph d’objectif de volume de Smashrun et le Performance Manager Chart de Training Peaks.

 

Comment ?

  • J’ai choisi Google Spreadsheet car je peux accéder au tableau en ligne et hors-ligne et l’éditer à ma guise.
  • Le cœur du tableur est une feuille où je rentre les principales données d’un entrainement : durée, ressenti RPE, FC moyenne, temps passé dans les zones de fréquence cardiaque
  • Avec les données que j’ai rentrées, j’aboutit à mon score perso de charge d’entrainement. Sa construction empirique est critiquable et je ferais peut-être autrement aujourd’hui, mais pour un suivi longitudinal cohérent, je le garde.
  • Je fais des moyennes glissantes de charge d’entraînement sur 7 jours pour obtenir la charge récente (acronyme ATL) et sur 42 jours pour la charge d’entrainement au long cours (acronyme CTL)
  • En s’entraînant beaucoup et régulièrement, le CTL monte, logiquement votre niveau de « fitness » aussi. Pour progresser sensiblement, des entraîneurs conseillent de cibler un ratio ATL/CTL autour de 1,2
  • Si vous vous entraînez trop, ou que vous mettez un trop grand coup d’accélérateur dans votre entraînement, vous augmentez fortement le risque de vous blesser. Ainsi, j’entends parfois la notion qu’il faut essayer de garder un rapport ATL/CTL < 1,4 ou 1,5
  • Des explications approfondies en cherchant ATL+CTL+TSB sur Google

5 réflexions sur « Tenir un carnet d’entraînement »

  1. Hello,
    Super article, (et super podcast) merci. J’aime beaucoup cette idée de carnet « indépendant ».
    Partagerais-tu la spreadsheet que tu utilises pour inspirer certains zeros d’excel 🙂 ?

    Bonne continuation!
    Laurent

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