Stryd

Ça y est, j’ai acheté un capteur Stryd. Ca faisait longtemps que ça me trottait en tête, cf le pilote de Jogging Bonito. A l’arrivée de l’automne, cet achat est très stratégique à un moment où je lorgne sur du matériel beaucoup plus cher : j’ai choisi le plus petit gadget. La fonction de l’outil est d’avoir une estimation de la puissance à pied, ainsi que d’autres mesures pour la course à pied.

(A parte. Fou comme lors de la diminution du volume et de l’intensité de l’entraînement mon cerveau cherche de la récompense par le truchement de la consommation. Ça m’attriste mais c’est du vécu.)

L’achat en ligne est très simple. Le produit ne se vend que sur leur site Stryd.com. Le produit est expédié depuis l’Europe (un entrepôt/partenariat Amazon vu l’emballage) et le délai de livraison est donc court. Grâce à ma carte bancaire Revolut (#placementproduit #lokan) j’ai pu grappiller quelques euros du fait de l’absence de commission bancaire. Je conseille d’ailleurs cette stratégie si vous achetez régulièrement des choses hors zone euro sur le net ou en voyage. Choisissez alors toujours de payer dans la monnaie locale avec votre carte Revolut.

Moyen de paiement US $214
Revolut 183€
Visa banque 2,9% frais 190€
Paypal 191,40€

L’installation est facile. C’est pas parfait mais ça roule. Ils nous font peur à répéter cent fois qu’il vaut mieux appuyer sur le support de Stryd que sur le Stryd pour le clipser/déclipser.

Pour installer sur la Forerunner, un footpod s’appelle accéléromètre en français. Vous pouvez aussi l’installer en tant que capteur de puissance pour utiliser des apps CIQ tierces qui feront des calculs savants. Il faut ensuite bien veiller à désactiver l’étalonnage automatique car ce dernier applique un facteur de correction à la distance mesurée par votre capteur Stryd… grâce au GPS. Or le GPS est moins précis que Stryd, c’est dommage, je me suis rendu compte de ça a posteriori. Au moins ça m’a permis de bien comprendre les histoires de « calibration » entre guillemets puisque c’est juste une correction de l’affichage et pas une calibration.

Dans la série « bémols », l’app iOS et la webapp ne sont pas très poussés et j’ai parfois des problèmes d’affichage de leur calendrier, je pense qu’ils y travaillent.

Si vous voulez des détails, comme d’habitude, Nakan.ch répondra à vos attente.

L’appareil installé, j’ai fait ma première sortie et je me ne suis pas démonté, j’ai tout de suite fait un test de puissance critique sur piste. Le test est court comparé à ce que j’ai pu faire en vélo, il s’agit de courir 1200 et 2400 mètres à bloc. Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas fait ce genre d’efforts, ça pique !! On rentre ensuite les temps dans l’app et hop, une puissance critique : 269 watts. Nouveau repère pour organiser son entrainement. C’est assez proche de ma puissance seuil en vélo (FTP) mais j’ai cru comprendre qu’il ne fallait surtout pas chercher à transposer les chiffres d’une discipline à l’autre puisque de toute manière Stryd ne mesure jamais de puissance mais l’estime.

Je fouine un peu sur le web et sur Facebook pour me faire à mes nouvelles datas, c’est potentiellement assez complexe avec beaucoup de masturbation intellectuelle à la clé. Voilà qui n’est pas tout à fait ne ligne avec ma volonté de simplifier des choses, LOL.

Le point sympa de la communauté des coureurs avec Stryd c’est qu’il y a beaucoup de geek passionnés et les coureurs et l’équipe Stryd sont réactifs sur leur page Facebook pour répondre aux questions et gérer les problèmes.

Ça fait bientôt un mois que je cours avec un Stryd attaché à mes chaussures. Et je dois dire que je suis content, heureux hasard, mes bobos classiques de coureurs vont mieux et j’ai repris l’intensité en course en pied. L’odeur du tartan me plait et mes gènes d’athletos s’expriment pleinement ! Je trouve le Stryd potentiellement très intéressant pour régler un peu plus finement son allure en course, surtout s’il y a du dénivelé, mais pour moi c’est le gadget qui m’a poussé à fractionner et ça c’est vraiment un bon point pour moi. Je suis obligé de tester pleins d’allures et j’ai fait plein d’exos différents pour me donner des repères puissance/sensations, j’ai du m’intéresser au fonctionnement des tapis de course, et peut-être même un peu à la PPG, reLOL.

Deux 400 et un 800 sur piste, la précision me semble très satisfaisante !

Les vrais points forts de l’outils sont selon moi :

  • la précision dans la distance et l’allure, surtout pour courir dans les grandes villes. Lors des grands marathons internationaux (New-York +++) il est fréquent que le GPS perde la boule. Avec un footpod, plus de problème.
  • permet de suivre certains progrès sur l’économie de course, c’est sioux, mais si vous bossez la PPG dans cette optique, là vous aurez des biscuits pour défendre la PPG (ou pas)
  • pour performer en trail, indéniable
  • pour calculer de façon beaucoup plus précise et objective le chrono cible sur les distances classiques de la course du fond (au risque de générer de la frustration et/ou de se brider, exactement le même débat qu’en vélo)
  • la communauté et les experts (Steve Palladino, Jim Vance, Andrew Coggan) enclins à participer aux discussions (les mecs font des calculs pour moi, geeks 6ème dan !)
  • si vous n’aimez pas les montres, vous pouvez juste clipper l’outil sur la chaussure, partir courir et synchroniser sur votre téléphone la sortie. Le Stryd conserve 9h de course en mémoire.
  • l’app propose depuis peu de faire des animations de traces comme Relive (je pense que c’est surtout pour leur faire de la pub)

Les points faibles :

  • la mocheté du chargeur, source de débat sans fin sur leur forum
  • le data waterboarding : faire dire n’importe quoi aux chiffres et/ou leur donner trop d’importance (oui oui c’est moi qui écrit ça)
  • c’est super pour le trail mais ça part en cacahuète quand le capteur est immergé
  • On peut douter de l’utilité intrinsèque de l’outil. En CAP, sur du plat, l’allure ça reste facile et efficace pour gérer son effort. Le GPS peut se gourer un peu mais classiquement la marge d’erreur est faible.
  • la pente des tapis de course n’est pas gérée via une montre, il faut utiliser l’app sur smartphone. En effet, le Stryd se base sur des variations atmosphériques pour détecter la déclivité d’une pente.

2 réflexions sur « Stryd »

  1. Je craque à mon tour… Stryd commandé!
    Alors depuis le 1er octobre, de nouveaux commentaires? Tu as utilisé leur module « Improve »? Les conseils et plans sont pertinents?

    1. J’aime surtout leur forum Facebook pour le graph en étoile c’est pas pertinent pour moi parce qu’il te compare aux gens qui ont le même objectif et y’a pas de case triathlon. Mais je suis sensible à leur message sur l’efficience de course et j’ai envie de bosser ça. Là je suis un peu en transition sportive mais j’aime bien l’outil.

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