#nopainnogain : oui mais…

un petit billet d’humeur comme j’aime bien en écrire quand un truc me trotte en tête…

J’ai repris l’entraînement dirigé par mon coach préféré en mars. J’aime le processus. Mes objectifs sont plus petits cette année mais je veux quand même jouer le jeu d’un entrainement sérieux. J’ai eu une période creuse dès le démarrage liée à des petits soucis de santé et après nous avons embrayé sur une montée assez conséquente en charge. Progressif mais la pente était raide quand même.

Je suis content de l’accompagnement, et j’en ai bien besoin parce que j’ai tendance à me faire des noeuds au cerveau pour rien. Je trouve en effet que je ne progresse pas aussi vite que l’année dernière. Pourtant, je travaille dur sur le home-trainer, je fais plus d’intensité à pied et j’ai augmenté mon focus sur le sommeil.  En fait, quand j’écris que je ne progresse pas aussi vite, je veux dire que ça ressemble à un plateau en fait.

Évidemment, exigeant comme je suis ça me casse les pieds. Je me déçois en quelque sorte. Et comme la psychologie du sportif est un truc très important, c’est pas bon tout ça. Vient alors la tentation d’en faire plus ou de chercher des gadgets, des compléments alimentaires magiques qui m’aideraient (jouer au petit pro comme dirait Daddy the beat de Jogging Bonito)… Quand je vois la mythologie cycliste et tous leurs rites bizarroïdes, je me dis que je tombe facilement dans le même délire… incroyable ce que ma cervelle peut me rouler dans la farine.

Alors, qu’il suffit de rester patient, d’arbitrer convenablement entre exigence et indulgence et de surtout éviter de faire des bêtises.

Venons en au #nopainnogain. Je suis assez sensible aux belles images et aux discours motivant, l’émotion, qu’elle soit personnelle ou inspirée est un moteur important pour moi. De fait, la musique entrainante ou les clips sportifs sur You Tube m’accompagnent souvent sur le home-trainer. Et une petite lichette de publicité pour l’effort est positive sur moi.

Mais, j’ai envie de dire que les mecs et les nanas qui clament partout sur les réseaux sociaux, #nopainnogain, faut s’entraîner tous les jours bla bla bla, sont ceux qui ne s’entraînent pas dur tous les jours, c’est pas possible, ou alors ils ne s’entraînent pas intelligemment et ils vont tenir 6 mois avant de péter misérablement.

Lorsqu’on s’entraine dur, il y a inévitablement de la fatigue qui s’installe et tout l’art de l’entrainement, surtout lorsqu’on est compétiteur ou qu’on jongle avec plusieurs sports, c’est de savoir doser et répartir les entraînements.

Parfois, je démarre mes intervalles d’intensité prudemment pour me tester plutôt que de bourriner d’emblée et surtout, je vois vite si je vais tendre vers une séance très intense, mémorable, ou si je vais « juste faire le job ». En effet, je garde en tête qu’il y a une séance derrière et une vision moyen terme (continuer d’entretenir la charge d’entrainement) et long terme (éviter de se blesser). Il faut des entrainements faciles et des plages de repos pour assimiler. Lorsque je viens de me coltiner des séances dures, je suis content de voir la séance d’endurance fondamentale, j’y vais l’esprit tranquille 🙂

Aussi, je dois bien avouer une part d’ambivalence dans mes propos puisque je me mets volontiers trop la pression sur mes entrainements difficiles. C’est l’axe de travail des séances à venir, savoir être plus relâché, ne pas exiger de moi même de tenir telle ou telle puissance mais plutôt de se laisser guider par les objectifs en terme de RPE/sensations.

Bref, Il faut savoir passer par des périodes PAIN BUT NO GAIN et aussi NO PAIN BUT SOME GAIN 🙂 S’il suffisait d’être tout le temps à fond, ça serait presque facile en fait ;+)

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