Cotation et patients en ALD

Je suis médecin anesthésiste à l’hôpital public. J’exerce dans un CHU. L’effet CHU fait que nous recrutons des patients peut-être un peu plus polypathologiques que la moyenne et l’activité de cancérologie fait que je vois beaucoup de patients qui ont une ALD. ALD signifie affection de longue durée, un euphémisme pour maladie de longue durée. Il a été estimé que certaines maladies particulièrement longues et coûteuses étaient prises en charge à 100% par l’assurance maladie, techniquement on dit qu’il y exonération du ticket modérateur. Certains y voit un cadeau fait par les tutelles aux mutuelles mais ça n’est pas l’objet de ce billet de blog.

L’objet de ce billet c’est la bonne transmission de cette information concernant l’existence d’une ALD. Le premier écueil c’est de faire la différence entre CMU, invalidité, prise en charge par une mutuelle complémentaire et ALD. Parfois le patient résume simplement à « je suis à 100% pour tout docteur ».

L’existence d’une ALD est lisible sur la carte vitale (chez nous ce sont les agents d’accueil qui voient cette information) ou peut se voir sur le site ameli.fr en téléchargeant (-> mes démarches en deux clics) une attestation de droit à l’assurance maladie en choisissant l’option de montrer l’exonération du ticket modérateur.

Il n’y aura pas d’information sur la carte vitale ou sur le site ameli.fr quant à la pathologie qui justifie l’ALD. De façon pragmatique, on devine souvent du fait des antécédents du patient ou ses traitements. Mais parfois c’est plus sioux. Souvent on trouve des liens, même ténus, entre l’ALD et la pathologie qui va être opérée… mais par exemple en cas d’affection psychiatrique de longue durée et de lipome à opérer, ça saute moins aux yeux…

Alors comment savoir quelle est la nature de l’ALD ? il n’y a pas trente-six solutions. Il faut que le médecin qui a rempli la demande d’ALD rende une copie du « protocole de soins » au patient en lui demandant son accord pour écrire la nature de l’ALD. Lorsque la procédure est faite par papier, le patient reçoit des documents de la CPAM l’enjoignant à récupérer son document auprès du médecin déclarant ; lorsque la procédure est dématérialisée, le patient ne reçoit rien, cela incombe au médecin ayant demandé l’ALD d’expliquer et de transmettre au patient le protocole de soins.

En pratique, je ne vois quasiment jamais ce papier et ça me gêne pour la cotation des actes et la prescription des transports médicalisés par exemple. Les agents de la CPAM qui nous rendent parfois visite (au sujet des transports par exemple) rappelle que nous ne devrions pas cocher la case ALD sur les prescriptions de transport si nous n’avons pas la preuve de l’ALD… ils sont un peu radicaux mais vous voyez l’idée… Je sais que les chirurgiens-dentistes peuvent aussi côter différemment certains actes selon les ALD.

Bref, je remercie les médecins demandeurs d’ALD de donner le protocole de soins et d’expliquer à leurs patients qu’il faut qu’ils aient le protocole de soins de l’ALD, ce document devrait être associé à leur carte vitale, de façon à pouvoir le présenter aux autres soignants qui les prennent en charge. Merci

 

PS je vais remettre un petit courrier de ce type lorsque la situation se présentera :

Le patient me signale qu’il est suivi pour une affection de longue durée (ALD).

Il serait agréable que le patient dispose de son protocole soins en précisant avec son accord la pathologie qui ouvre le droit à l’ALD.


Je vous remercie donc de lui fournir une copie de son protocole de soins qu’il devrait conserver avec sa carte vitale. 

Bien confraternellement.

Natation 2019

Petite virée à Londres mi-novembre pour une nouvelle analyse vidéo. Au programme : petit film sous tous les angles, test 400m pour jauger de la gestion de l’allure et des modifications du mouvement avec  la vitesse.

Les sensations sont correctes. Je ne me sens pas en super forme mais la période de l’année y est pour beaucoup.

C’est toujours une surprise de se voir sur l’écran. Je me sens plus rapide dans l’eau que je ne le suis en regardant depuis le bord du bassin ! Des améliorations sur le battement où les jambes sont plus rapprochées qu’avant et toujours mon bras droit qui pourrait se plier plus pour pousser l’eau avec le coude. Je comprends le mouvement en dehors de l’eau, mais encore faut il mémoriser ça pour ça que ça devienne naturel. S’en est suivi une bonne discussion avec pleins d’exemples qui peuvent paraitre peu académique mais qui fonctionnent… il faut donc oublier les conseils universels et profiter de mon suivi individuel et suivre ça au long cours. J’en reste donc avec le travail d’un élément : cette plicature de l’avant bras sur le bras pendant le catch.

Pour mémoire, le premier film :

et encore avant :

C’est dur la natation !!

photographie avec un iPhone 11 pro

Pendant l’été 2019, j’ai vraiment ressenti la baisse du plaisir lié à la photographie. Mon ordinateur de 2012 pédalaient dans la choucroute, le disque saturait vite avec les image RAW de 20 Mo et les retouches étaient poussives. Tout ça est amplifié par le fait qu’avec un boîtier reflex, j’ai la rafale facile… bref, c’était un peu la corvée de trier les photos.

J’ai donc pris la décision d’acheter un iPhone 11 Pro vu les progrès de cet appareil en matière de photo et de revendre mon boitier Nikon D600 avec ses objectifs.

Voici quelques photos que j’ai prises récemment. Continuer la lecture de « photographie avec un iPhone 11 pro »

Régler sa montre Garmin pour un triathlon

Courte vidéo, pardonnez moi, je n’ai pas les moyens des YouTubers !

Principal conseil : verrouillez les touches pendant la course !

Conseils :

  • pas de mise à jour avant la course
  • videz la mémoire de la montre
  • redémarrez la montre
  • enregistrement des données par seconde plutôt qu’intelligent
  • enlevez autopause
  • bloquez les boutons pendant l’activité triathlon
  • désactivez le matériel qui ne sert pas dans les capteurs
  • je vous déconseille l’usage « Extended display » si vous avez un compteur Edge car vous perdrez pas mal de champs de données sur l’Edge. Vaut mieux utiliser le Garmin Edge sans être en mode triathlon, ainsi ça permet d’avoir un fichier FIT ne correspondant qu’à la partie vélo, c’est plus simple pour de l’analyse de données et des estimations de CdA notamment.

Concernant particulièrement un compteur Edge :

  • Désactivez l’auto-démarrage, le GPS génère parfois des autodéclenchements intempestifs
  • Même remarques que ci dessus, surtout sur les capteurs inutilisés en course