Courte réflexion sur le quantified self

J’ai eu une discussion récente avec mon ami Greg au sujet des données fournies par nos montres. Il est clair que beaucoup de ces données nous noient dans des détails et ça génère de la frustration par rapport à la promesse marketing d’une montre qui vous aidera *au jour le jour* à prendre la bonne décision. Du style, votre sommeil est nickel, profitez en pour faire un entrainement difficile aujourd’hui. C’est déjà assez difficile de caser les entraînements dans un planning tout court, désormais il faut aussi parfois composer avec les pics de pollution, et maintenant nous sommes tentés de prendre en plus en compte les conseils de nos « wearables ». Hum.

Trop compliqué tout ça. Bien sur nous adorons bricoler, mettre du sens là où il n’y pas peut être que du hasard et avoir une sensation de contrôle. Mais la réalité est capricieuse. On peut lui tordre le bras régulièrement, ça nous revient souvent en pleine face.

Dans la série jouons à nous contraindre, j’ai essayé plusieurs fois de suivre la variabilité de mon rythme cardiaque. Grosso modo faut dormir à côté d’un spray d’eau, d’une bonne ceinture pectorale qui mesure la fréquence cardiaque et de son smartphone pour prendre deux minutes de mesures au réveil et trois minutes d’analyse du ressenti par des questions. Ma conclusion est que ça peut être intéressant mais que c’est trop lourd. Bien sûr dans le package marketing, on achète aussi la vie de petit pro cher à mon pote Daddy The Beat…

Mais j’aimerais voir quand même un peu de positif. Si tout ces datas sont peu « actionnables » au sens anglais, c’est parce qu’on reste avec le fantasme du micromanagement quotidien. Quand on les regarde très globalement (avec noyade des artefacts dans la masse des données) on peut voir des signaux intéressants. Pour moi, je retiens trois choses :

  • connaître sa FC au repos et ses fluctuations en fonctions de la fatigue
  • voir le volume global de sommeil sur de longues périodes
  • cristalliser l’impact de l’alcool m’a aider à ne plus boire une goutte

En 2019, j’ai vraiment pris conscience de l’importance de favoriser le sommeil, et sans même prendre en compte les siestes, ça se voit dans mes stats : S’il y a un autre appareil que j’aimerais bien essayer : c’est un Dexcom G5 pour analyser en continu la glycémie. J’aimerais bien savoir s’il y a des repas qui font plus ou moins exploser ma glycémie (même si je me doute que j’ai des muscles qui pompent bien vite plein de glucose). IMHO ce genre d’appareil permettrait plus de micro ajustements (sur le repas suivant par exemple) que les gadgets dont nous disposons actuellement. Malheureusement ça coûte une petite fortune, je ne sais pas si j’ai atteint ce cap de bricoleur pour m’acheter ça. (J’en suis pas loin mais quand même…) En passant, je vous signale ce Ted Talk sur un sujet connexe, l’idée est intéressante :

 

J’ai acheté un capteur de puissance chinois

Il y a quelques années, j’avais découvert « vélochinois » sur onlinetri. Il racontait son aventure de construire un vélo à partir de zéro en commandant pièces par pièces sur des sites chinois comme Aliexpress. Je trouvais ça malin mais je n’avais ni confiance ni les compétences en mécanique pour ça. Alex/vélochinois a continué de développer sa présence sur les réseaux sociaux avec une chaîne You Tube. C’est un très bon athlète. Je ne suis pas toujours d’accord avec ses façons de faire mais ça c’est pas le sujet.

Toujours est-il que les algorithmes de YT ont fini par me pousser devant les yeux la chaîne China Cycling. L’auteur est un anglais vivant en Chine fan de vélo et adepte de bricolages à gogo. Il a fait des vidéos il y a quelques temps sur un salon du vélo en Chine, une des vidéos étaient dédiées aux capteurs de puissance chinois. Continuer la lecture de « J’ai acheté un capteur de puissance chinois »

Nike Vaporfly 4%

Voilà l’histoire : mon pote Greg m’envoie une nouvelle vidéo de Denis Boucher pour disserter une nouvelle fois sur les régimes et le marketing. Dans la conversation, s’en suit son conseil de lecture : Endure d’Alex Hutchinson. J’avais bien repéré ce bouquin mais en plein préparation pour Roth, je n’avais pas envie de me refaire des nœuds au cerveau sur les techniques d’entraînement. Greg insiste, il ne me connait pas encore assez bien mes fragilités…Bref, je finis par l’acheter et lire Endure. Après un début que j’ai trouvé un peu poussif, le livre me passionne : la recherche de la meilleure performance passe par la compréhension des limiteurs et ça correspond bien à ma personnalité que des dégommer un par un les problèmes pour avancer. Le livre tourne autour de l’histoire du record Breaking2 qu’a organisé Nike pour tenter de casser la barre des deux heures sur marathon. Et donc évidemment ça parle chaussures… Nike a conçu la Vaporfly pour le record et vante une amélioration de 4% de l’économie de course. (Ça n’est pas une subtilité, c’est très différent d’une amélioration brute du chrono) Quand on est prêt à acheter un vélo de contre la montre pour faire du triathlon, on n’est pas à une paire de pompes près… je craque donc. (Et puis je balaye toujours d’une revers de la main les critiques sur les produits trop chers : personne n’est obligé d’acheter) A la réception, j’ai tout de suite peur car le mesh c’est de la dentelle. Déjà que je troue chaussettes et chaussures très vite au dessus de mon hallux, là j’ai presque envie de mettre une rustine d’emblée ! comme dit greg « elles sont conçues pour courir 42 km ! » Très légères, elles sont agréables au pied, et les petites foulées dans mon salon me font bien ressentir l’effet ressort de la lame de carbone et de la mousse.Par contre, je me sens instable avec toute cette semelle, pire que la première fois que j’ai essayé des Hoka à leurs débuts… je les laisse donc dans la boîte, je rumine ça pendant de trop longues heures et je me débrouille pour trouver un tapis pour les essayer. Ça se passe bien mais j’ai une sensation bidale comme dirait Jaddo qui me pousse à la méfiance, bref, je n’ai pas avancé (normal j’étais sur tapis, #derien)Reprise de tête avec ce problème de riche dont la solution est pourtant tellement évidente (comme tant de « non problème »)… Des évènements dans mon entourage me pousse à cocher une case « OSEF du prix » et je repars pour un footing test. Bon, ça devient facile, ma cheville se balade, je fais demi-tour au bout de la rue, le pari de courir avec ces chaussures avant Roth et pendant Roth est trop grand, le rapport bénéfice/risque est clairement défavorable. Je vais donc les renvoyer (magie du commerce en ligne). Ceci dit, je n’ai pas envie de faire un post hater basique sur ce produit hautement marketé, d’abord c’est facile à trouver sur les blogs spécialisés en fiel-running, et puis finalement je continue de les trouver intriguantes ces pompes. C’est la première fois depuis mon premier essai des Kinvara série 1 ou 2 que je sens une telle différence dans ma foulée. Et Dieu sait que j’accorde pas une grande importance aux chaussures de running comparé au reste de mon matériel. Alors, probablement que dans un autre contexte, je leur donnerai une seconde chance (ou pas si je rallume mes circuits DISCIPLINE dans mon cerveau #jocko)

P.S. le livre Endure m’a aussi convaincu d’essayer la boisson Maurten (en promo aujourd’hui 6 juin), je vous dirai quoi comme on dit dans ch’nord

PPS super article du NYT https://www.nytimes.com/interactive/2018/07/18/upshot/nike-vaporfly-shoe-strava.html

Test de quelques produits de chez Feed. smartfood

Attention on va frôler le publi-commercial ! Frôler car j’ai acheté plein pot les produits que j’ai testés, publi-commercial car je vais mettre un lien de parrainage dans l’article.

Lorsque j’étais enfant, je n’étais pas très fan du fait de manger. J’avais comme un blocage vis à vis de l’assiette et je ne voyais qu’un aspect fonctionnel obligatoire dans le fait de se nourrir. Pour moi, la bouffe de cosmonaute c’était le rêve. Aujourd’hui, tout cela a bien changé et j’adore manger et je conjugue ça avec mon intérêt pour la nutrition en général. J’ai découvert la marque Feed. suite au podcast Ramène Ta Science sur le Soylent. C’était leur numéro 1, et j’avais trouvé l’épisode bien fichu et je m’étais piqué de curiosité pour les produits Feed. sorte d’équivalent français de Soylent.

Feed était réactif sur les réseaux sociaux, ils répondaient à mes questions de façon constructive et leur vitrine m’attirait : des produits riches en fibre avec un index glycémique bas. D’autres éléments peuvent être pris en compte mais ça m’intéressait moins : les produits sont vegans et si on se nourrit exclusivement de leurs produits, les Apports Journaliers Recommandés sont respectés.

J’ai alors fait une première commande de poudre et de barres. C’était alors le démarrage de la marque et la miscibilité n’était pas encore tip-top et les barres à la tomates étaient vraiment trop « sèches ». Mais il y avait du bon aussi, tant gustativement que qualitativement. Le produits aux légumes m’avait paru bien et celui au chocolat aussi. J’ai épuisé mes stocks en voyage, lors de moment de flemme conjugué à un frigo vide et en garde à l’hôpital. Récemment, j’ai vu de nouveaux produits arriver dans la gamme, notamment une poudre « Sport » avec 50 g de protéines par repas. Je trouvais ça beaucoup (bémol, c’est de l’avoine et du pois) par rapport à mes besoins que j’estime à 100 g par jour mais la curiosité et surtout une semaine où je me savais très contraint par le temps en matière d’entraînement m’ont poussé à faire une nouvelle commande.

J’ai donc commandé il y a un mois des barres coco-choco, choco-banane et la poudre « sport » choco-noisette. En matière de goût, les barres coco-choco sont mes préférées et les trois produits passent vraiment bien. J’aime moins le repas « sport », je vais sans doute plutôt refaire mes smoothies maisons myrtilles/whey.

En matière d’apport énergétique et de digestion, franchement je trouve ces produits très intéressants, ils apportent beaucoup plus de fibres que je n’arrive à en prendre habituellement et l’index glycémique bas donnent une excellente sensation de satiété durable.

Pour ce qui est du prix, ces produits coûtent 3 euros pour une barre à 400 kcal et 4,3 euros pour un repas de 700 kcal de poudre sport choco-noisette (et 3,5 euros pour 650 kcal en version normale mais je n’ai pas testé.) Ça peut paraitre cher car on peut se nourrir pour bien moins que ça, mais en mettant ce prix en perspective d’un sandwich acheté au relais H ou d’une livraison XYZ, tout de suite ça devient plus intéressant. Ensuite, en bon geek benchmarkeur du dimanche, j’ai mis les caractéristiques des barres dans un tableau comparant les barres énergétiques que j’ai repérées pour le sport et bien elles se placent très très bien !

Moi je les consomme dans le cadre d’une utilisation ponctuelle, surtout le midi autour d’un entraînement ou parfois en garde quand je n’ai plus de plat maison en stock à ramener à l’hôpital (je ne mange jamais la nourriture de l’hôpital.) Je ne m’imagine pas du tout manger ces repas matin, midi et soir, encore moins au long cours ! mais pour une utilisation ponctuelle je trouve que c’est un bon choix face aux plats préparés congelés (logistique plus complexe, faut un gros cerveau pour gérer ça) ou à la restauration rapide (qualité nutritionnelle).

Il existe d’autre marques que Feed. J’ai en tête Vitaline notamment. J’ai failli commander chez Vitaline, mais ils étaient plus cher et je n’ai pas eu un aussi bon contact qu’avec Feed.

Si vous voulez essayer, mon parrainage vous offre 20% de réduction et m’offre 10 euros en bons d’achat si vous passez les 50 euros de commande.

Le coût mensuel de votre smartphone

Ok. On va parler de choses simples. Basiques. Du coût mensuel de votre téléphone.

J’ai choisi un iPhone 7. Forfait avec plus de 2 go d’internet parce qu’aujourd’hui, ça va quand même très vite (et pour faciliter la comparaison).  Pour la revente du téléphone, j’ai calculé que je perdais environ 200 euros par an avec des iPhone haut de gamme. Le tableur. Continuer la lecture de « Le coût mensuel de votre smartphone »