Sport, #COVID19 et confinement

Bonjour à tous,

sportifs, nous sommes emmerdés car notre mode de vie est remis en question en ce moment. Petite note à l’arrache pour insister sur les choses importantes.

D’abord l’arrêt de l’entraînement c’est pas grave, c’est une opportunité pour nous ! Je conçois que ça soit difficile car nos vie tournent beaucoup autour du sport et qu’on s’épanouit à travers lui, mais foncièrement ça n’est pas un besoin vital.

On va montrer qu’on a plus l’habitude que la moyenne de gérer l’adversité et la difficulté.

On va panser nos petits bobos chroniques.

On va redécouvrir les vertus des Burpees 😀

On va faire des économies en gel citron-cerise-navet.

Tout le monde voit ses habitudes bouleversées en ce moment. Shit happens, comme en compét’, faut gérer !

Le sport reste un bon moyen de gérer le stress et l’angoisse, je pense donc continuer à m’entraîner un peu, tant que c’est possible vis à vis du travail à l’hôpital. Je vais surtout faire du home-trainer, j’ai des idées d’exos à revendre si vous en cherchez !

En ce qui concerne les sorties à l’extérieur, je pense que c’est ok si on pratique seul une activité safe. Le virus ne pullule pas dans l’air. Ce sont les humains qui se le refilent à gogo. Mais, je vous ne prie, ne vous regroupez pas dehors pour des entrainements. Je sais qu’il est difficile de comprendre le problème actuel car c’est un mal invisible et qu’en plus les autorités ont maintenu les élections, mais d’un point de vue sanitaire (qu’avons nous de plus précieux que la santé ??) le confinement est la meilleure des choses à faire pour l’écrasante majorité d’entre nous !

Le sport de haut niveau va aussi être impacté bien sûr. Il est possible que des brigands en profitent pour bien se doper peinard dans leur coin, à l’abri de contrôle inopinés…

Enfin dernier message, il est très important de s’abstenir de pratiquer une activité sportive quand vous avez un syndrome grippal (fièvre, fatique, signes respiraotires, etc). En effet, certaines viroses peuvent toucher le muscle cardiaque et provoquer des troubles du rythme (risque de décès), c’est rare mais ne tentez pas le diable avec un virus qu’on connait encore mal qui est en train de toucher peu à peu tout le monde.

Fer et sport

Grand classique de la discussion entre sportifs :

« – je suis allé chez mon docteur pour un check-up et il m’a trouvé un taux de fer bas… – ah ouais ? – ben oui, il dit que c’est probablement parce que je bois trop de café, du coup je ne fixe pas le fer »

Le fer est associé dans notre imaginaire à la force, Popeye est inévitablement dans un coin de notre tête lorsqu’on pense fer et alimentation. Du coup, on imagine bien qu’il faut avoir du fer à gogo pour être un bon sportif. Il en découle que c’est souvent analysé dans les prises de sang demandés par les sportifs et/ou prescrites par les médecins à des sportifs. Tout le monde ou presque connait la participation du fer au transport de l’oxygène sur l’hémoglobine et ça parait donc évident qu’il faut surveiller ça. Continuer la lecture de « Fer et sport »

Cotation et patients en ALD

Je suis médecin anesthésiste à l’hôpital public. J’exerce dans un CHU. L’effet CHU fait que nous recrutons des patients peut-être un peu plus polypathologiques que la moyenne et l’activité de cancérologie fait que je vois beaucoup de patients qui ont une ALD. ALD signifie affection de longue durée, un euphémisme pour maladie de longue durée. Il a été estimé que certaines maladies particulièrement longues et coûteuses étaient prises en charge à 100% par l’assurance maladie, techniquement on dit qu’il y exonération du ticket modérateur. Certains y voit un cadeau fait par les tutelles aux mutuelles mais ça n’est pas l’objet de ce billet de blog.

L’objet de ce billet c’est la bonne transmission de cette information concernant l’existence d’une ALD. Le premier écueil c’est de faire la différence entre CMU, invalidité, prise en charge par une mutuelle complémentaire et ALD. Parfois le patient résume simplement à « je suis à 100% pour tout docteur ». Continuer la lecture de « Cotation et patients en ALD »

L’oxygène au bloc et en soins critiques

L’un de mes principes forts c’est de savoir pourquoi on donne un traitement à un patient. (L’autre dada c’est de travailler à bien donner le traitement.) Ainsi je travaille depuis un moment à limiter l’oxygénothérapie inutile.

Aujourd’hui, je passe le clavier à Minh, qui avec son style et des nouvelles publications que je ne connaissais pas (recos BTS) renforce le message. Je lui passe le clavier.

Continuer la lecture de « L’oxygène au bloc et en soins critiques »