Test de quelques produits de chez Feed. smartfood

Attention on va frôler le publi-commercial ! Frôler car j’ai acheté plein pot les produits que j’ai testés, publi-commercial car je vais mettre un lien de parrainage dans l’article.

Lorsque j’étais enfant, je n’étais pas très fan du fait de manger. J’avais comme un blocage vis à vis de l’assiette et je ne voyais qu’un aspect fonctionnel obligatoire dans le fait de se nourrir. Pour moi, la bouffe de cosmonaute c’était le rêve. Aujourd’hui, tout cela a bien changé et j’adore manger et je conjugue ça avec mon intérêt pour la nutrition en général. J’ai découvert la marque Feed. suite au podcast Ramène Ta Science sur le Soylent. C’était leur numéro 1, et j’avais trouvé l’épisode bien fichu et je m’étais piqué de curiosité pour les produits Feed. sorte d’équivalent français de Soylent.

Feed était réactif sur les réseaux sociaux, ils répondaient à mes questions de façon constructive et leur vitrine m’attirait : des produits riches en fibre avec un index glycémique bas. D’autres éléments peuvent être pris en compte mais ça m’intéressait moins : les produits sont vegans et si on se nourrit exclusivement de leurs produits, les Apports Journaliers Recommandés sont respectés.

J’ai alors fait une première commande de poudre et de barres. C’était alors le démarrage de la marque et la miscibilité n’était pas encore tip-top et les barres à la tomates étaient vraiment trop « sèches ». Mais il y avait du bon aussi, tant gustativement que qualitativement. Le produits aux légumes m’avait paru bien et celui au chocolat aussi. J’ai épuisé mes stocks en voyage, lors de moment de flemme conjugué à un frigo vide et en garde à l’hôpital. Récemment, j’ai vu de nouveaux produits arriver dans la gamme, notamment une poudre « Sport » avec 50 g de protéines par repas. Je trouvais ça beaucoup (bémol, c’est de l’avoine et du pois) par rapport à mes besoins que j’estime à 100 g par jour mais la curiosité et surtout une semaine où je me savais très contraint par le temps en matière d’entraînement m’ont poussé à faire une nouvelle commande.

J’ai donc commandé il y a un mois des barres coco-choco, choco-banane et la poudre « sport » choco-noisette. En matière de goût, les barres coco-choco sont mes préférées et les trois produits passent vraiment bien. J’aime moins le repas « sport », je vais sans doute plutôt refaire mes smoothies maisons myrtilles/whey.

En matière d’apport énergétique et de digestion, franchement je trouve ces produits très intéressants, ils apportent beaucoup plus de fibres que je n’arrive à en prendre habituellement et l’index glycémique bas donnent une excellente sensation de satiété durable.

Pour ce qui est du prix, ces produits coûtent 3 euros pour une barre à 400 kcal et 4,3 euros pour un repas de 700 kcal de poudre sport choco-noisette (et 3,5 euros pour 650 kcal en version normale mais je n’ai pas testé.) Ça peut paraitre cher car on peut se nourrir pour bien moins que ça, mais en mettant ce prix en perspective d’un sandwich acheté au relais H ou d’une livraison XYZ, tout de suite ça devient plus intéressant. Ensuite, en bon geek benchmarkeur du dimanche, j’ai mis les caractéristiques des barres dans un tableau comparant les barres énergétiques que j’ai repérées pour le sport et bien elles se placent très très bien !

Moi je les consomme dans le cadre d’une utilisation ponctuelle, surtout le midi autour d’un entraînement ou parfois en garde quand je n’ai plus de plat maison en stock à ramener à l’hôpital (je ne mange jamais la nourriture de l’hôpital.) Je ne m’imagine pas du tout manger ces repas matin, midi et soir, encore moins au long cours ! mais pour une utilisation ponctuelle je trouve que c’est un bon choix face aux plats préparés congelés (logistique plus complexe, faut un gros cerveau pour gérer ça) ou à la restauration rapide (qualité nutritionnelle).

Il existe d’autre marques que Feed. J’ai en tête Vitaline notamment. J’ai failli commander chez Vitaline, mais ils étaient plus cher et je n’ai pas eu un aussi bon contact qu’avec Feed.

Si vous voulez essayer, mon parrainage vous offre 20% de réduction et m’offre 10 euros en bons d’achat si vous passez les 50 euros de commande.

L’alimentation et les sports d’endurance

Deux questions m’ont interpellé récemment. Dont une dans le Jogging bonito #5 : manger pour courir ou courir pour manger ?

Jusqu’à l’âge adulte, j’avais le plus complet désintérêt pour la nourriture. Certains voyaient même ça comme un « problème ». Je ne l’ai pas particulièrement ressenti comme ça sauf la pression pour manger des trucs dont je n’avais pas envie, particulièrement en dehors du cadre familial. En cuisinant moi même, puis avec quelques lectures je me suis intéressé à la nutrition. A la fois sur le plan professionnel et personnel. Tout est parti de ce constant simple que je vous invite à méditer : nous sommes faits de ce que nous mangeons.

A partir de ça, j’ai commencé à améliorer la qualité des aliments que je mangeais. J’ai même glissé un peu trop vers la fascination pour des aliments aux pouvoirs magiques et maintenant je pense un peu trop à ce qu’apporte tel ou tel truc lorsque je le vois dans mon assiette. Mais bon, ça c’est ma personnalité de coupeur de cheveux en quatre, on ne se refait pas.

Le sport nous donne probablement une plus grande liberté dans notre alimentation puisque l’augmentation de la dépense énergétique implique de facto une augmentation des apports. Je crois que la régulation de la prise alimentaire est éminemment complexe et que du bricolage/tweaking autour de ça ne portera pas ses fruits. Donc, pour ceux qui ont le plus de plaisir avec la nourriture (les gourmands ?) faire du sport est un bon moyen de compenser une tendance naturelle à manger un peu plus. Et si je ne cours pas pour manger, je suis bien content de profiter du bénéfice de ma dépense énergétique importante pour consommer avec délices mes cookies maisons (merci Grégo !)

Ensuite, on peut voir l’autre aspect de la question : comment se nourrir pour courir ? Franchement, sur le plan thermodynamique c’est pas très compliqué : faut apporter de l’énergie pour en dépenser ultérieurement ! Je suis donc assez méfiant quant aux stratégies restrictives : diète cétogène, sport à jeun, etc. Je pense qu’il y a beaucoup de choses intéressantes dans tout ça MAIS je ne connais pas d’exemple de sportifs de haut niveau qui suivent ce genre de stratégie au quotidien DONC j’en conclue que c’est inefficace pour la performance.

Donc globalement, votre corps est capable d’utiliser à peu près n’importe quoi qui vous fournira de l’énergie. Seulement, c’est peut-être plus malin de cibler des aliments qualitatifs puisque les aliments ne sont pas qu’une source d’énergie, mais aussi la source du matériel qui nous structure : nous sommes faits d’eau, minéraux, de gras, de protéines et de sucres.

Et les aliments contiennent aussi des dizaines d’autres molécules, qui se combinent en nous et interagissent avec nous pour aboutir à univers finalement très complexe où je pense qu’il convient d’être très humble face aux changements que nous voulons induire sciemment.

C’est pourquoi je conclurai cette brève note en ne donnant que quelques pistes pour ceux qui se soucient de leur alimentation :

  • le meilleur moyen de mieux manger est de s’intéresser à la nutrition, c’est un univers fascinant où l’on apprends plein de choses sur nos sociétés et la biologie
  • soyez organisé, réfléchissez en amont à vos repas, sachez congeler des repas que vous aurez préparé en plus grande quantité. La junk food vous tend les bras si vous n’avez pas anticipé
  • cultivez un peu de hasard dans votre alimentation : laissez les autres décider pour vous (ça peut être un jeu) ou sachez pointer au hasard un plat sur une carte au restaurant
  • panachez l’utilisation de vos matières grasses : beurre, colza, olive, tout est intéressant pourvu qu’on cuisine correctement (point de fumée du beurre vers 120°, ça va très vite ! pensez au beurre clarifié qui brûle bien plus tard)
  • si vous mangez de la viande rouge, soyez raisonnable en matière de fréquence de consommation et accompagnez là de végétaux
  • notre intestin se nourrit beaucoup d’acides aminés, c’est pourquoi j’aime en prendre soin en pensant aux protéines dans mes collations après les gros efforts
  • proches de l’intestin mais avec une chambre d’écho bien plus grande : nos bactéries. Notre microbiote adore les fibres. Les végétaux sont une importantes source de fibres, il me parait indispensable de se nourrir de beaucoup de végétaux
  • le petit-déjeuner est peut être un repas négligé, réfléchissez-y. Je ne dis pas qu’il est indispensable, mais chez le sportif qui s’entraîne plus d’une heure par jour, c’est quand même un moment intéressant pour apporter de la nourriture.
  • avoir des routines accélère certaines choses dans la vie. Accélérer, être pressé, c’est vouloir se rapprocher un peu plus de la mort. Pourquoi ? Prenez le temps nécessaire, introduisez de la variété.

L’estomac du coureur de fond

A l’heure où des brigands déguisés en entrepreneurs disruptifs veulent vous vendre des capteurs d’hydratation et des bouteilles d’eau connectées je voudrais aborder avec vous l’alimentation en course.

L’alimentation est un sujet difficile car il y a énormément de croyances, de dogmes et des prises de position parfois radicales. Ne me frappez pas à coup de carotte crue, ne m’envoyez pas de malto dans les yeux, je vais parler de mon expérience et de ce que je pense important. Continuer la lecture de « L’estomac du coureur de fond »