PMC Training Peaks vs Elevate plugin de Strava (ex Stravistix)

Short note !

Lorsque j’ai découvert Training Peaks, le Performance Manager Chart (PMC) me fascinait. Cette idée de mettre sur un graphique sa forme était absolument vendeur et j’ai pris un abonnement.

Ce truc coutant une fortune pour juste un graphique (je ne me sers pas vraiment des autres fonctionnalités et graphs) je me suis débrouillé pour faire mon PMC moi même, ce qui était tout à fait facile si je m’astreignais à recopier dans un tableur le score TSS que TP donne gratuitement. Ca a constitué l’un des points de départ de la création de mon logbook. Continuer la lecture de « PMC Training Peaks vs Elevate plugin de Strava (ex Stravistix) »

Fibrillation auriculaire chez le sportif d’endurance

La fibrillation auriculaire (FA) est un trouble du rythme cardiaque. Le cœur ne se contracte plus régulièrement ce qui peut engendrer des symptômes immédiats (désagréables mais bénins) ou des complications à plus long terme (plus ennuyeuses). Continuer la lecture de « Fibrillation auriculaire chez le sportif d’endurance »

Sports d’endurance et caféine

Lorsque je me suis installé dans ma chambre d’étudiant en première année de médecine, j’ai mis une cafetière à gauche du bureau. Je ne buvais jamais de café mais j’avais bien compris qu’il faudrait abattre plus de travail que d’habitude (c’était pas bien difficile vu ma fainéantise au lycée…) et qu’il serait peut être utile de boire un café pour me booster. En fait, j’ai vite laissé tomber car le café me faisait très mal à l’estomac et m’empêchait de dormir. Je pense que je suis assez sensible à la caféine (quid de mon cytochrome CYP1A2 ?) et depuis cette époque je ne bois que très exceptionnellement du café ce qui me vaut pas mal de railleries de la part de mes collègues gaziers. Continuer la lecture de « Sports d’endurance et caféine »

le bonheur du vélo protégé

Se sentir à sécurité sur un vélo c’est un sentiment recherché, naturel mais pas évident à concrétiser. Me déplaçant tous les jours à bicyclette, je vis les affres du partage avec les véhicules motorisés, et franchement, c’est difficile. Pour moi, c’est un vrai frein aux voyages à vélo que j’aimerais entreprendre, le vélo me parait être le truc le plus dangereux que j’ai fait.

Alors, quand après un projet de grimpette sur le Ventoux a été avorté, et que les copains m’ont missionné pour nous promener plus loin que nos terres de Flandre occidentale, j’ai été content de découvrir le site cycle.travel. Ce site webtrace des routes à vélo en proposant le plus de petites routes et de pistes cyclables possible. Et lorsqu’il s’agit d’aller en Hollande et en Belgique, ça devient un bonheur vu l’abondance de voies dédiées aux vélos. Continuer la lecture de « le bonheur du vélo protégé »

le mystère du tapis de course

J’ai la chance de pouvoir utiliser un tapis de course sur mon lieu de travail. Je l’utilise peu souvent mais j’y vois l’intérêt de pouvoir caser une petite séance au moment du repas et je pense que c’est un bon outil mental pour travailler sa capacité à s’évader mentalement. J’ai aussi le sentiment que ça peut être bien pour garder un peu d’activité de course à pied malgré des petits bobos.

Malgré ses avantages, le fan des datas que je suis (que j’étais ?) était déboussolé parce que je ne savais pas vraiment à quelle vitesse je courrais. En effet, j’avais la sensation que mon effort était plus difficile que ce que je ressens en extérieur. Par exemple 10 km/h en extérieur correspond vraiment à une allure de footing cool (RPE 3/10) mais sur le tapis, je ressentais déjà de la difficulté (genre 4/10 de RPE) .

Alors je me suis demandé si le tapis déroulait bien à la bonne vitesse. J’ai mesuré le tapis avec un mètre (en collant trois morceaux de ruban adhésif) et je l’ai fait marcher à 10 km/h et j’ai compté pendant une minute le nombre de tour de tapis (grâce à un autre adhésif). Le tapis déroule bien à 10 km/h.

Ensuite, j’ai fait la même mesure en courant dessus, ça défile bien à 10 km/h.

Mais l’astuce c’est que le pied, lui ne court pas à 10 km/h.

J’ai fait plusieurs tests de vitesse incrémentale et lorsque le tapis défile à 10 km/h, moi je cours plus lentement à 9 km/h. Ce qui se passe c’est que le pied ralentit le tapis à l’impact. Ensuite le tapis accélère pour compenser pendant votre phase aérienne. L’équipe de Stryd raconte ça très bien dans un billet de blog.

Treadmill speed Stryd pace (min/km) Stryd speed (km/h) Stryd power (watts) HR (bpm)
8 0:08:23 7,16 128 97
9 0:07:28 8,04 146 108
10 0:06:43 8,93 162 119
11 0:06:05 9,86 178 127
12 0:05:32 10,84 194 135
13 0:05:04 11,84 212 143
16 0:04:09 14,46 251 158
8 0:07:46 7,73 145 135

Mais alors comment se fait il que je sente l’effort comme plus difficile ? Je n’ai pas de démonstration statistique de ce que je vais avancer mais voici ce que je pense :

  • Stryd donne la bonne allure avec un tapis à pente zéro, l’allure, la puissance que ça soit sur le tapis ou en extérieur c’est kif-kif
  • la biomécanique un peu différente nous pertube dans un mouvement que l’on connait très bien, ça donne de la difficulté. Il y a donc peut être des subtilités dans l’économie de course ou l’efficience de course mais je n’ai pas les moyens de le mesurer.
  • et surtout : l’évacuation de la chaleur ne se fait pas de la même façon. Lors de mes différents tests, j’ai remarqué (aucune valeur statistique) que ma FC était plus haute sur le tapis en intérieur, qu’à l’extérieur. Peut-être que c’est positif pour des éventuelles adaptations à la chaleur en prévision des compétitions estivales.
    vitesse FCindoor FCoutdoor
    7,5 102 89
    8 108 95
    8,5 114 101
    9 119 107
    9,5 124 113
    10 128 118
    10,5 132 124
    11 136 129
    11,5 140 133
    12 143 138

En conclusion, je pense avoir cerné la problématique des tapis de course, difficile d’exploiter les chiffres de vitesse et de distance que donnent les tapis, mais au final OSEF, ce qui compte c’est de faire pas de mesurer (mon crédo du mois)