Musculation ou endurance pour perdre du poids

Voilà une question qui revient souvent : vaut-il mieux accentuer ses efforts sur des exercices de force, intenses ou sur de l’endurance lorsque l’on veut perdre du poids ?

Les partisans de l’endurance racontent que cet effort est idéal car le métabolisme consomme plus de lipide à basse intensité. Les partisans de la musculation prônent l’augmentation de la masse musculaire qui augmentera le métabolisme de base et in fine devrait vous aider à faire pencher la balance côté dépenses. De plus, après les efforts de haute intensité (HIIT) genre cross-fit ou functional training, il se raconte qu’il y a de la consommation d’énergie après l’effort pour rétablir l’homéostasie.

J’ai cherché de quoi consolider ces memes qui se diffusent dans un « camp » et dans l’autre. Bon. Je suis resté un peu le bec dans l’eau. Pubmed m’a donné cette méta-analyse assez récente :

J’ai continué de lire les abstracts. Je vous résume l’affaire : y’a des petits signaux positifs pour HIIT mais c’est pas la Révolution et souvent l’adhésion au long cours est au bas mot décevante.

En gros, je pense que ce qui compte c’est encore une fois un truc simple : avoir de l’activité physique et s’y tenir. Marcher c’est bien ! Si c’est la première étape pour une activité physique plus intense, alors c’est super. Mais le HIIT a voulu nous vendre le concept qu’avec moins de temps on pouvait faire pareil voire plus. C’est attirant, un gros effort, assez bref, et notre corps a assez travaillé, on peut passer à autre chose. Moi, je crois que ce qui fonctionne c’est de trouver le truc qui va nous plaire pour y adhérer et faire que ça puisse devenir une routine où les petites contraintes s’effacent petit à petit pour devenir une habitude plaisante. Il y a aussi pas mal de gens à qui le côté sport/club/compét’ fait peur. J’ai eu une discussion intéressante à ce sujet avec un de mes meilleurs potes médecin de santé publique. C’est quelque chose que je sous-estimais. Je pensais que la notion de club de sport résonnait avec convivialité et amitié mais c’est vrai que rejoindre un club n’est pas forcément évident, faut s’accrocher pour rentrer dans les cercles (no pun).

L’activité physique reste un levier indispensable pour diminuer votre poids si c’est votre souhait. Sachez accepter la vision à long terme sur plusieurs années en ayant l’humilité de commencer piano sano. Mais, allez-y : en marche ! (oh oh oh) Rien ne sert d’attendre demain !

Un dernier pour la route :

Test 6 min avec 25g de bicar #collé #MyMile

Lendemain de garde, 28° 50% d’humidité, c’est chaud.
Je voulais m’y atteler quand même car c’était un des rares slots de temps dispo cette semaine pour ça.


Petit déj en rentrant du boulot. Je me prépare. Oups, j’ai oublié que je voulais tester de me charger en bicars avant l’effort, je fais le calcul : 25g ! bon, ça se dilue pas trop mal mais faut quand même 750 ml de flotte ! J’ai l’estomac explosé avant de partir. Je pourrais essayer de vomir, ça devrait remonter mon pH aussi ! (dans le travail scientifique, il prenait les bicars de façon fractionnée entre 90 et 50 minutes avant l’effort)


A l’échauffement, je suis complètement scotché à 7:00 au kilo. Les sensations musculaires sont bonnes mais cet air c’est la shape de plomb pour le chti non adapté.
Quelques vagues accélérations, je suis dans le pâté, j’ai le bidon distendu.
Alea jecta est, je me lance sur le tour intérieur de la citadelle. Je démarre le test de six minutes sur un segment strava. Sur un malentendu, ça peut marcher.
Au départ, je suis dans le rythme, les sensations dans les jambes sont même incroyablement bonnes.
Mais au bout de 400-600m, j’ai vraiment mal au ventre ! Mais quel couillon ! Ce salopard de cerveau me demande d’arrêter. Je l’emmerde ! Je continue, petit ressaut du pont levis, j’espère me relancer mais je crois plutôt que je ralentis. Je n’ose pas regarder la montre pour ne pas m’humilier. Je suffoque. Quelques promeneurs flânent à l’ombre, ils doivent me trouver cinglé. Ils ont bien raison. C’est aussi ce que doit penser l’emmerdeuse qui m’a fait chier pour un achat sur leboncoin.fr avant de partir. Allez reconcentre toi ! C’est dur, tant pis je ne ferais pas de PR mais je m’accroche. L’honneur reprend le dessus. Un peu de vent de face passé les 1200m mais ça fait du bien finalement.
Je me sens lourd mais lourd, là je me dis que mon BORG est à 9, 9,5/10.

Je ahane comme je sais bien le faire avec mes bronches en carton. PNC, dernier virage ! Ca bip un peu tôt, je crois que j’étais allé un peu plus loin la dernière fois… bref, je continue pour finir honorablement le segment. Enfin, je peux m’arrêter. Je marche un peu. Finalement je retrouve vite mon souffle. Je ne veux pas regarder ma montre pour ne pas me décevoir. Connerie ! ça n’est qu’un jeu. Je rentre en trottinant. J’arrive chez moi, tiens l’emmerdeuse a quand même daigné prendre l’objet que j’avais laissé pour elle sur mon pas de porte. Je rajoute une lapée de Vichy fraîche sur mon bol gastrique déjà débordant. Hop, un shake de prot, je vous raconte mes conneries et je file à la piscine ! (et je vais quand même regarder ce que ça donne : arf 3s moins bien que la dernière fois sur le segment avec les mêmes super-chaussures pourtant et 16 km/h de VMA, finalement je vais positiver, c’est bien que je reste à ce niveau avec le peu de fractionné que j’ai fait en CAP ces 2 dernières années, allez, c’était fun finalement !)

La natation avec une montre de sport Garmin

Dans les derniers jours j’ai eu plusieurs conversations sur la précision des montres Garmin en natation. Pour moi, ça fonctionne très bien. Simplement, il y a juste quelques trucs auxquels se plier si vous voulez des données fiables :

  • montre au poignet, correctement serrée
  • vérifiez la longueur du bassin dans votre montre
  • poussez au démarrage et lors des virages. Vous pouvez faire une culbute ou un virage ouvert, les deux fonctionnent bien (oui oui c’est pour ça que je vous fait c**** à toujours me faufiler jusqu’au mur)
  • si vous arrêtez au mur, appuyer sur LAP, réappuyez sur LAP quand vous redémarrez
  • essayez de rester régulier dans vos dépassements
  • évitez les collisions ! sic
  • si vous faites des exos particuliers, genre des battements de jambes (quelle idée…), c’est là qu’il faut absolument utiliser la fonction Journal d’entraînement (traduction hasardeuse de drill log je vous l’accorde) qui vous permettra de rentrer manuellement la distance que vous avez faites à la fin de cet « éduc »
  • ne changez pas de type de nage en cours de longueur, pour les exos du style 100 m quatre nages, il faut utiliser la fonction « Journal d’entraînement« 
  • Pour afficher la fonction Journal d’entraînement, il faut aller dans les paramètres de Natation en piscine, Ecrans de données, Ajouter l’écran Journal d’entraînement. Maintenant, lorsque vous vous apprêtez à repartir pour un éduc où votre mouvement sera très différent de d’habitude, basculez de votre écran de pause habituel vers le journal d’entraînement par un appui vers le bas pour afficher l’écran de données « Journal d’entraînement », commencez l’éduc par un appui sur LAP (comme à chaque vous que vous redémarrez). Lorsque vous vous arrêtez à la fin des longueurs en « éduc », lors de l’appui sur LAP la montre vous demandera la distance parcourue.

  • Si vous vous voulez corriger vos données a posteriori, le site http://www.swimmingwatchtools.com/ fait ça gratuitement. Il suffit de récupérer votre fichier original sur Garmin Connect en cliquant sur la roue dentée en haut à droite de la page  d’activité. Ensuite vous pouvez retélécharger chez Garmin le fichier corrigé (ou pas… moi je me contente de savoir quelle allure moyenne ça fait réellement après avoir corrigé la longueur en trop ou en moins)

Nagez bien !