Triathlon de Choisy-au-bac 2018

Yesterday was my first race of this year, it was a good test to go for an half Ironman distance 45 days before Challenge Roth.

Just want to share some quick thoughts when it’s still fresh in my mind.

Facts :

  • I get better at managing all the gear and much less stressed by the transitions
  • The start of the swim was rough but I could quite quickly slide to the edge of the pack to find my pace. And frankly I was surprised by the speed of rotation of my arms, so after the anxiety and punches of the first hundred meters it was a really pleasant swim in a 19°C water. I can get better at sighseeing but it wasn’t so bad.
  • Quite good transition despite the need to put a long sleeved fleece jacket against the cold. I jumped on the bike nicely, I’ve passed the rookie status 😉
  • I love the feeling of speed and air just after swimming, it’s a bliss. I’ve worked without the powermeter and it took me nearly 10 minutes to catch my breath after the swim and T1, so my central computer was a bit lost but it’s just for a very short timeframe relative to the race.
  • I did the bike part only by feel, and I felt on the edge of my max effort for 90 km. Theoretically I could do a little bit better but metrics taken on the turbo is not the same as riding on a wet, muddy and cracked road. So my feeling was spot on with what I imagine is a racing mode. I tried to push even more during the second lap.
  • Also, my NP is finally the same as the one in Troyes last year : 194. But Troyes was shorter and I was more rested, it was more like a A race to me. My position on the bike is a little bit less aero but more confortable. There might also be a discrepancy between my memories of this race and what I really felt during the race. Finally comparing might give satisfying insights but spreadsheeting is not my (main) game, triathlon is 🙂
  • Nutrition and drinking on the bike : ok. Easy to manage, quite natural. I maybe drank a little bit too much because I had to pee two times !
  • Good T2, my feets were so numb due to humidty and cold that it took 5 km to gain good sensations again.
  • The 5 to 10 km were really pleasant, happy to maintain a strong pace around 4:35. Things got harder around 11, 12 km, a triathlete next to me during the first lap speeded up, I remembered to race my own race and it alleviates my mind. Kind of  black spot around 13-14. Then I really started to grind and race with my heart in the final part. A very muddy part took a lot of energy out of me with my flat trainers but I was really boosted by the fact that I could accelerate after this mini-wall using my prerace established mental images and my race plan.
  • The last two km were really a struggle but I know that I like this final surge !
  • Eventually it’s a pretty good 4h52 minutes with the sensations of having racing with all I got (except my powermeter LOL)
  • Another point in data analysis is that it seems to me that this kind of small but popular races is that the level of the athletes is higher comparing to big brands races (Challenge/IM) with also a lot more people. With my overall time I would be in top 10% athletes (like during Challenge Almere) but in Choisy-au-bac it’s more like a top 15%. Also with a run in 1h32, I think that it’s a super solid one but I’m only in the first fith of the ranked athletes in Choisy-au-bac. But according to obstri.com, on the Ironman circuit less than 5% run at this pace.

Campagne de recueil de dons pour l’Hôpital Marie Lannelongue

Je prépare mon premier triathlon (très) longue distance. Il s’agit d’une course au format « Ironman » : au programme 3,8 km  de nage, 180 km de vélo et 42 km de course à pied. L’événement aura lieu à Roth en Allemagne près de Nuremberg le 1er juillet 2018.

Il me tient à cœur (ahahah) de mener en parallèle à la fin de ma préparation une campagne de recueil de dons pour l’ Hôpital Marie Lannelongue à côté de Paris. Pourquoi cet hôpital ? Parce  que j’y ai été opéré en 1982. Je suis né avec une malformation cardiaque et c’est là que j’ai été réparé. Sans l’hôpital Marie Lannelongue il n’y aurait jamais eu de course pour moi, alors récolter des dons me parait naturel. La chirurgie cardiaque transforme vraiment la vie des patients atteints d’une anomalie congénitale. Je m’étouffais avec le simple effort de boire un biberon et aujourd’hui je pense pouvoir faire douze heures de sport d’affilée. Significatif n’est ce pas ? Enfin, faire un don à cette fondation permet aussi de montrer le soutien que vous m’apportez, et ça fait toujours plaisir ! merci !

Dear friends, 

I’m training for my first Ironman triathlon in Germany this summer, it’s called Challenge Roth. The deal is to swim 3.8 km, then ride 180 km and finally run 42 km. I’d like to take advantage of the months ahead to do fundraising for an hospital specialised in heart surgery. It is called Hôpital Marie Lannelongue, it’s close to Paris. I’d like to support them because I had a surgery there when I was 1,5 year old. I was born with a congenital heart disease and their great care (and my parents’ nerves of steel) gave me the opportunity to live normally and practice tough endurance sports like triathlon. Giving to them will help cure young childrens from disease and make a huge difference in their future. Also, it’s an indirect way to show me your support, thank you!

J’ai choisi de vous donner le lien directement pour le Fond de Dotation de l’hôpital plutôt que de passer par une plateforme qui ponctionne une partie des dons.

ACCES AU SITE WEB POUR DONNER / GIVE

Indiquez juste Triathlon Roth Rémi dans les commentaires du site de l’Hôpital Marie Lannelongue pour suivre la campagne jusqu’à la course.

P.S. n’hésitez pas à donner beaucoup ! mais un peu c’est super aussi 😀  les dons sont déductibles de vos impôts en France

Merci !

 

 

 

 

 

 

 

 

VOS AVANTAGES FISCAUX

Les dons réalisés au profit du Fonds de Dotation Marie Lannelongue bénéficient d’un dispositif fiscal avantageux conformément au code général des impôts :

  • Particuliers : 66% du montant des dons réalisés au profit du Fonds de Dotation Marie Lannelongue peuvent être déduits de l’impôt sur le revenu dans la limite de 20% des revenus imposables. (Les dépassements de ce seuil seront reportables sur 5 ans)
  • Entreprises : 60% du montant des dons réalisés au profit du Fonds de Dotation Marie Lannelongue peuvent être déduits de l’impôt sur les sociétés dans la limite de 0,5% du chiffre d’affaire. (Les dépassements de ce seuil seront reportables sur 5 ans)

Par exemple, après déduction fiscale, un don de 100 € ne vous coûte en réalité que 34 €.

Votre don L’hôpital Marie Lannelongue reçoit Vous pourrez déduire de vos impôts Votre don ne vous coûte que
50 € 50 € 33 € 17 €
100 € 100 € 66 € 34 €
150 € 150 € 99 € 51 €
200 € 200 € 132 € 68 €
500 € 500 € 330 € 170 €

De l’importance des zigzags

 

« des zigs et des zags, ça fait toujours des kilomètres » et « de l’importance de savoir ne rien faire » : deux aspects de ma philosophie de vie.

J’ai envie de raconter plein de choses. Je réfléchis à donner un peu de cohérence à tout ce qui me traverse la tête et ce qui sort de ma réflexion c’est une nouvelle fois (cf ici) l’importance de louvoyer entre des habitudes, une régularité, une certaine forme de fidélité à soi même et le bénéfice de s’écarter régulièrement de son mode de fonctionnement pour aller se nourrir de nouveautés et remettre en question ses pratiques.

Mon principal ressenti récent est autour de la gestion du sommeil en perspective de mon objectif de l’année qui est de faire mon premier triathlon format Ironman. Je rappelle qu’un triathlon de cette distance c’est 3,8 km de natation en eau libre, 180 km de vélo et 42 km de course à pied. Ironman est une marque, je vais participer à une course de cette distance qui n’est pas organisée par la marque Ironman : Challenge Roth.

Pour moi, la préparation de ce genre d’épreuve relevait de l’opération commando. Il y a tout un imaginaire qui s’est mis en place autour de ça, et lorsque la personnalité de Jocko Willink est apparue dans mon fil Facebook (via le groupe Facebook de notre coach) ça a fait totalement sens avec mon objectif.

Cela faisait encore plus sens que pour le petit garçon frêle que j’étais, les gros héros costauds m’ont toujours fortement impressionné : Rocky, Rambo ou Schwarzy dans Commando… (mettons en décalage Bruce Lee, quoique…) La figure mythique du guerrier aligné avec le divertissement américain, on pourrait dévier du champ de ce billet pour en parler mais je ne cherche pas d’explications à ça. Et pour l’anecdote, ça m’a bien plus lorsque David Goggins (un autre costaud) explique que Rocky a participé à changer sa vie.

Toujours est il que j’ai commencé à me lever parfois très très tôt pour caser mes entraînements au beau milieu de l’hiver. Je suis plutôt naturellement matinal, donc l’effort était modéré. Et puis la satisfaction d’arriver au travail à 8h02 en ayant déjà accompli des choses dans ma journée était un moteur puissant.

Mais, la fatigue s’installe insidieusement. Et puis, c’est normal d’être fatigué lorsqu’on s’entraine beaucoup. Ca s’inscrivait bien dans mon chemin de croix vers l’Ironman où la course serait une forme de libération dans l’accomplissement. Je sais bien que ce rythme de vie pourrait s’inscrire dans ce que mon ami Didier appelle souvent la conduite ordalique du triathlète.

Et puis, suite à des épisodes infectieux d’une banalité déconcertante, j’ai décidé de revoir ma copie. Ainsi, j’ai allégé mon état d’esprit en transférant l’organisation de mon entraînement à mon coach favori Julian Nagi. J’ai gardé ma mentalité de soldat, mais là juste sur le versant respect des ordres, plus version Rambo solitaire seul contre la terre entière.

Et le principal truc sur lequel nous avons travaillé c’est l’évitement de la fatigue, et ça passe par une organisation maligne du planning d’entrainement, des arbitrages difficiles (plus de longue sortie vélo le dimanche avec les potes) et savoir parfois se passer d’un réveil le matin.

Attention ! il est facile ensuite de glisser vers la facilité, mais la nécessaire régularité des entraînements rappelle à l’ordre ! Pas possible non plus de se vivre en mode glandeur la préparation à ma course de l’année… mais il est intéressant de constater que lorsqu’on introduit un peu plus de facilité on est vite aspiré par celle-ci. Il faut conserver de la discipline !

Aujourd’hui, je me sens beaucoup mieux, je pense que je progresse sportivement et je vais m’entraîner sans lassitude. Que du positif ! Bien sûr on peut lire partout l’importance de la récupération quand on sollicite beaucoup son corps. Toute la difficulté est de savoir régler les curseurs, c’est véritablement une sagesse que se connaître suffisamment pour savoir lever le pied convenablement. Et c’est véritablement en ne faisant rien qu’on évite les ennuis (réflexion à mettre en parallèle avec l’anesthésie). Cette face en négatif de l’entraînement n’est pas évidente à appréhender et j’ai l’impression de passer un cap en faisant la transition d’une connaissance théorique à la mise en pratique.

Enfin, je peux dire que malgré ma sensibilité aux figures héroïques et aux champions en général, j’apprends progressivement qu’il est intéressant de s’inspirer d’eux, de faire marcher son imagination autour de ces personnages sans copier leurs comportements ou leurs entraînements. Encore une fois, il faut louvoyer pour trouver sa voie.