Gérer la batterie de sa Garmin Fenix 3

Récemment, j’ai vécu de désagréable problèmes de batterie avec ma Fenix 3. Je n’ai pas encore compris l’origine du problème. Néanmoins, la situation semble rentrer dans l’ordre. J’espère que le dernier firmware stable, le 7.5 viendra consolider tout ça. Continuer la lecture de « Gérer la batterie de sa Garmin Fenix 3 »

patterns come through repetition

Tout a commencé en septembre 2013, à la gare TGV de l’aéroport Charles de Gaulle, alors que je lisais un article de Sport & Vie sur la polarisation. Je venais de battre mon record sur marathon avec 3h08, mes jambes refusaient de descendre les escaliers mais j’étais heureux. L’article parlait des travaux sur la polarisation de l’entraînement. Le thème a excité mes neurones et j’ai commencé à lire des papiers de sciences du sport et à réfléchir sur le sujet. Continuer la lecture de « patterns come through repetition »

La cadence sur la partie vélo d’un triathlon

La cadence à vélo lors d’un triathlon est LE marronnier des sites et blogs d’entraînement. Classiquement, on dit qu’une cadence élevée sollicite plus le coeur et économiserait ainsi de la force musculaire, et l’inverse pour des cadences plus basses.

Pour certains, comme Watt Cameron, coach chez Trisutto.com, les amateurs ne doivent pas copier les pros. Encore moins, les cyclistes pros ! La tendance depuis l’ère Armstrong de tourner vite les jambes contamine le triathlon, mais pour Watt Cameron, ça prend des années pour cultiver le système cardio-vasculaire optimal pour tourner les jambes très vite. Par contre, les gains en matière de force sont probablement plus facile à acquérir pour un amateur.

Chez Alan Couzens, on peut lire que le travail à cadence élevé sollicite moins les fibres de type 2 plus gourmandes en glucides. Ainsi, même si le métabolisme augmente globalement, les jambes seraient préservées, plutôt utile pour la course à pied !

Trimes s’est fait récemment l’écho d’un vieil article de 2002 qui avait testé l’impact de la cadence sur la partie course à pied d’un triathlon. Et les conclusions sont simples : la cadence rapide n’améliore pas le chrono de course à pied.

Que faire ?

Je n’en sais personnellement rien ! Sans doute qu’il y a un juste milieu comme d’habitude, et avec une cadence « naturelle » on est probablement pas si mal !

Moi j’aime bien varier les entraînements, alors, lorsque je fais du home-trainer, je fais parfois les segments d’effort sur les petits pignons, parois plutôt sur les grands. Mon sentiment perso est que je suis plus en difficulté à haute vélocité (95+). Lors d’une session où j’ai fait des blocs de 12 min autour du seuil, j’ai calculé les ratio puissance/fréquence cardiaque à trois cadences différentes. Ma FC oscillait autour de 141 à 75 de cadence versus 147 à 95. Et j’ai observé un peu plus de dérive cardiaque (drift) à haute vélocité.

pwhr

calcul de pimpin

Disclaimer post-écriture : ce post mériterait qu’on me mette une ou deux claques dans la gueule. En tout cas, si vous n’êtes pas un amoureux de la machine cycliste, des calculs et du triathlon, passez votre chemin ! Continuer la lecture de « calcul de pimpin »

Coaching nage en eau libre avec Julian Nagi

J’ai commencé à vouloir nager le crawl en 2014. J’ai participé sur un coup de tête à l’Aquathlon de Lille en mars de cette année. J’ai brassé pendant 950 mètres sur les 1000 je pense ! C’était marrant d’être dans les derniers (j’étais à 5-7 minutes des premiers je pense), il y a plus d’encouragements !

J’ai persévéré en augmentant ma fréquence de visite à la piscine. Je ne nageais pas vraiment bien mais j’essayais de faire de plus en plus de longueurs en crawl. Ca relevait autant du défi pyschologique que physique d’ailleurs.

Peu après, j’ai acheté par hasard un livre sur la méthode Total Immersion, et je me suis organisé pour prendre un cours avec un enseignant de cette méthode. Cela a été une réussite pour moi car j’ai gagné mes premières sensations de glisse et plus de sérénité dans l’eau.

Au début, j’ai continué à faire les exercices comme des gammes, et puis j’ai enfin trouvé un truc que je cherchais : juste l’aisance qui me permettait de ne plus me battre dans l’eau. Je prenais du plaisir. J’étais lent mais ça me plaisait.

En 2015, j’ai nagé comme j’ai pu. Dans la deuxième partie de l’année, J’ai rejoins un club de natation local pour profiter d’une séance à des horaires qui me convenait. Les exos ciblés « club de nat » ne m’ont pas plus (et vazy les battements de jambes…) mais en passant du temps dans l’eau des petits progrès se font.

Après, si je regarde les choses en face il faut quand même bien constater que je stagnais.

J’ai pris rendez-vous avec Julian Nagi, un coach anglais que j’ai trouvé via le web. Le parachutisme m’a appris qu’il faut savoir se bouger pour aller voir le bon coach, quitte à faire quelques kilomètres.

Me voilà donc un jeudi matin dans le chouette quartier d’East Acton à Londres. IMG_5821Le cadre change drastiquement de ma piscine municipale défraîchie.

Après une petite discussion sur mon passé sportif et mes objectifs, me voilà dans le bain pour quelques longueurs à 8:30 am

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Un test de 400 m plus tard, Julian m’explique les bons points de ma nage. J’ai été agréablement surpris, du positif ?! je prends 🙂 Ensuite, ce que j’ai particulièrement apprécié c’est qu’il est clairement orienté nage en eau libre et triathlon. Le discours est enfin différent de celui des nageurs pur souche. Julian prône l’efficacité à l’entraînement pour répéter la même chose en course. It makes sense !

Une longueur punchy avec les optimisations :

Ce que je retiens c’est qu’il n’y a pas besoin de chercher à avoir un style académique pour nager efficacement, la respiration d’un seul côté va m’aider à aller plus vite et l’utilisation régulière du pull-buoy va renforcer mon plaisir.

Dans les suites de ce coaching, je repars boosté comme jamais pour aller m’exercer à la piscine. J’ai été convaincu par le discours de Julian car j’ai immédiatement perçu une différence en efficacité, mesurable sur le chrono. En conclusion, un verrou mental vient de sauter pour me permettre de viser les très longues épreuves, et ça c’était peut-être le plus important !

Update : Quelques semaines plus tard :

et j’ai sensiblement amélioré mon chrono sur distance 70.3, presque 10% de mieux !

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Update 2018 :https://youtu.be/hO3vIweCj7M