Stefan Zweig

C’est avec plaisir que j’ai retrouvé Stefan Zweig ces derniers jours. Le lycée a joué son rôle éducatif pour moi. Un excellent professeur d’histoire-géo, un gars qui associe à peu près la dégaine de Houellebecq et le bagou de Mélenchon* (sic), nous avait conseillé de lire cet auteur. Aucun d’entre nous à l’époque n’avait été déçu.

Les nouvelles de Stefan Zweig sont délicieuses saisisantes. Il arrive en peu de pages à nous immiscer dans la vie des personnages. On pourrait presque dire qu’il sait disséquer avec une précision chirurgicale (pfff) les émotions humaines, mais en fait c’est plus fort que ça, il nous fait rentrer en résonance avec ses characters, on n’est plus de simples voyeurs, on se projette et on vibre, voilà tout.

Fait agréable, j’imagine d’autant plus facilement certains décors que j’ai eu la chance de vivre quelques passages (memories…) à Grado et à Trieste, villes italiennes imprégnées de l’esprit autrichien de l’époque.

Ses nouvelles sont d’autant plus agréables à lire qu’il sait faire jouer l’attente et surprendre son lecteur.

Lisez-le !

*histoire de faire un téléscopage ubuesque avec l’actualité

Lâcher prise !

on court.

tous, un peu, beaucoup, à la folie, passionnément.

nous sommes nombreux à vouloir faire le mieux possible.

quand j’observe tous les talents qui m’entourent j’essaye de positiver.

on arrive encore à faire de bonnes choses avec peu de moyen, de temps et d’argent.

simplement il faut rester humain, raisonnable, humble. au risque de perdre la face et de dégringoler dans la chute perpétuelle en avant.

j’ai donc décider de ralentir. mieux cibler des objectifs et moins courir tous azimuths comme dans une course d’orientation folle où la prochaine balise est inatteignable.

dans une vie où l’ordinateur est trop important, il faut commencer par diminuer le temps passé-perdu pour mieux l’investir dans d’autres rendez-vous avec soi même et les autres. j’ai donc fait un tri drastique dans les comptes twitter suivis, les comptes facebook suivis et les flux rss. moins de quantité mais de la qualité. il faut arrêter de consommer trop d’information qui finit par ne plus rien nous apporter et nous siphonner dans une spirale infernale.

apprendre à s’asseoir. et ne rien faire.

Les émulsions lipidiques

La nutrition parentérale apporte aujourd’hui les trois classes de macronutriments : glucides, acides aminés et lipides. Cela n’a pas toujours été le cas. Les émulsions lipidiques constituent une véritable innovation pharmacologique pour les patients bénéficiant d’une nutrition parentérale. L’Intralipide fut la première émulsion lipidique commercialisée au début des années 1960. L’apport de lipides a permis de prévenir les carences en acides gras essentiels et de diminuer les apports glucidiques majeurs qui dépassaient finalement les capacités d’oxydation de l’organisme, aboutissant à la stéatose hépatique.

Les émulsions lipidiques sont une innovation pharmacologique dans le sens où il n’était pas évident de synthétiser des micelles lipidiques microscopiques, stables sur le plan physico-chimique et tolérables pour l’organisme.

L’huile de soja est l’huile de référence utilisée dans l’Intralipide. Les émulsions d’huile de coton ont été écartées du fait d’une très mauvaise tolérance. Par la suite, au milieu des années 1980, les industriels ont développé de nouvelles émulsions, associant de l’huile de coco apportant des triglycérides à chaîne moyenne : le Medialipide. Ensuite, un autre laboratoire a développé une émulsion basée sur l’huile d’olive : le ClinOleic, argumentant essentiellement sur la meilleure tolérance au long cours de l’émulsion.
Quels sont les avantages de ces émulsions de seconde génération ?

Les avantages théoriques des triglycérides à chaîne moyenne sont les suivants :

  • béta-oxydation facilitée du fait du plus grande affinitée pour la lipoprotéine lipase et d’un passage transmembranaire mitochondrial indépendant du transport par la carnitine.
  • pas d’implication dans la synthèse de l’acide arachidonique donc neutralité sur les prostaglandines
  • toxicité hépatique moindre mais les études cliniques sont contradictoires.
  • pas d’accumulation dans le système réticulaire endothélial pouvant pertuber l’immunité
  • Probablement une influence moindre sur le rapport ventilation/perfusion que les émulsions composées uniquement de TCL comme l’Intralipide.

Les avantages théoriques de l’émulsion riche en huile d’olive sont essentiellement liés à la diminution de la quantité d’huile de soja, riche en acides gras polyinsaturés de la ligne n-6. Ce concept sera prolongé avec les émulsions de troisième génération qui en panachant différentes émulsions lipidiques diminuent les effets indésirables des excès de triglycérides à chaîne longue. Cette évolution passe surtout par l’adjonction d’huile de poisson. Les deux nouvelles émulsions sont le Lipoplus et le SMOFLipid. Le premier contient un mélange de TCM et de TCL et 10% d’huile de poisson. Le SMOFLipid est un mélange d’huile de soja, de TCM, d’huile d’olive et d’huile de poisson selon une répartition 30%/30%/25%/15%. Les huiles de poissons sont également disponible en émulsion séparée sous la dénomination commerciale d’Omegaven avec une littérature orientée sur l’amélioration de l’oxygénation des patients en SDRA.

Les huiles de poissons ont pour avantage essentiels de moduler l’inflammation en orientant la synthèse des prostaglandines vers des dérivés plutôt anti-inflammatoires.

La littérature médicale sur ces nouvelles émulsions est balbutiante. Il existe notamment des arguments en pédiatrie démontrant la très bonne tolérance hépatique des huiles de poissons ; ce qui peut être particulièrement intéressant pour ces jeunes patients souffrance souvent d’un grêle court. Il commence à exister quelques arguments pour une utilisation en périopératoire de chirurgie lourde sans conséquence néfaste sur la coagulation.