J’ai explosé mon Apple Watch

Non, je ne vais pas faire un article ouin-ouin. Je veux juste écrire cet article pour témoigner de la fragilité de l’Apple Watch.

La dernière Apple Watch, la Series 3 a été plutôt pensée et « marketée » pour le sport. Apple a beaucoup communiqué sur ce sujet et j’avoue qu’après quelques réticences je finissais par y croire.

La rencontre de la montre avec le carrelage de la piscine a mis fin à notre relation il y a environ deux mois. Ok, les montres ne sont pas pensés pour tomber par terre mais là j’ai été surpris de voir à quel point le verre « Ion-X » s’est fendu de toute part. Mes montres Garmin ont vécu beaucoup de cascades et s’en sont sorties avec quelques griffes.

Le prix de la réparation est élevé : environ 300 euros. Il n’y aucune solution de réparation par un tiers car les pièces détachées n’existent pas. Quelques personnes ont essayé d’utiliser des écrans de générations précédentes avec pas mal de couacs.

L’objet de mon article est de vous conseiller de prendre Apple Care+ si vous comptez faire du sport avec votre montre (je pense trail, vélo et natation). Avec cette (coûteuse) garantie, le changement d’écran est facturée environ 10% du prix de la réparation. Peut-être qu’il faut aussi envisager de poser un film de protection sur l’écran de la montre, voir utiliser une coque fine en silicone, je n’ai jamais eu en main une montre avec ces protections, je ne sais pas si les sensations sont fortement dégradées ou non.

Le message en filigrane est aussi le côté gadget de cette montre et des montres connectées en général. Avec des semaines d’utilisation, je n’ai pas vraiment regardé ce qui était tracké dans l’application Santé : fréquence cardiaque au repos, sommeil, pas, etc. Et si j’aimais bien utiliser quelques apps comme le bloc-note Bear et Siri pour des rappels « à la volée » je me rends compte que pendant deux mois *sans* la montre, il n’y a pas vraiment de moment où j’ai trouvé qu’elle me manquait.

Les débuts du magnésium en anesthésie

Twitter est retors, qui en douterait  ? alors que mon addiction pour le réseau social s’estompait à force d’être fatigué par ce que j’y lisais, un tweet sauvant le bébé avec l’eau du bain est apparu dans ma timeline :

Et voilà, je fais connaissance avec un collègue d’outre atlantique qui se passionne aussi pour une certaine façon de faire de l’anesthésie : utiliser moins de morphiniques.

Il est intéressant de noter que ce qui me semble être un des moteurs de sa stratégie est la terrible épidémie de toxicomanie aux opiacées dont souffre l’Amérique. Je pense qu’il veut limiter son utilisation des morphiniques pour éviter les phénomènes de tolérance aiguë (que je ne vois pas trop en pratique) et épargner au patient tout morphinique post-op qui pourrait le mener à une consommation récurrente et à l’addiction. Chez nous, je n’ai pas l’impression que la prescription d’une boîte de paracétamol+codéïne à la sortie de l’hôpital mène à tout ça mais je n’ai pas plus de recul que l’appel téléphonique systématique du lendemain. Bref.

S’en suit une discussion sur l’utilisation du sulfate de magnésium en anesthésie, il a l’air plus convaincu que moi et me transmet tout une biblio intéressante. Il y a notamment dans le lot un article de 1916 décrivant les premières utilisations chez l’homme à visée anesthésique.

Voici le troisième cas clinique qu’ils présentent dans cet article :

Plus de 500 mg par minute ! Soit environ une ampoule de MgS04 à 15% toutes les 3 minutes. Au démarrage de l’intervention, je comprends qu’ils ont accéléré la perfusion jusqu’à donner 1,3 g/min de MgSo4 pendant 13 minutes ! Don’t do this at home !

 

#FakeMed deux réactions/conclusions de la part de leaders du mouvement

a dérouler… c’est violent les réseaux sociaux…