You want to be tough, be tougher

J’ai écouté aujourd’hui le dernier Jogging Bonito. Les deux chroniques étaient encore très intéressantes ! Comme ça fait des mois que je mange des motivational clips sur You Tube en me défonçant la gueule sur home-trainer j’ai forcément envie de répondre sur la chronique d’Emir au sujet du dépassement de soi. Le travail est une valeur à laquelle je suis fortement attaché, alors j’aimerais donner quelques réflexions personnelles sur ce sujet.

Mais bien sûr que toute l’exagération des réseaux sociaux à grand coup de hashtag dégoulinant de sueur c’est de la merde !

Mais bien sûr que le travail, l’acharnement et se défoncer apportent de la satisfaction !

Je descends à l’instant du vélo après avoir poussé très fort. Je suis allé jusqu’à FC max ce qui est rare sur le vélo, jusqu’à ne plus arriver à tenir l’objectif de puissance que je m’étais donné. J’ai joué avec mes limites, je ne trouvais plus d’air… mais j’ai été à deux doigts d’un record perso alors je descends du vélo d’autant plus heureux qu’au départ j’avais la flemme +++ et que mon imagination essayait de me convaincre de transformer l’exercice en un truc plus facile. (Et puis j’aurais bien été boire un coup en terrasse avec ces premières chaleur (Dans le  Nord, si on passe les 15° on sait que ça va pas durer alors on fait terrasse/pelouse/bbq dans la journée, obligé !)).

Comme dit Joe Rogan dans son podcast « heureusement que je suis le fainéant le plus discipliné sinon je ne serais qu’une chiffe molle devant ma télé ! » La discipline de continuer à s’entrainer lorsqu’on n’a pas envie n’exclue pas l’intelligence de choisir un exercice adapté à son niveau de fatigue. L’envie de repousser les limites d’une journée pour faire un max de choses n’exclue pas non plus la compréhension que le repos et le sommeil sont des passages obligés pour atteindre ses objectifs. C’était l’objet de mon billet récent « des zig et des zags ».

Mais quelle satisfaction quand après des semaines de travail on est reçu à son concours; quand après des semaines de réflexion, un projet créatif abouti (un podcast par exemple :)); quand après des mois d’entraînement on bat son record… quand on se sent fort parce qu’on a durement travaillé, c’est un sentiment tellement puissant que je ne peux que vous encourager à travailler pour y goûter !

Alors oui, c’est à nouveau certain, il faut savoir prendre la com’ des réseaux sociaux pour ce qu’elle. A small incentive but not hard rules. Ca n’est pas en vous défonçant deux trois fois à l’entrainement que les choses vont changer, c’est en vous entrainant des heures, des centaines d’heures avec de longues minutes passées hors de votre zone de confort seront nécessaires pour progresser et établir de nouveau repères. Lorsque les plus tough annoncent qu’il faut devenir confortable avec l’inconfort c’est très difficile mais je perçois une part de vrai. En répétant chaque semaine l’exercice que je viens de finir, je finis par amadouer la difficulté, l’exercice me fait encore peur à chaque fois que je sais que je vais devoir le faire, mais lorsque j’y suis, j’y suis, j’amadoue la difficulté, je cherche des ressources mentales, j’essaye des trucs, I embrace pain pendant une fraction de seconde, et ça redevient horrible dans l’instant suivant… mais semaine après semaine des choses se passent que ça soit sur le plan mental et physique et je peux témoigner que c’est valorisant et que ça participe à être bien dans mes baskets !

Donc : regardez Rocky (surtout le 2 et le 3, le 1 est un peu long !), accrochez vous à des objectifs, donnez vous du temps pour y arriver et battez vous ! le travail paye !

GET AFTER IT

J’ai explosé mon Apple Watch

Non, je ne vais pas faire un article ouin-ouin. Je veux juste écrire cet article pour témoigner de la fragilité de l’Apple Watch.

La dernière Apple Watch, la Series 3 a été plutôt pensée et « marketée » pour le sport. Apple a beaucoup communiqué sur ce sujet et j’avoue qu’après quelques réticences je finissais par y croire.

La rencontre de la montre avec le carrelage de la piscine a mis fin à notre relation il y a environ deux mois. Ok, les montres ne sont pas pensés pour tomber par terre mais là j’ai été surpris de voir à quel point le verre « Ion-X » s’est fendu de toute part. Mes montres Garmin ont vécu beaucoup de cascades et s’en sont sorties avec quelques griffes.

Le prix de la réparation est élevé : environ 300 euros. Il n’y aucune solution de réparation par un tiers car les pièces détachées n’existent pas. Quelques personnes ont essayé d’utiliser des écrans de générations précédentes avec pas mal de couacs.

L’objet de mon article est de vous conseiller de prendre Apple Care+ si vous comptez faire du sport avec votre montre (je pense trail, vélo et natation). Avec cette (coûteuse) garantie, le changement d’écran est facturée environ 10% du prix de la réparation. Peut-être qu’il faut aussi envisager de poser un film de protection sur l’écran de la montre, voir utiliser une coque fine en silicone, je n’ai jamais eu en main une montre avec ces protections, je ne sais pas si les sensations sont fortement dégradées ou non.

Le message en filigrane est aussi le côté gadget de cette montre et des montres connectées en général. Avec des semaines d’utilisation, je n’ai pas vraiment regardé ce qui était tracké dans l’application Santé : fréquence cardiaque au repos, sommeil, pas, etc. Et si j’aimais bien utiliser quelques apps comme le bloc-note Bear et Siri pour des rappels « à la volée » je me rends compte que pendant deux mois *sans* la montre, il n’y a pas vraiment de moment où j’ai trouvé qu’elle me manquait.

Les débuts du magnésium en anesthésie

Twitter est retors, qui en douterait  ? alors que mon addiction pour le réseau social s’estompait à force d’être fatigué par ce que j’y lisais, un tweet sauvant le bébé avec l’eau du bain est apparu dans ma timeline :

Et voilà, je fais connaissance avec un collègue d’outre atlantique qui se passionne aussi pour une certaine façon de faire de l’anesthésie : utiliser moins de morphiniques.

Il est intéressant de noter que ce qui me semble être un des moteurs de sa stratégie est la terrible épidémie de toxicomanie aux opiacées dont souffre l’Amérique. Je pense qu’il veut limiter son utilisation des morphiniques pour éviter les phénomènes de tolérance aiguë (que je ne vois pas trop en pratique) et épargner au patient tout morphinique post-op qui pourrait le mener à une consommation récurrente et à l’addiction. Chez nous, je n’ai pas l’impression que la prescription d’une boîte de paracétamol+codéïne à la sortie de l’hôpital mène à tout ça mais je n’ai pas plus de recul que l’appel téléphonique systématique du lendemain. Bref.

S’en suit une discussion sur l’utilisation du sulfate de magnésium en anesthésie, il a l’air plus convaincu que moi et me transmet tout une biblio intéressante. Il y a notamment dans le lot un article de 1916 décrivant les premières utilisations chez l’homme à visée anesthésique.

Voici le troisième cas clinique qu’ils présentent dans cet article :

Plus de 500 mg par minute ! Soit environ une ampoule de MgS04 à 15% toutes les 3 minutes. Au démarrage de l’intervention, je comprends qu’ils ont accéléré la perfusion jusqu’à donner 1,3 g/min de MgSo4 pendant 13 minutes ! Don’t do this at home !