Une apple watch pour faire du sport

J’ai acheté une Apple Watch Series 3 (AWS3). Mon déclencheur d’achat a surtout été les évolutions de WatchOS et la possibilité d’écouter des podcasts sans avoir son téléphone sur soi (en bidouillant un peu). Je n’ai jamais mis de brassard à téléphone, je n’aime pas trop ça et juste une montre au poignet (enfin ptêt deux ;)) me séduit.

Vous me connaissez, je ne vais pas faire une présentation ou des tests exhaustifs. Nakan.ch et DCRainmaker font ça superbement. Il y a aussi le blog de Ian, triathlete, focalisé sur l’utilisation de l’Apple Watch Series 3 pour sa prépa Ironman

Lorsque l’Apple Watch est sortie en 2015, je me souviens avoir été super déçu des capacités de la montre. Je me disais que Garmin avait encore de beaux jours devant eux. Je ne comprenais le pari sur la montre comme accessoire de mode. En tout cas, je n’étais pas le coeur de cible et en bon fan boy, j’étais déçu qu’Apple ne semble pas vouloir de mon argent. Récemment, Apple a mis le paquet sur le côté fitness, et les progrès ont été substantiels. La firme de Cupertino (j’écris comme les sites de new Apple ;)) a monté un énorme labo pour rentrer pleinement dans le monde du fitness. Tout ça se sent dans l’AWS3.

Commençons par ce qui me plait vraiment dans l’AWS3 :

  • la configuration au déballage et au quotidien est facile (cf les difficultés de liaisons Bluetooth avec d’autres produits)
  • l’écran explose toute la concurrence
  • le combo Apple Watch + Airpods est top (ça arrive chez Garmin…)
  • la natation en piscine qui gère toute seule les pauses au bord du bassin
  • les données sont cohérentes (FC, allure, distance, VO2max dans l’app Santé)
  • l’ergonomie et légèreté de la montre
  • la batterie qui tient bien le coup pour ce que je fais de la montre
  • la connectivité avec le téléphone qui est solide, en eau libre, avec mon téléphone dans ma bouée, je pouvais envoyer des SMS avec Siri 🙂
  • Siri au poignet m’a vraiment fait passer l’envie de découvrir les enceintes-assistants personnels

Ce qui est un peu neutre mais intéressant :

  • Le suivi d’activité est performant
  • Les apps Activité/Santé ne sont pas à mon goût mais y’a un joli potentiel de croissance et d’amélioration
  • La visualisation de la FC en récupération
  • Les données de VO2max me paraissent cohérentes, au bémol près qu’elles fluctuent un peu trop vite
  • les bracelets se changent super facilement, s’ils étaient un peu moins chers, je me ferais une petite collection 🙂

Ce qui est un peu gênant :

  • l’écran tactile en nageant et la nécessité d’expulser l’eau
  • l’écran tactile impraticable avec des gants
  • pas de mode dédié « Musculation/Fitness/Crossfit » ! je suis vraiment étonné de ça. Ca va arriver pour sûr. (Il doit y avoir des apps tierces). Ceci dit le mode HIIT de la montre est censé répondre à cette activité.
  • pas d’utilisation « facile » des datas, exportation par app tierces, etc.
  • pas beaucoup de champs de données affichés, avantage sur la simplicité et l’affichage mais ça déroute un utilisateur avancé
  • pas de connexion ANT+ mais ça n’est pas étonnant
  • pas de possibilité de relier un capteur de puissance facilement (il faut passer par une app tierce et je pense qu’il faut avoir son téléphone avec soi mais je n’en suis pas sûr)
  • la batterie file quand même vite en activité

L’analyse des données recueillies sur l’AWS3 est un peu frustrante, pour retrouver vos données sur les autres plateformes, il y a aujourd’hui des solutions payants comme HealthFit ou RunGap.

En conclusion, je ne me vois pas faire un triathlon avec, mais sincèrement lorsque je lèverai le pied, je trouve que cette montre suffirait ! En l’utilisant plusieurs semaine d’affilée au quotidien, mon avis est bien plus solide et enthousiaste que lors de mon déballage pour aller à la piscine. Avec du recul, j’ai clairement précipité mon avis sur l’AW à la piscine. Garmin : brace yourself !

Chouette mise à jour chez Smashrun.com

Smashrun.com continue son développement. Ils continuent de jouer la carte de la visualisation des données plutôt que d’affronter une concurrence frontale sur la quantification de l’entraînement à-la-Training-Peaks ou SportsTracks.

Ils ajoutent de chouettes fonctions de visualisation des données sur les périodes fixe ou glissante. Ainsi sur leur graph du cumulé kilométrique glissant sur 365 jours, il devient possible de voir sur les trois autres graphes les sorties qui ont abouti au résultat.

Sur le graph allure/distance, il est possible de savoir la proportion des courses dans l’intervalle de vitesse/distance. Il est également possible de travailler avec le coefficient d’intensité maison : le SPI.

Smashrun récupère désormais la partie course à pied des activités multisports, un bon point pour les triathlètes.

Tous les détails sont ici.

Merci à cette équipe réactive et sympathique !

Progresser en course à pied

Après plus de 3 ans à m’investir dans la course à pied je commence à m’affranchir des modes et des rites et j’aimerais partager avec ce billet mes idées sur la progression en course à pied.

(Disclaimer : il ne s’agit pas de donner la moindre leçon mais plus de tirer des conclusions suite à des pièges dans lesquels je suis tombé et de discuter du sujet )

 

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