brève de couloir

Ce matin, à mon arrivée dans le service de chirurgie générale, j’entends une aide-soignante tendre un ECG à l’interne de chirurgie. Le super-bizuth frais moulu de l’ECN regarde le papier d’un air embêté et…    … son regard s’illumine à mon arrivée. Je le sentais venir gros comme une maison… « tiens montre plutôt ton électro à l’anesthésiste ! »

 » – Vous voulez bien regarder ça ?

– C’est quoi ?

– Ben un électro

– De quel patient ?

– c’est mon électro, j’ai eu des palpitations ce week-end (sic)

– ah… bien… mais je ne pense pas que ce soit ni le lieu ni le moment. A mon sens votre médecin traitant me semble la meilleure personne à qui parler de votre problème » dis-je sur un ton plutôt gentil-désolé.

Ouille ouille ouille, que n’avais-je pas dit là ! L’AS-fausse-blonde-rutilante m’a jeté un regard noir d’une violence incroyable. J’ai eu l’impression d’étouffer un bébé chat au milieu d’une classe de CE2.

Bien désolé de cette colère mais résolu j’ai continué le tour avec l’IDE.

30s plus tard je l’aperçois en train de tendre l’ECG (étude en double aveugle) à l’assistant-de-chirurgie-à-qui-je-ne-confierais-pas-un-panaris  et je l’entends demander une troponine… oh my god… je m’échappe vite avant de le voir lui proposer un pontage coronaire sur la table de l’office !

Finalement, j’ai été rassuré de la voir quelques heures plus tard fumer ses clopes sur le parking. Elle n’a pas fibrillé, ouf.