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Créer un flux RSS depuis PubMed

Voici un petit guide rapide pour créer un flux RSS à partir d’une recherche PubMed.

Un flux RSS (RSS Feed en anglais) est un flux de données qui est régulièrement mis à jour. Par exemples les titres d’un journal peuvent constituer un flux RSS. Y compris les revues médicales, ici vous trouverez par exemple, le flux du sommaire de l’American Journal of Clinical Nutrition.

Autre exemple, vous pouvez trouver ici une liste d’infos que j’ai aimées, que je rediffuse à mon tour, c’est une des possibilité offerte par Google Reader.

On peut enregistrer une recherche PubMed sous forme de flux, ainsi lorsqu’un nouvel article répondant à vos critères paraîtra vous l’obtiendrez automatiquement dans votre lecteur de flux RSS.

Il existe plusieurs lecteurs de flux RSS. Il existe des applications intégrées aux navigateurs web comme Internet Explorer ou Safari (attention Google Chrome ne le supporte pas nativement). Il existe aussi des applications « tout en ligne » comme Google Reader (c’est la solution que j’ai choisie pour des raisons d’interoperabilité avec d’autres applications) ou encore  des applications dédiées à installer sur votre ordinateur (pas forcément pratique lorsque l’on n’a pas de droits d’administration). En pratique on va utiliser Google Reader ici.

Tout d’abord il faut créer un compte Google. Il sera utile pour accéder à Google Reader si vous n’avez pas déjà un compte Google (qui vous permettra des dizaines d’autres choses gratuites par ailleurs : agenda partagé, mail, stockage photo, etc.)

Rendez-vous sur www.google.fr ; tapez « créer un compte google » dans le moteur de recherche. Vous devriez rapidement arriver sur une page de création de compte :

Entrez votre adresse email habituelle, un mot de passe solide. Google vous demandera de passer à travers deux vérifications pour éviter les spams : d’abord la classique image qu’il faut transcrire en caractères puis Google vous demandera votre numéro de téléphone portable pour vous envoyer un code d’activation.

Voilà votre compte Google est créé.

Ensuite, rendez-vous sur PubMed.

Dans PubMed il convient de trouver les bons mots clés pour votre recherche. Pour cela il faut utiliser le MeSH Browser : soit vous dérouler la boite de dialogue située immédiatement à gauche du champ de recherche jusque « MeSH » soit vous cliquez sur le lien « Mesh Database » en dessous de la colonne « Ressources » en bas à droite.

Imaginons que nous voulons suivre l’actualité médicales sur les « oméga 3 ». Le terme ne parait pas optimal, n’est-ce pas ? Entrons le tout de même dans le champ de recherche. Puis lancez la recherche, le mot-clé correct apparait : il s’agit de Fatty Acids, Omega-3.

Cliquez sur cette première proposition, puis cochez la case à gauche et dans la boite de dialogue Send To, choisissez « Search Box with AND »

Lancez la recherche Pubmed en vérifiant bien que vous recherchez sur PubMed et que vous n’êtes pas resté dans le « MeSH Browser » : il s’agit du menu déroulant en haut à gauche.

Les résultats concernant les oméga 3 apparaissent. Des milliers de résultats, on va simplifier la recherche grâce aux « Limits » du moteurs de recherches. On choisira les articles des 30 derniers jours par exemple.

Ensuite il faut créer le flux RSS en soit. Pour cela, il faut cliquer sur le petit bouton orange à côté du champ de recherche.

La boite de dialogue « RSS Settings » apparait, vous n’avez qu’à choisir un nom pour ce flux par exemple : « Oméga 3 ». puis cliquez sur « Create RSS ».

Une toute petite boite de dialogue avec un petit bouton XML apparait.  Cliquez sur ce bouton XML.

Une nouvelle page apparait dans votre navigateur avec le flux RSS.

A ce stade vous pouvez soit choisir d’utiliser votre navigateur pour suivre les flux ou utiliser Google Reader. Pour utiliser Google Reader, il suffit de copier l’adresse de votre flux RSS du type : « http://eutils.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/eutils/erss.cgi?rss_guid=1XqGRY609FjiTJgottcgp-y8moZE5-prYh1K-qEIzj2sOh25fY »

Rendez-vous dans Google Reader.

Cliquez sur « Ajouter un Abonnement », et collez l’URL que vous venez de mettre dans le presse-papier.

Votre flux apparait désormais dans Google Reader. Vous n’avez plus qu’à vous familiariser avec Google Reader.


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L’hydratation du sportif

Je suis un modeste pratiquant de la course à pied, pas très rapide, pas d’exploit, mais j’aime ça. J’aime ça et j’ai envie de courir longtemps… Tous les rhumatologues vous le diront  : « le sport c’est mauvais pour la santé ! » En effet si la pratique d’une activité physique régulière est bénéfique pour la santé, le sport à haute dose et notamment ceux qui sollicitent énormément les articulations peuvent user prématurément le pratiquant. Parmi les adeptes de la course à pied combien ont déjà ressenti des douleurs tendineuses ou articulaires ?

L’hydratation est un point clef pour essayer de prévenir bon nombre des petits tracas du sportif. Dans l’agglomération lilloise, les coureurs se retrouvent dans le plus grand espace vert, la Citadelle, pour pratiquer leur sport favori. Lorsque j’y vais, je suis frappé par le fait de voir si peu de monde avec une bouteille à la main… Je vous rappelle que l’on est constitué de ce que l’on boit et mange ET que l’on est constitué d’environ 70 % d’eau… Je répète nous sommes faits de 70% d’eau. L’eau ne vous parait toujours pas importante ? OK, je sors !

La course à pied augmente sensiblement nos pertes hydriques de multiples façons : augmentation de la ventilation et perte de vapeur d’eau, transpiration, augmentation de la diurèse du fait de l’augmentation du débit cardiaque, etc. Il me parait donc extrêmement important de s’hydrater même pendant les efforts courts de moins d’une heure. Au delà c’est tout simplement indispensable.

En plus de l’eau absolument nécessaire au bon déroulement de l’effort, la boisson peut également apporter des sucres, des sels, voire des acides aminés. L’intérêt d’apporter des sucres et du sel est tout d’abord dans l’amélioration de l’absorption intestinale de l’eau, l’eau « suivant » les sucres et le sel dans les pompes qui font passer les nutriments « de l’intérieur de l’intestin » vers le sang. De plus les apports de sucres seront tout à fait intéressant pour apporter un peu d’énergie à vos muscles limitant ainsi la consommation de glycogène intramusculaire. De plus si vous voulez faire très chic vous pouvez aussi prendre des boissons contenant quelques acides aminés comme les acides aminés ramifiés (leucine, isoleucine et valine – branched chain amino acids des anglo-saxons) qui faciliteront l’homéostasie musculaire. Malheureusement ces acides aminés sont peu solubles et on peut difficilement ajouter des doses significatives. De plus, seuls, ils ont un goût amer et en forte quantité l’augmentation trop importante de l’osmolarité (nombre de molécules « actives » dans une solution) de la solution peut être mal vécue par votre intestin.

En pratique, l’industrie vous propose plein de produits miracles pour remplir vos gourdes, mais tout cela a un coût non négligeable… Certes les maltodextrines regroupant plusieurs sucres dans une chaine vous apporteront plus d’énergie que du sucre en poudre mais je ne suis pas sûr que vous ressentirez la différence lors d’un entraînement court… Voici donc une petite solution pratique que j’utilise et que je vous recomande :

J’ai acheté un sympathique petit bidon de 500 ml avec une poignée facilitant l’accroche pendant l’effort (15 euros), j’utilise ma petite balance de cuisine pour mettre environ 25 g de saccharose (sucre en poudre classique quoi ! saccharose = fructose + glucose, les deux sont intéressant pour le métabolisme dans l’effort, prix =0,0006 euros), un petit peu de sirop sucré type jus de citron (moins de 0,10 euros) pour aboutir à 30 g de sucres ajoutés, une pincée de sel et hop on a une excellente boisson pas chère pour l’entrainement ! Si vous voulez poussez au comble du chic, je rajoute quelques grammes (3-4 dans 500 ml, 10 cents à peu près) d’acides aminés ramifiés (AAR) dans la solution (cf ci dessus pour les désagréments). J’ai choisi ce produit pour le ration intéressant d’acides aminés branchés, la présence (« placebesque ») de glutamine et son faible coût.

En rentrant de mon entraînement, je continue de boire de l’eau riche en minéraux et en bicarbonates type Badoit, Rozanna et à prendre des boissons sucrés comme du jus d’orange ou mon petit cocktail maison enrichi avec un peu plus d’AAR. Comparez donc le coût (25 cents max) de ma solution avec celui des produits commerciaux comme le Regen (Entre 1 et 1,5 euros la dose)… qui contiennent des doses homéopathiques de micronutriments qui n’ont à ces doses là qu’un seul intérêt marketing…

update : on peut trouver en pharmacie de la poudre de maltodextrines pour panacher ses apports en glucides, ça s’appelle CALOREEN et c’est vraiment  pas cher. Aujourd’hui je privilégie quelques cuillères de Caloreen à l’utilisation du saccharose : faites des essais et comparer les coûts vous comprendrez vite où est votre intérêt !

Des questions ?

Update (post-marathon) : j’ai eu mal aux guiboles quand même avec ma boisson miracle 😉 et de façon concomittante au marathon, y’a ceci qui est sorti :

http://www.cell.com/cell-metabolism/abstract/S1550-4131(10)00304-9

<< Recent evidence points to a strong relationship between increased mitochondrial biogenesis and increased survival in eukaryotes. Branched-chain amino acids (BCAAs) have been shown to extend chronological life span in yeast. However, the role of these amino acids in mitochondrial biogenesis and longevity in mammals is unknown. Here, we show that a BCAA-enriched mixture (BCAAem) increased the average life span of mice. BCAAem supplementation increased mitochondrial biogenesis and sirtuin 1 expression in primary cardiac and skeletal myocytes and in cardiac and skeletal muscle, but not in adipose tissue and liver of middle-aged mice, and this was accompanied by enhanced physical endurance. Moreover, the reactive oxygen species (ROS) defense system genes were upregulated, and ROS production was reduced by BCAAem supplementation. All of the BCAAem-mediated effects were strongly attenuated in endothelial nitric oxide synthase null mutant mice. These data reveal an important antiaging role of BCAAs mediated by mitochondrial biogenesis in mammals. >>

UPDATE du 23 octobre 2010 et Ajout le 30 jan 2011, j’explique les sirtuins par ici : http://goo.gl/epff7

Un peu de biblio (positive et négative) sur les acides aminés ramifiés et le métabolisme musculaire : c’est par ici.