De l’importance des zigzags

 

« des zigs et des zags, ça fait toujours des kilomètres » et « de l’importance de savoir ne rien faire » : deux aspects de ma philosophie de vie.

J’ai envie de raconter plein de choses. Je réfléchis à donner un peu de cohérence à tout ce qui me traverse la tête et ce qui sort de ma réflexion c’est une nouvelle fois (cf ici) l’importance de louvoyer entre des habitudes, une régularité, une certaine forme de fidélité à soi même et le bénéfice de s’écarter régulièrement de son mode de fonctionnement pour aller se nourrir de nouveautés et remettre en question ses pratiques.

Mon principal ressenti récent est autour de la gestion du sommeil en perspective de mon objectif de l’année qui est de faire mon premier triathlon format Ironman. Je rappelle qu’un triathlon de cette distance c’est 3,8 km de natation en eau libre, 180 km de vélo et 42 km de course à pied. Ironman est une marque, je vais participer à une course de cette distance qui n’est pas organisée par la marque Ironman : Challenge Roth.

Pour moi, la préparation de ce genre d’épreuve relevait de l’opération commando. Il y a tout un imaginaire qui s’est mis en place autour de ça, et lorsque la personnalité de Jocko Willink est apparue dans mon fil Facebook (via le groupe Facebook de notre coach) ça a fait totalement sens avec mon objectif.

Cela faisait encore plus sens que pour le petit garçon frêle que j’étais, les gros héros costauds m’ont toujours fortement impressionné : Rocky, Rambo ou Schwarzy dans Commando… (mettons en décalage Bruce Lee, quoique…) La figure mythique du guerrier aligné avec le divertissement américain, on pourrait dévier du champ de ce billet pour en parler mais je ne cherche pas d’explications à ça. Et pour l’anecdote, ça m’a bien plus lorsque David Goggins (un autre costaud) explique que Rocky a participé à changer sa vie.

Toujours est il que j’ai commencé à me lever parfois très très tôt pour caser mes entraînements au beau milieu de l’hiver. Je suis plutôt naturellement matinal, donc l’effort était modéré. Et puis la satisfaction d’arriver au travail à 8h02 en ayant déjà accompli des choses dans ma journée était un moteur puissant.

Mais, la fatigue s’installe insidieusement. Et puis, c’est normal d’être fatigué lorsqu’on s’entraine beaucoup. Ca s’inscrivait bien dans mon chemin de croix vers l’Ironman où la course serait une forme de libération dans l’accomplissement. Je sais bien que ce rythme de vie pourrait s’inscrire dans ce que mon ami Didier appelle souvent la conduite ordalique du triathlète.

Et puis, suite à des épisodes infectieux d’une banalité déconcertante, j’ai décidé de revoir ma copie. Ainsi, j’ai allégé mon état d’esprit en transférant l’organisation de mon entraînement à mon coach favori Julian Nagi. J’ai gardé ma mentalité de soldat, mais là juste sur le versant respect des ordres, plus version Rambo solitaire seul contre la terre entière.

Et le principal truc sur lequel nous avons travaillé c’est l’évitement de la fatigue, et ça passe par une organisation maligne du planning d’entrainement, des arbitrages difficiles (plus de longue sortie vélo le dimanche avec les potes) et savoir parfois se passer d’un réveil le matin.

Attention ! il est facile ensuite de glisser vers la facilité, mais la nécessaire régularité des entraînements rappelle à l’ordre ! Pas possible non plus de se vivre en mode glandeur la préparation à ma course de l’année… mais il est intéressant de constater que lorsqu’on introduit un peu plus de facilité on est vite aspiré par celle-ci. Il faut conserver de la discipline !

Aujourd’hui, je me sens beaucoup mieux, je pense que je progresse sportivement et je vais m’entraîner sans lassitude. Que du positif ! Bien sûr on peut lire partout l’importance de la récupération quand on sollicite beaucoup son corps. Toute la difficulté est de savoir régler les curseurs, c’est véritablement une sagesse que se connaître suffisamment pour savoir lever le pied convenablement. Et c’est véritablement en ne faisant rien qu’on évite les ennuis (réflexion à mettre en parallèle avec l’anesthésie). Cette face en négatif de l’entraînement n’est pas évidente à appréhender et j’ai l’impression de passer un cap en faisant la transition d’une connaissance théorique à la mise en pratique.

Enfin, je peux dire que malgré ma sensibilité aux figures héroïques et aux champions en général, j’apprends progressivement qu’il est intéressant de s’inspirer d’eux, de faire marcher son imagination autour de ces personnages sans copier leurs comportements ou leurs entraînements. Encore une fois, il faut louvoyer pour trouver sa voie.

Le bracelet d’activité : pourquoi faire ?

Les bracelets d’activités vont déferler en 2014, Garmin lance le sien, beaucoup d’autres sont en préparation ou en amélioration, la concurrence semble rude. Il y a toute une génération qui vit avec les réseaux sociaux à conquérir, il y a du pognon à faire, l’industrie met le paquet. Ces objets vont-ils nous être utiles ?

Après avoir testé quelques mois le Jawbone Up cet été j’ai envie de partager avec vous ma vision du futur flop des bracelets d’activités. Je peine à croire que ces objets vont modifier la vie des gens en leur permettant de bouger, dormir ou manger différemment. Toutes ces activités basiques sont des tranches de vie qui nous sont tellement propres que je n’arrive pas à croire que de visualiser les chiffres sur un écran va réellement impacter le mode de vie.

Je prends l’exemple du sommeil. On se connait à peu près tous. On sait à quelle heure on pique du nez, on sait à quelle heure on doit se lever pour aller au boulot et surtout on sait quand on se réveille si la nuit a été bonne ou non ! Pourquoi s’enticher d’un appareil pour mesurer ça ? Pour faire des stats ? Pour voir qu’en moyenne on dort 6h24 par nuit ? J’avais été séduit par la fonction réveil du Jawbone Up mais l’aspect nouveauté passé je l’ai mis en pause comme un réveil classique. Ni plus ni moins.

Tous ces appareils veulent également vous inviter dans la grande communauté des gens qui bougent… on crée la course à celui qui sera resté le moins longtemps le cul sur sa chaise ou qui aura monté le plus d’escaliers. Bon. Je crois que j’ai pas tellement besoin d’en dire plus vous voyez ou je veux en venir : ces bidules ne servent à rien du tout.

Le vrai test du bracelet Up de Jawbone

Je me suis laissé tenter par le bracelet Up de Jawbone fin juin. C’est la fonction réveil qui m’intéressait le plus. Je n’ai pas d’intérêt du tout dans la mesure des calories ingérées et le compte des pas ou la mesure de l’activité physique est secondaire pour moi.

Bon clairement ça fait cher le réveil : 129,90 euros. Mais mon côté “early adopter” a pris le dessus sur la raison ! Je vais donc partager avec vous mes impressions sur cet appareil sans détour. J’ai acheté l’appareil et je ne suis pas du tout un bloggeur-homme-sandwich. Pas de quartier ! Continuer la lecture de « Le vrai test du bracelet Up de Jawbone »