La douleur chez le sportif

On entend souvent dire que les sportifs sont des masochistes. Je ne suis pas d’accord. Je trouve ça difficile de s’entraîner intensément, et je ne « kiffe » pas me mettre en difficulté. Ce que j’aime c’est avoir le courage de sortir de ma zone de confort. Ainsi je me rends compte que les contours de cette zone sont flous et que je peux aller bien plus loin que je ne pense. Se dépasser dans le sport est un formidable moyen de construire de la confiance en soi. Rien que ça justifie le fait de se lancer dans de l’entraînement qui me pousse dans mes limites.

La Tête au Carré, émission que j’aime bien, a traité récemment de la douleur chez le sportif en s’appuyant sur un reportage de Radio France.

J’ai apprécié l’approche avec un focus important sur les techniques mentales pour gérer la difficulté de l’effort intense. Je crois que c’est vraiment un sujet passionnant qui peut être extrapolé à beaucoup d’autres situations. Allez donc écoutez, c’est sympa et on comprend bien que lorsque le sportif dit qu’il « veut se faire mal » c’est surtout une expression pour dire qu’il sort de sa zone de confort, je ne crois pas qu’il y ait une recherche de phénomènes physiques douloureux. Vraiment pas.

2 réflexions sur « La douleur chez le sportif »

  1. Je suis entièrement d’accord avec toi ! Le sport dépasse largement le physique : c’est souvent une question de mental.
    Oui, il peut y avoir de la « douleur », mais c’est aussi ça qui est agréable. Dans ces moments-là, on analyse ce qui se passe dans notre corps, et cela peut suffire à soulager les sensations désagréables. Et je trouve qu’il n’y a rien de plus motivant !
    Un grand merci pour ce billet si juste.

  2. J’ai vu, ou plutôt écouté, le reportage de Radio France ! Cela m’a rappelé des souvenirs, quand je m’entraînais à l’INSEP… Oui, le sportif côtoie la douleur, il travaille avec, s’en accommode, plus ou moins bien suivant les jours. Mais je ne pense pas qu’il soit masochiste, loin de là ! Le seul but, c’est la progression dans le geste, l’avancée, mais pas la douleur. Merci d’avoir parlé de ces petites discussions avec la douleur 🙂 A écouter avec les oreillettes… Respirez !

Répondre à Laurent Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *