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Nouvelles expériences avec Super Sapiens

Test de prise calorique pendant l’effort, d’abord fatmax 30 min, puis 30 min où j’ai bu 500 ml de boisson glucidique maison à base de Malto (25 g) puis une prise de pâte d’amande (40g) .

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Test suivant, dernière prise alimentaire il y a 14-15h.

Début de l’exercice par 30 min en zone fatmax (170 W, FC 120) puis 30 min en zone 2 autour de 200 W et 140 de FC. La glycémie n’a pas du tout bougé contrairement à la fois précédente en zone 2. Je suspecte que ma glycogénolyse hépatique était déjà fortement activée et qu’il n’y a pas cette vallée glycérique du démarrage de l’exercice en zone 2. Ca n’est qu’une hypothèse !

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Test d’un porridge bien costaud avec oléagineux et sirop d’érable suivi d’un exercice costaud consistant en 2 x 20 min autour du FTP. Le porridge bien que très dense énergétiquement n’explose pas ma glycémie comme le fait pain/pâte à tartiner. Stabilité de la glycémie pendant un effort difficile.

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Observation régulière : la glycémie en hausse après une charge glucidique s’abaisse très vite dès lors que je démarre un effort, même « simple » comme mon trajet vers le travail. Un bénéfice métabolique au vélotaf ?

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Ici, prise de tartine et confiture, sur ce jour c’est mieux sur la glycémie que tartine+Nutella. Et puis vers 8h50, prise de 30g d’esters de cétones sous forme de KE4 (un « vieux reste » dans mon frigo). 45 min après je me sentais un peu bizarre. Probablement les corps cétoniques qui apparaissent dans le sang et la petite hypoglycémie constatée. Je crois me souvenir que j’avais lu que ça pouvait arriver dans l’article de Cox mais je ne me souviens plus du mécanisme. Après la correction de cette petite hypo sans prise alimentaire, j’ai démarré un exercice qui consistait en 15 min d’échauffement très cool, 45 min de zone 2 et 10 min au seuil. Ma glycémie est resté stable pendant cette exo, plutôt tendance basse comme je l’ai déjà constaté en zone 2.

petite hypo à cause des cétones ?
cruising in zone 2

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Tartines confiture avec 2 oeufs, difficile de savoir à quelle heure je les ai mangés n’est-ce pas ?

Un peu plus tard, longue sortie à pied avec beaucoup de zone 2. Glycémie plutôt tendance haute.

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Ici une arythmie glycémique 😉 sans aucune prise alimentaire. Effet du cortisol ? Petit mystère.

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Ici, expérience d’exposition au froid. Très courte exposition : moins de 5 min avec moins de 2 min de trempage dans l’eau mais décharge adrénergique avec pic très court de glycémie. Notez la petite augmentation de la glycémie avant le pic, stress d’anticipation ?

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Ici, deux oeufs vers 8h45 puis sortie vélo dans le froid, la pluie et le mélange de neige et de boue. Courte sortie avec retour à la maison avant 11h. Triste de ne pas avoir pu tester convenablement Super Sapiens sur une sortie longue sans manger.  Vers 11h45, sensation de faim en préparant le repas. Est-ce que ce pattern bref « diminution-correction » est un truc à rechercher lors d’un effort long pour prévenir une fringale ? Je ne sais pas mais c’est une piste.

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Repas record en matière d’excursion glycémique. Palette de porc, lentilles, pommes de terres rissolées (grasses donc), petits pois. Je n’ai pas vu dans ma période de surveillance une telle aire sous la courbe. Il y avait eu un peu de sport le matin sans collation après. Pas de grignotage dans les heures précédentes. Une des rares fois où j’ai vu ce petit « overshoot » avec une « baisse » de glycémie qui s’est associée avec une *envie* de manger.

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Encore une insomnie avec difficulté d’endormissement. Là aussi, je n’ai pas mangé assez de calories je pense, notamment pas assez de glucides. J’avais déjà lu que le grignotage de nuit mettait à mal le métabolisme avec « un peu d’insuline-résistance » la nuit. Là, le grignotage du pain a sacrément secoué ma glycémie :

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Énorme petit déjeuner glucidique (3 crêpes pancakes avec banane, sirop d’érable et noix de pécan.) Démarrage du trajet vers le travail, ça « aspire » le sucre et hop rebond après tellement j’en avais dans l’estomac 😉

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Moyenne sur deux semaines, je ne sais pas si c’est « bon ». Je ne suis pas tout à fait dans deux semaines normales pour moi…

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Je dois encore vous partager l’exemple d’une sortie un peu longue sans apport. La météo et le travail n’ont pas rendu ça possible. Ici 3,5h sur le home traîner que je détaillerai dans un billet à venir.

 

10 réponses sur « Nouvelles expériences avec Super Sapiens »

oula que de test, c’est dense… Je retiens que le sport est toujours positif apres un abus, même léger… pour le reste … Marrant le rebond apres 3 crêpes pancakes avec banane, sirop d’érable et noix de pécan. bonne recette pour un effort plus long? Merci de tes retours.

Super intéressant même si je ne pense pas avoir bien intégré
L épisode nocturne est intéressant, j ai en effet lu quelques articles scientifiques sur le grignotage avant le dodo glycémie/insuline/perturbation du sommeil/melatonine…
Mais si tu devais délivrer ta pensée sous forme de conclusion à ce florilège de mesure ?

je réfléchis à un billet de conclusions… j’avais des contacts avec un gars du marketing chez eux mais il répond à ses mails une fois par mois… emoji-blasé.

J’ai encore un capteur que je compte utiliser pendant une grosse semaine de sport, à voir.

Pour le moment je dirais wait and see.

Merci pour ta réponse!
Impressionnante les montées de la glycémie en fonction de ce que tu as ingurgité en regard de sa charge glycemique, notamment le petit repas lentille/pdt/palette, édifiant….je le rappelle avoir lu que même les protéines (palette) provoquaient des sécrétions d insuline, mais je suis un profane…..

Bonjour, oui ce repas est particulièrement étonnant. Mais à travers cet exemple ponctuel, je comprends qu’il est finalement très très difficile de « prédire » sa réponse via la constitution du repas. Des mêmes repas (la même pizza) m’ont fait réagir différemment le soir et le midi.

Oui les protéines enclenchent aussi une sécrétion d’insuline. Ordre de grandeur moindre qu’avec des glucides simples.

Dans le cas de ton exemple de la pizza, n y aurait il pas aussi un rapport avec les courbes de sécrétion des lipases, protease et insuline ?. Lipases et proteases étant (de ce que j ai lu) à leurs max matin jusqu a la période du déjeuner et insuline en fin de journée à partir de 16/17h. Digestion et assimilation et métabolisation seraient différentes en fonction des périodes de la journée, qu en penses tu ? C est une vue certainement simpliste ou fausse…

Salut,
Très intéressant ton expérience.
A moins d’avoir loupé qqch dans ton exposé, aurais tu pris une mesure de glycémie capillaire également afin de voir la différence par rapport à ta glycémie interstitielle à un moment T ??

Bonjour Vincent,
merci pour ton commentaire.

Je n’ai pas fait de mesure de glycémie capillaire.

Par le passé, avec d’autres appareils il fallait le faire. Le Freestyle libre est suffisamment éprouvé pour s’en passer je pense. Il y des patients qui l’utilisent pour jauger la dose d’insuline qu’ils s’injectent. C’est que ça fonctionne assez bien pour répondre à ma simple curiosité sportive !

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