abonné absent (#PrivésDeMG)

Récemment on s’est occupé dans le service d’un patient avec une maladie rare, grave et invalidante.

La prise en charge médicale était délicate mais gérable.

Ce qui s’est avéré beaucoup plus compliqué c’est de mettre le patient dans le circuit de soin parce que la vie a semé beaucoup d’embûches dans la vie de ce patient, défavorisé socialement il s’est fait volé son unique téléphone… Rendez-vous manqué, organisation difficile dans un programme opératoire « surbooké ».

Le patient est revenu en consultation grâce à son médecin traitant. Nous avons dialogué avec le MG, il s’est déplacé chez le patient pour prendre le temps de lui expliquer l’enchaînement des rendez-vous, et que « oui il était nécessaire de voir un médecin anesthésiste avant une opération… » et on a finalement réussi à faire l’opération en urgence.

L’intervention s’est bien déroulée.

Que serait-il advenu de ce jeune patient s’il avait été #PrivésDeMG ?

Le relais avk héparine pour une chirurgie

Récemment, j’ai été assez irrité par un collègue médecin généraliste qui a relayé la fluindione d’une patiente par du fondaparinux (sic). La patiente avait également de l’aspirine, avait déjà fait un AIT, une insuffisance rénale chronique entre 30 et 40 de clairance et un degré de compréhension médiocre de la situation. Fort heureusement elle devait bénéficier d’une coloscopie diagnostique non urgente. Je l’ai renvoyé chez elle.

Le médecin qui a fait ce relais n’est pas son médecin traitant. J’ai demandé à la patiente s’il avait pris en considération notre « petit courrier » : « oui il a dit que ça se faisait plus ! » Hum.

Cette situation m’a interpellé vis à vis de deux problèmatiques : celui de la pratique médicale du relais AVK-héparine en tant que telle, et notre pratique d’anesthésistes qui communiquons peu (ou en tout cas de façon très hétérogène) avec les médecins traitants. Continuer la lecture de « Le relais avk héparine pour une chirurgie »