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The invisible gorilla

J’aime ce classique, on me l’a remontré aujourd’hui et j’ai eu envie de vous le partager.

Plus d’infos sur le site http://www.theinvisiblegorilla.com

Soyez attentifs dans la vie 😉

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freak

Question à mon ami Greg

Salut Greg,

je profite de quelques jours de congés pour lire pour me divertir plutôt que de m’abrutir en scrollant les suggestions de You Tube. (J’ai l’impression que ces boucles infinies d’images ont un mauvais impact sur ma cervelle.) J’ai donc réouvert le livre d’économie de Gilles Mitteau de la chaîne You Tube Heu-reka. Comme tu le sais, mon éducation économique est nulle. La filière S à la fin des années 1990 a curieusement gommé tout intérêt pour l’économie alors que ça concerne tout le monde. On devrait tous avoir une éducation économique comme on reçoit une éducation historique. Je m’intéresse à l’économie ces dernières années pour mieux comprendre le monde et appréhender sa complexité. De façon provocatrice j’ai eu mes premières lectures économiques en m’intéressant aux cryptomonnaies. C’est un peu comme si je m’intéressais à la parentalité en me jetant dans la passion du B.A.S.E. jump mais ceux qui me connaissent reconnaitront un peu de mon style… Au fond tu sais que je mets en avant certaines tocades tout en gardant du pragmatisme.

J’étais donc en train de lire le livre sur l’économie de ce très bon « vulgarisateur » et je me posais des questions sur la finance et l’achat d’actions sur le marché secondaire.

J’ai l’impression que l’entrepreneur qui trouve des financements avec un « banquier d’affaires » pour améliorer son entreprise et in fine recruter et payer des salariés est une sorte d’idéal selon mon imaginaire des gens qui font des choses concrètes dans l’économie.

Est-ce que acheter des actions participe à court terme à l’économie réelle ou est-ce qu’on peut admettre qu’on souhaite conserver son argent dans le temps par le véhicule de l’achat de titres dans le but de la dépenser plus tard et donc in fine avoir un impact sur l’économie réelle en dépensant cet argent plus tard  ? (pardon pour la lourdeur de cette phrase)

Merci par avance pour ta réponse

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sport triathlon

Le train norvégien

Depuis 1 an, les triathlètes norvégiens sont en haut de l’affiche. Gustav Iden et Christian Blummenfelt prennent toute la lumière et les médailles. C’est marquant car ils s’entrainent à deux depuis des années et après les jeux olympiques de Rio, le coach Olav Alexander Bu a pris en main leurs entraînements en s’appuyant sur énormément de données physiologiques. Comme ils sont couronnés de succès et paraissent (aujourd’hui) invincibles, tout le monde du triathlon cherche à comprendre les clés de leurs succès. Du coup, comme en plus ils ne sont pas les derniers à s’engager dans le sport business, on les voit beaucoup dans les médias. Je me suis enchainé pas mal d’interviews pour essayer de comprendre et espérer trouver des choses applicables pour les amateurs comme moi.

Commençons par le commencement, ces athlètes n’arrivent pas là par hasard. Ça fait plus de 15 ans d’entraînements réguliers en endurance. En matière de base d’endurance, vous êtes servis.

Ensuite, quand j’écoute les propos d’Olav Alexander Bu, j’ai du mal à retenir des choses précises qui soient transférables (il est prudent dans ses propos) mais j’ai quand même noté quelques grands principes que j’aimerais discuter avec vous.

  • Contrairement au vélo professionnel, il n’y a pas de focus sur le rapport poids/puissance. On est tous frappé par l’aspect costaud de Kristian Blummenfelt. Olav Bu rappelle que de façon factuelle « Blu » a toujours mieux performé à des poids élevés que lorsqu’ils ont essayé de maintenir un poids bas. Dans le triathlon, le contrôle du poids n’est pas aussi important qu’en cyclisme ou en course à pied longue distance. Plus important : on a besoin d’un max d’énergie pour faire beaucoup d’entraînement et développer des adaptations. Dès qu’on est en dette calorique, c’est la porte ouvertes aux problèmes. Notez comme Iden et Blu ont eu peu de blessures ces dernières années. Pas de suppléments magiques of course, pas de régime spécial.
  • La technologie est là pour adapté individuellement les entraînements. Lorsque j’ai fait mes premières mesures de lactatémie, j’ai compris que je pouvais aller un peu plus loin que je ne pensais en endurance. L’étape d’après serait de trouver pour moi quels sont mes lactatémies clés et si j’étais vraiment maximaliste sur la méthode, comprendre comment de la fatigue (prétravail natation ou vélo avant test métabolique vélo ou running) affecte les lactatémies… C’est clair qu’ils savent ce qu’ils font, ils ont compris comme la déplétion en glycogène, l’altitude ou la fatigue affectent la lactatémie de leurs athlètes et adaptent les entraînements pour que les athlètes continuent de passer le plus de temps possible dans les intensités qu’ils estiment être les plus efficaces pour travailler telle ou telle aptitude à un instant t.
  • En matière de technologie, ils ont vraiment accès à beaucoup de tech : eau doublement marquée, NIRS, calorimétrie, sondes Pitot, et les appareils accessibles au public. J’ai souri quand j’ai entendu qu’il ne tirait pas grand chose de la glycémie capillaire en continu. #gniark Par contre ils ne perdent pas leur temps avec des gadgets de récupération : ils mangent et ils dorment !
  • Ils font beaucoup d’entraînement en altitude : Font-Romeu et Sierra Nevada notamment. Voilà clairement un truc pas transférable pour un amateur. Ce que j’y vois c’est qu’ils sont déjà tellement avancés dans leurs extraordinaires physiologies, qu’il faut des stimuli supplémentaires pour générer des adaptations, l’altitude et probablement de l’entraînement avec de la chaleur font partis des stress supplémentaires qu’ils ajoutent pour déclencher une surcompensation.
  • Plus difficile pour moi ce sont les propos sur le choix des allures de travail. L’éternel débat sur la distribution de l’entraînement… D’après les gars qui fouillent leurs données Strava, il y a un gros volume en entraînement super facile, c’est leur bread and butter mais comment appliquer ça à un amateur, c’est un mystère pour moi.

 

  • Plus différenciant, ils semblent faire plus de travail à allure course voire du seuil pour les courses plus courtes (format olympique) et ils s’éloignent ainsi du classique modèle polarisé pourtant né en Norvège. On pourrait concilier les deux visions avec des propos récents de Stephen Seiler qui dit voir plutôt les choses sous formes « binaire » : soit c’est facile et on récupère vite de la séance soit c’est une séance dure (par son intensité ou sa durée) et on mettra du temps à récupérer de celle-ci. Je ne connais pas le détails de leurs entraînements mais je ne les imagine pas se cramer à enchainer les séances au deuxième seuil ventilatoire/MLSS. Pour les amateurs qui font des épreuves de longues durées (j’imagine l’audience étant plutôt représentée par des amateurs faisant 70;3 et full IM), Olav bu est assez clair dans ses interviews : pourquoi développer la partie gauche de son profil de puissance alors qu’on n’a pas besoin de ça en course ? Si j’ai du mal à transférer clairement ça pour moi, je comprends que travailler des points faibles est probablement ce qui pourrait me faire le plus progresser. Et pour trouver les points faibles, peut-être faut il commencer par repérer les points forts… de plus, tout ça me fait m’interroger dans le transfert des études scientifiques. Si nous sommes nombreux à s’être coltiné des séances de 4×8 min ou 3×15/30/15 suite à des travaux qui montraient bien l’amélioration de VO2max, je suis chagriné par les objectifs testés par ces travaux. D’un côté je comprends qu’il s’agit de repères classiques permettant des comparaisons, d’un autre côté je suis marri par le fait qu’une VO2max plus élevée de quelques points ne traduira pas forcément une allure course plus élevée… en effet l’allure course sur le triathlon longue distance est tout de même assez éloignée de la VO2max, entre 52 et 62% pour moi à peu près si je réfléchis en puissance. Par contre, peut-être qu’on peu devenir plus efficient en bossant souvent les allures courses ?
  • Sur le même sujet, et là aussi peu transférable pour les amateurs : pourquoi essayer de développer VO2max quand ils sont déjà parmi les plus gros moteurs du sport ? Trop risqué d’aller chercher d’infime progrès au prix de gros efforts mettant à risque l’entraînement suivant ou l’intégrité physique (risque infectieux, blessure) ?
  • Autre truc que je perçois via la réseaux sociaux c’est qu’ils se marrent ! Dès qu’ils peuvent ils font une blague… est-ce que c’est naturel pour eux de faire ressortir des trucs sur les RS pour que les sponsors soient contents ? est-e qu’ils ont la déconnade facile ? En tout cas, ils ont l’air plus gais qu’un paquet de cyclistes pros… Ils ont confiance dans ce qu’ils font, ne regardent pas trop ce que font les autres et tracent leur route !
  • La blague : vaut mieux porter sa montre à gauche pour performer à Kona 😉

PS dans une vidéo de Mikal Iden, Kristian les nomme le TGV bleu. Ca m’a fait soulever un sourcil car le train bleu, c’était l’US Postal.

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médecine

Le drame des ressources humaines en 2022 à l’hôpital

En ce moment, j’ai envie d’écrire sur pleins de sujets. J’espère que le blogging a encore un peu de souffle pour propager des messages et des idées…

Pas drôle mais préoccupant : les ressources humaines à l’hôpital public. Je pense être conscient qu’il y des problèmes sérieux dans tous les secteurs du soins mais je veux juste m’épancher sur ce que je vois.
Je suis anesthésiste dans un CHU. On fait toutes sortes de chirurgie intéressantes mais l’activité « lourde » c’est la cancérologie.

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freak réseaux sociaux

Curation twiterrale

Récemment, j’ai retweeté ça :

Bon, je me suis fait chambrer mais je trouve ça bien vu ce tweet. J’ai beaucoup moins suivi Twitter au mois d’août et ça ne m’a pas tellement manqué. Disons que je suis d’accord que l’on s’expose à beaucoup d’agressivité pour peu de trucs positifs/intéressants. Pour la santé mentale la question de la consommation des réseaux sociaux se pose vraiment à mon humble avis.

En contrepoint, j’ai remonté un peu le fil des signets de 2022 pour repérer si des tweets étaient particulièrement intéressants. Let’s go !

https://twitter.com/encrecanaille/status/1519785105484615681