Mission accomplished

j’hésitais entre ce titre et « Les pièges de la course à pied ». Finalement un peu d’optimisme, c’est mieux 🙂 !

Donc voilà, je viens de boucler le Marathon de Paris 2012. Après avoir commencé à m’entrainer début 2010, je suis content : 3h30’05 officiel, 12km/h tenus pendant 42,195 km. Les salauds qui gèrent le chronométrage m’ont volé quelques secondes, j’ai 3h29 à ma montre ! ô rage ô désespoir ! quelle infamie !

C’est l’un des grands pièges de la course à pied (et probablement de notre société) : on veut toujours mieux. L’Objectif est retors. En effet, derrière l’objectif officiel affiché : la « barre » des 3h30 il y a toujours (en plus) la volonté de remplir clairement le contrat, sans bavures, sans ces 5 secondes qui viennent salir ce chrono ! Raaa !

Plus sérieusement je suis content de m’être mieux comporté dans la bagarre des 35-40 km. Je me suis plus forcé à relancer et à essayer d’accélérer (alors que l’allure sur la montre chutait inexorablement) et j’ai l’impression que ma victoire est là. Je me suis battu 🙂

Les petits écueils que je dois noter à éviter la prochaine fois :

  • boire plus, encore une fois je n’ai pas fini mes 1500 ml de fluides emportés
  • trouver des gels qui me conviennent mieux, là je ne les ai pas tous pris par dégoût et sensations gastriques désagréables.
  • lacer correctement mes chaussures, je n’ai pas l’habitude des double-noeuds. Là j’ai craqué, j’ai doublé, j’ai trop serré, j’ai eu mal au pied ! au 22ème j’ai voulu refaire mes lacets, et j’ai complètement merdé et j’ai perdu plein de temps à bricoler ces foutus lacets !

Concernant Paris, je dois vous avouer que passée l’émotion du départ sur les Champs-Elysées (ça c’était quand même un moment génial), j’ai été déçu par quelques points d’organisation : le manque de w.c. (au départ c’était flagrant), le manque de barrières pour le public (les traversées de scooter c’est pas optimal durant un marathon) et les routes parfois trop étroites rendant le peloton trop dense. Je vous passe le gigantesque bordel sur l’avenue Foch et dans la station de métro la plus proche… Il faut bien reconnaître que nos amis coureurs anglo-saxons savent mieux gérer les grands évènements… Ils bénéficient peut-être de plus de moyens financiers, où les français sont trop difficiles à subordonner, je ne sais pas, mais franchement ça me fait de la peine de donner aux étrangers une telle image dans un évènement international. <mode râleur franchouillard off>

Si j’ai des nouvelles intéressantes, je vous raconterais l’aventure improvisée durant le marathon. J’ai testé « au pied levé » un maillot qui monitore l’ECG (dérivations frontales + V2 et V5) en continu, ça m’a donné l’occasion de rencontrer des passionnés de la médecine du sport et ça c’est la deuxième réussite de ce marathon 🙂 Les rencontres c’est finalement le truc que je trouve le plus épanouissant dans la pratique sportive.

11 réflexions sur « Mission accomplished »

  1. En même temps, la pénurie de barrières s’explique par les grands rassemblements de Vincennes et de la concorde (vous savez, des bonimenteurs avec une foule compacte autour …). Pareil pour le manque de forces de l’ordre … occupés ailleurs.

    1. j’attends des nouvelles aussi ! mais au moins 2 coureurs sur 3 ont eut des soucis d’électrodes qui ont fini par se décoller. De plus il y a de grandes inconnues sur l’interférence entre mon sac à dos/porte bidon et les cables… affaire à suivre… quel sera ta prochaine course ?

  2. Good Job. Une belle course. Une allure qui ne mollit pas avec des fréquences qui ne plafonnent pas au 30 ème. On sent que tu t’es accroché sur la fin. Vraiment une course bien menée. Bravo 🙂

    Marrant je vais au Nivolet aussi, comme Julien

Répondre à Julien Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *