Les adaptations à l’entraînement en endurance 1/x

En m’appuyant sur la lecture d’Endurance Training – Science and Practice d’Inigo Mujika, je vous résume ici les adaptations physiologiques à l’entraînement en endurance.

Le stimulus clé, c’est tout simplement la répétition des contractions musculaires. Au niveau cellulaire, les principaux acteurs de la mécanotransduction sont : l’étirement de la fibre musculaire, le flux calcique, l’utilisation des réserves énergétiques et les radicaux libres qui en découlent.

Les principales adaptations métaboliques et cellulaires observées sont :

  • facilitation de l’entrée du glucose ans la cellule (augmentation GLUT 4)
  • augmentation des réserves de glycogène
  • économie de l’utilisation du glycogène
  • augmentation de la lipolyse
  • navette du lactate optimisée
  • augmentation du nombre de fibres musculaires de type 1
  • augmentation de la densité capillaire (augmentation de 20% du lit capillaire grâce à l’entraînement)
  • augmentation du nombre et de la taille des mitochondries (un sédentaire qui s’entraîne peut doubler son nombre de mitochondries en six semaines !) déclenchée par l’activateur de transcription PGC1α

Les principales adaptations cardio-vasculaires observées sont liées à une augmentation du débit cardiaque maximal à l’effort surtout par le truchement d’une augmentation du volume d’éjection systolique (VES entre 170 et 200 ml* ! pour les athlètes de haut niveau)

  • meilleure capacité d’augmenter le VES au fil de l’intensité (cf réserve systolique)
  • meilleure compliance ventriculaire (modification des ponts de collagène dans le tissu conjonctif)
  • meilleure compliance péricardique
  • augmentation du volume des cavités cardiaques
  • flux mitral optimisé (augmentation E/A)
  • augmentation de la volémie (de 5 à 30% selon le niveau d’entraînement)
  • flux calciques optimisés (cf réserve systolique again)

 

* je vous accorde que cette mesure devrait être indexée à la morphologie du sujet (surface corporelle par exemple)

2 réflexions sur « Les adaptations à l’entraînement en endurance 1/x »

  1. Sans oublier les mécanismes adaptatifs au stress oxydant…C’est d’ailleurs ce stress qui permet les mécanismes de « sur adaptations » liés à l’entrainement.

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