J’ai peur de l’anesthésie

« Je n’ai pas peur de l’opération mais j’ai peur de l’anesthésie, j’ai peur de ne pas me réveiller ! »

Eh bien, je vous félicite ! Vous allez faire face à un truc inhabituel et votre corps se met en alerte, voilà qui est rassurant  pour vous : votre corps marche bien !

Je suis médecin anesthésiste-réanimateur depuis 2009 et j’ai souvent entendu les patients avoir peur de ne pas se réveiller. J’essaye alors en consultation d’aider le patient à s’apaiser. Alors, un billet de blog n’est pas une consultation médicale, mais je voudrais juste partager ici quelques éléments qui aident à faire face à cette épreuve pour vous, patient.

Tout d’abord, je voudrais rappeler qu’il y a beaucoup de situations médico-chirurgicales où l’on peut prendre son temps. Vous avez le droit de changer d’avis, vous avez le droit de demander une autre consultation si vous sentez le besoin d’éclaircissements. Alors, bien sûr, on peut alors avoir peur du jugement, « de passer pour un emmerdeur » ou que sais-je ! et alors ? C’est votre santé, c’est votre corps, ça me parait légitime d’aller au bloc en ayant les idées claires.

Ensuite, en matière d’informations, vous avez aussi tout à fait le droit d’annoncer d’emblée que vous voulez recevoir le moins d’informations possibles et que vous fassiez confiance à la bienveillance des soignants. C’est une option.

Si vous avez déjà été opéré et endormi et que vous êtes à nouveau en consultation pour une autre opération, vous êtes beaucoup mieux outillé que la première fois ! votre corps l’a déjà fait, il sait donc le faire ! Il y a une crainte dans la population générale que l’anesthésie « abîme » le cerveau, génère des trous de mémoire, etc. La science actuelle (les études épidémiologiques) ne sait pas répondre à cette question formellement. Simplement, je peux vous dire que les modalités d’anesthésie ont bien évolué depuis une vingtaine d’années et qu’il est possible de rapidement récupérer son état de vigilance d’avant l’opération.  En matière de fatigue après une intervention, je pense qu’il faut prendre le problème dans son ensemble : diagnostic, explorations complémentaires, chirurgie, cicatrisation,etc. Tout ça fatigue l’organisme, mais ça parait logique non ?

Il y a une autre crainte fréquente avec l’anesthésie générale : celle de se réveiller en plein milieu de l’intervention. Beaucoup de gens s’imaginent que nous calculons une dose de médicament qui va couvrir la durée de l’intervention. L’anesthésie, c’est bien plus facile que ça ! En fait, le médecin anesthésiste vous donne une première dose de médicament pour vous endormir et ensuite, il administre en continu des médicaments pour maintenir ce sommeil artificiel. Pour arrêter l’anesthésie, il suffit d’arrêter ces médicaments, qui sont alors naturellement éliminés par votre organisme et vous vous réveillez en une dizaine de minutes.

Il y a une quinzaine d’années, l’allergie grave de M. Chevènement en 1998 a ravivé des peurs. D’abord, je rappelle qu’il s’en est bien sorti. Ensuite, les médicaments connus pour donner le plus d’allergies graves (les curares) ne sont utilisés que dans certaines situations médico-chirurgicales. Ils ne sont pas systématiquement utilisés lors d’une anesthésie générale. Enfin, nous sommes largement entraînés à agir vite face à une telle complication et les médicaments d’urgence sont à portée de main.

Enfin, de mon point de vue de médecin anesthésiste, mon métier consiste à construire une stratégie pour que votre confort, votre physiologie et votre sécurité soient optimaux vis-à-vis de l’intervention dont vous voulez bénéficier. Ainsi, mon principal challenge est de gérer les pathologies pour lesquelles vous êtes déjà suivi. C’est pourquoi, il est très important de connaître vos correspondants médicaux habituels (cardiologue ou pneumologue par exemple) et de ramener vos ordonnances. C’est lors de la consultation d’anesthésie que l’on vous précisera s’il y a des traitements à arrêter. La règle générale est de poursuivre tous les traitements usuels qui stabilisent vos pathologies (sprays pour la bronchite chronique ou médicaments à visée cardiaque par exemple.)

Voilà pour les premiers éléments importants qui me viennent en tête. Les commentaires peuvent être le lieu pour des questions complémentaires sur le déroulement des choses “en général”. Pour toute question qui vous concerne, il faut dialoguer avec vos interlocuteurs habituels.

31 pensées sur “J’ai peur de l’anesthésie”

  1. Moi, ce qui me fait le plus peur dans une anesthésie générale, c’est la perte de contrôle totale et le fait de pas savoir ce qui se passe autour de moi, et avec une pointe de paranoïa concernant le respect de l’équipe médicale en charge de mon corps….

    1. Bonjour,

      C’est assez fréquent d’entendre des propos comme les vôtres. Vous êtes nombreux à ressentir ça. je vous propose plusieurs pistes de réflexion :

      – il n’y a pas de perte de contrôle TOTALE : votre corps continue de fonctionner, de se réguler, de s’ajuster, la biologie est à l’oeuvre et notre travail consiste à respecter ça le plus possible
      – quant à ce qui se passe autour de vous c’est simple : les soignants sont focalisés sur la tâche qu’ils ont à accomplir telle que cela vous a été expliqué en consultation auparavant
      – il est intéressant de comprendre que le bien-être des soignants dépend du fait de bien faire son métier.
      – Dans tous les blocs opératoires où je suis passé les soignants sont très attentifs à la pudeur par exemple. Et puis il y a une bonne raison à ne pas découvrir les patients inutilement : nous cherchons à maintenir le plus stable possible leur température corporelle
      – évidemment au plus vous aurez confiance dans les interlocuteurs que vous avez rencontrés, au mieux devrait être votre état d’esprit avant une anesthésie générale
      – enfin, il est également possible de se préparer mentalement avec des petits exercices d’imagination voire d’auto-hypnose. On peut soit réfléchir à lieu de sécurité qui nous confère protection et utiliser l’imagerie mentale dès que nous ressentons le besoin de protection. On peut aussi s’entraîner à apprécier de ne rien faire, à juste laisser le corps vivre sans objectif…

  2. Salut,

    Lors de mon opération du ménisque, j’avais dit à l’anesthésiste que je craignais la piqure (eh oui je suis douillé et je n’aime pas ça) donc un p’tit gaz avant ça serait bien…..j’arrive au bloc, allongé sur le lit d’opé, bien stressé. Une infirmière m’annonce une perf °-° (j’avais pas bien entendu surement lors du premier rdv), je vois le truc … »je lui dis non là c’est trop gros votre machin dans mon bras, ça ne va pas le faire 🙂 ». Elle me répond ‘meuhhhh si monsieur, on connait notre métier… »…. »ok mais moi je vous dis que je me connais bien, très bien sur ce terrain et que je vais tomber dans les pommes »…. »Mais non, vous êtes grand »…. »mettez moi du gaz » que j’dis… »monsieur le gaz c’est pour les enfants »… »justement je suis un grand enfant »…….résultat, elle pique, je m’évanouie, impossible de m’administrer l’anesthésiant pendant que je compte les pommes. Au final 25’ de retard pour tout le monde.

    Et j’ai toujours aussi peur de l’anesthésie et surtout de la perf 🙂

    Enzo

    1. Ce genre de comportement est malheureux. Des gens sont vraiment phobiques comme toi des perfusions, il faut en tenir compte.
      Il est vrai que démarrer l’anesthésie générale aux anesthésiques inhalés est extrêmement peu courant mais il y a des alternatives pour que la pose de perf se passe bien chez les grands phobiques. Par ex : crème anesthésiante, inhalation d’un relaxant (Entonox/Protoxyde d’azote), prémédication puissante, dialogue pour nouer la confiance (et non allez contre ce que dit le patient), voire même des techniques d’hypnose courte.

  3. Bonjour ,
    Je me fais opérer dans 15 jours d’une scoliose. J’ai surtout peur de ne pas me réveiller , et de ne pas savoir ce qu’on me fait. Je suis beaucoup stressé !! Mais je pense que pour n’importe qu’elle opération on doit stresser
    Mais au final , je sais que le jour J je vais paniquer..!

    Laurine

    1. Bonjour,

      – relisez cette page 🙂
      – rentrez-vous la veille de votre opération ? si oui c’est l’occasion d’expliquer vos craintes et de reposer des questions
      – si vous rentrez le jour même de l’opération, contactez les médecins qui s’occupent de vous pour leur expliquer votre situation

      Prenez soin de vous

    1. J’ai très peu travaillé en ophtalmologie. Dans mon expérience, ça se passait bien. Le mieux ça serait que vous demandiez au praticien qui s’occupe de vous. Désolé, la médecine via Internet c’est pas tip top.

  4. Bonsoir, merci pour votre blog qui rassure…Un peu.je suis en effet un grand phobique de l’anesthésie général.Je me fais opéré lundi prochain et j’en suis déjà très très angoisser.En fait j’ai peur de ne pas me réveiller. C’est pourtant une opération « bénigne »(opération du ménisque ).je me suis déjà fait opérer 3 fois et à chaque fois c’est la même angoisse.Je sais que mardi j’en rigolerais,mais pour le moment…

  5. Bonsoir, j’ai déjà été anesthésiée pour une banale opération des dents de sagesse. Je n’étais absolument pas stressée par l’anesthésie ne sachant pas trop à quoi m’attendre. J’ai fait une super crise de panique avec sensation d’étouffer, de perdre le contrôle de mon corps et au final j’ai hurlé que j’étais en train de mourrir… le réveil n’a pas été mieux: encore intubée j’ai cru étouffer. Maintenant j’ai peur de devoir me refaire opérer. Est ce des sensations normales? Est ce normal de se réveiller avec encore le tube dans la gorge? Merci de vos lumières

    1. Bonjour, j’ai déjà été témoin d’une crise de panique de dernière minute comme vous la décrivez. Dans ce cas là, le réveil est souvent de mauvaise qualité.

      En tout cas, les dispositifs qui apporte de l’oxygène avant l’anesthésie sont faits pour que le patient respire normalement. Il n’y a pas d’effort à faire, il ne doit pas y avoir de difficulté « physique » à respirer.

      Pour le réveil, l’élimination des produits d’anesthésie se fait graduellement par le corps. Le patient récupère ainsi progressivement toutes ses capacités, dont la respiration autonome. Il y a souvent très peu de temps entre le retour à la conscience et la respiration. Pour des raisons de sécurité, le tube qui conduit l’air dans les poumons n’est retiré que lorsque la ventilation est assez ample et que le patient est capable de déglutir correctement. IL existe des situations spéciales mais ça se passe globalement comme ça. Nous retirons toujours le tube dès que les conditions sont remplies car nous savons que c’est surprenant de respirer ainsi. Le truc que je dis et que j’explique au patient avant c’est de faire l’effort de souffler à travers le tube. Je trouve plus facile l’idée de souffler que d’inspirer.

  6. Bonsoir tout le monde
    Je lis et relis vos messages mais impossible de me raisonner
    Mercredi prochain je me fais enlever l’utérus
    Et moi ma peur c’est de faire genre une hémorragie pendant l’opération
    Je n’arrive pas à me calmer
    Alors je n’ai pas le choix je dois y passer
    Je me suis déjà fait opérer du ventre et quand je m’étais réveillé j’ai l’image de cette salle de réveil pleine de gens intubés
    Enfin voilà c’est pas la forme quoi

    1. Bonjour,

      peut-être pouvez vous aller parler de vos angoisses avec votre médecin traitant ?

      Techniquement, je peux vous dire qu’aujourd’hui nous avons énormément de moyens pour juguler une hémorragie (qui reste un problème rare en en chirurgie programmée) et l’arrêter. C’est quelque chose de tout à fait maîtrisé.

      A propos de la salle de réveil, vous faites vous opérer au même endroit ?

  7. Bonjour

    J ai subi une chirurgie bariatrique pendant laquelle on M a perforé l oesophage, est ce un problème courant ?

    1. Bonjour, je comprends tout à fait que vous cherchiez des réponses mais ce lieu n’est pas la place pour traiter des cas particuliers. Votre chirurgien est à même de répondre. Comment allez vous actuellement ?

  8. Bonsoir et merci pour votre blog. En ce qui me concerne, ma peur panique, ma phobie n’est pas l’opération que je vais probablement devoir subir: j’ai confiance en la médecine, l’anesthésiste, infirmièr(e)s, chirurgien, qui sont formés, compétents, les produits, etc. Moi ma TERREUR c’est LE moment de la perte de conscience: on est là et d’un coup on part dans les vapes, pas dans un sommeil naturel mais un trou noir… je redoute cette sensation, j’ai beau relativiser, me dire que ça ne dure pas, j’ai beau avoir lu des témoignages « Tu te rends pas compte de quoi que ce soit, et d’un coup t’es en salle de réveil et c’est fini » oui oui oui j’en RÊVE de ça! Mais si je résiste ( je sais on ne peut pas résister au médicament) si je me sens partir, j’ai peur de décompenser… J’ai eu une anesthésie au masque à 6 ans pour une fracture, et j’en ai un souvenir horrible: on ne m’avait rien expliqué on m’a collé le masque en me disant de bien respirer, j’inspire à fond une fois 2 fois et là je me sentais m’évanouir j’ai crié « Arr^tez je vais mourir! » ils m’ont tenue et je me suis vue tomber dans un trou noir…. je crois qu’il y a là un petit traumatisme mais pourrai-je le surmonter même avec un anesthésiste qui pratique l’hypnose avant l’intervention? ( on m’a parlé d’un protocole une séance 2 semaines avant et une séance le jour J juste avant l’AG). J’ai peur de vivre une sensation horrible, même si j’ai lu bcp de choses rassurantes. Cette sensation de perte de conscience me te-rri-fie.

    1. vous n’allez pas tomber dans un trou noir, celui de notre galaxie est vraiment beaucoup trop loin ! et puis vous allez ressentir que les gens sont proches de vous, il n’y a vraiment aucune raison de tomber avec autant de gens autour de vous !

      Sinon, la situation sera bien différente la prochaine fois : chirurgie programmée, âge adulte, produits différents, technologie plus avancée

      vous pouvez effectivement travailler avec un soignant formé en hypnose, je suis persuadé que ça serait utile.

  9. Bonjour, ma peur a moi c’est de mourrir pendant l’anesthesie. J’ai peur que mon coeur arrete de battre. J’ai 43 ans, je pratique la musculation 5 fois semaine. Cela inclut 20 minutes de cardio. Mon coeur bat au repos entre 43 et 50. Ma tension est de 116/62 J’ai un prolapsus. Je sais que ce n’est pas une Grosse chirurgie mais ma peur de l’anesthesie est terrible. Est ce que je dois avoir peur? La peridurale et le raschi est ce que ca comportement autant de risques que la generale?

    Pardon pour toutes ces question. Cordialement.

    1. Bonjour, si vous pratiquez beaucoup de sport il y a de grande chance que vous soyez en meilleure santé que d’autres personnes ce qui augmente vos chances que tout se passe bien 🙂 Ca va être facile pour vos médecins.

      Le rythme du coeur est le truc numéro 1 que nous surveillons dès votre arrivée en salle d’intervention. Les alarmes sont réglées très finement pour ce paramètre très important.

      Pour votre question « est-ce que je dois avoir peur ? » je répondrais que je ne suis pas là pour accorder le droit aux gens d’avoir tel ou tel sentiment ! par contre comme vous l’avez lu dans cette note, c’est normal d’éprouver de la peur face à quelque chose d’important et d’inhabituel.

      La péridurale et la rachianesthésie comportent des risques comme l’anesthésie générale. La littérature scientifique ne permet pas de trancher pour préférer une technique à un autre dans la globalité. Après, c’est le métier du médecin anesthésiste que de savoir que telle technique peut être plus favorable pour un patient précis. Ensuite, quand il n’est pas évident de choisir l’une ou l’autre technique parce que rien ne fait préférer l’une à l’autre c’est la préférence du patient qui est le plus important à mes yeux. Si vous avez besoin de réfléchir à ça je vous invite à reposer la question à l’équipe d’anesthésie qui va s’occuper de vous.

  10. Rebonjour!
    Je me fais opérer dans 3 jours et vous remercie pour votre réponse précédente. Des mais à qui j’ai parlé de ma phobie m’ont affirmé qu’en fait quand on injecte le produit ( le blanc je crois?) on se sent fatigué d’un coup que c’est comme quand je m’endors le soir après une journée bien remplie… que ça va très vite que c’est même agréable. Est ce possible? Puis je ou dois je m’attendre à cette sensation? Vivement que ce soit passé! J’ai tellement peur!

  11. Bonjour
    De reotur après avoir vécu ma première « vraie » AG… merci encore pour vos réponses. Et bien je dirais, en tant qu’ex-grosse-phobique de l’anesthésie générale que… plus de peur que de mal! Pour ma part j’ai eu à surmonté une phobie ancienne ( anesthésie au masque à 6 ans, avec sensation de mourir , de m’évanouir, panique…) et hier j’ai pu vivre une AG à la piqûre, juste avant, dans l’heure qui a précédé, je sentais la petite fille paniquée en moi d’un côté et de l’autre l’adulte que je suis devenue, et qui, riche des témoignages, assurances données par médecins divers ( sur forum aussi 😉 l’adulte respirait calmement, l’enfant paniquée faisait que mes jambes sautaient toutes seules… l’infirmier anesthésiste a été très sympa, pas de chichi, je lui ai demandé de ne pas me prévenir quand il m’endormirait, je suis entrée au bloc je lui ai demandé de m’aider à penser à un beau paysage, là on a parlé d’une plage en Thailande, j’ai senti le sable chaud sous mes pieds, il m’a dit « oui il fait chaud hein? « , j’ai senti du chaud dans mon bras, je voyais la mer turquoise, le palmier et hop! Salle de réveil! Pas eu besoin de prémédication avant l’AG, j’étais super contente ( parait que le petit coktail « apéro » peut donner qq vertiges et j’ai dit à l’infirmier que j’étais pas fan… il m’a donc dit « Ok je vous le donne pas »). Finalement c’est au réveil que les sensations sont plus étranges et décalées, mais je me suis répété « Pas de panique, c’est fini, tu es réveillée » et ça s’est très bien passé… sauf que j’avais envie de rigoler et je ne pouvais pas ( mal aux abdos!!) mais l’équipe qui passe voir tout le monde et on entend des « Allez Mme D. respirez! Respirez bien!  » heu c’est à moi qu’elle parle là? Ah non, ouf non parce que moi je respire bien hein là! » Et ça me faisait marrer. BREF. Étrange expérience, fermer les yeux et une heure plus tard avoir la sensation qu’on vient de les fermer… je suis béate devant cette médecine, les compétences des Dr… le contrôle… Alors si je dois me faire à nouveau opérer dans ma vie, je n’irai pas en chantant, mais peut être en rigolant – ce qui venant de moi hein n’était pas gagné DU TOUT! Pardon pour la longueur mais j’espère que mon témoignage pourra rassurer si besoin des gens aussi « flippés » que je l’étais il y a encore 48h. Merci pour cet espace d’échange et vos réponses docteur! Bonne continuation. Séverine

      1. Bonsoir,
        J’en ai reçu des tas, ainsi que des AG, et des péridurales, mais cette peur est apparue depuis une grosse crise d ‘angoisse et de palpitations , je crains depuis d’avoir des allergies quelconques, ou des problèmes respiratoires, ou cardiaques… et surtout que ma dernière péridurale pour une césarieenne m’a laissé un mauvais souvenir .

        1. ok, vous l’avez donc faits plusieurs fois, et quand c’était plus difficile, vous avez aussi réussi à traverser cette épreuve, donc là j’imagine facilement que ça va bien se passer 🙂

          Ensuite, l’angoisse est par définition une peur sans objet, vous pouvez vous en débarrasser.

          Enfin, l’anesthésie loco-régionale dont vous allez bénéficier est le type d’anesthésie qui a le moins de retentissement sur l’état général. Ca va le faire !

  12. Bonsoir
    Je vais avoir une anesthésie générale lundi 23 pour une sleeve. J’angoisse à l’idée de faire une allergie au curare et au fait d’être intubée. Que se passe t il si je suis allergique ? Je fais de l’apnée du sommeil si on m’intube, est ce qu’ au réveil j’aurai toujours le dispostif et comment respirer avec ?

    1. Bonjour,

      je réponds ici puis je fermerais les commentaires car mon éthique personnelle m’empêche de continuer à répondre à des questions personnelles via Internet. Il y a beaucoup de réponse dans le texte que j’ai écrit et il est vraiment utile de rappeler ou de reconsulter les gens qui s’occupent de vous si vous avez des craintes qui surgissent après les consultations. A l’heure de tous les moyens de communications, c’est dommage de rester avec des questions auxquelles vos interlocuteurs médicaux peuvent répondre facilement.

      Alors en général,

      l’allergie au curare est très rare et les médecins et infirmiers anesthésistes sont très bien entraînés à la gérer. De plus il existe tout un spectre de réactions allergiques possibles avec des phénomènes bénins et d’autres plus graves. Ça n’est pas automatiquement une catastrophe.

      L’apnée du sommeil ne change pas beaucoup les modalités d’anesthésie générale mais justifie simplement quelques axes de surveillance post-opératoires et la poursuite de la ventilation avec votre machine après l’intervention.

      Le matériel d’intubation est retiré lors de la phase de réveil. Pour la sécurité du patient nous devons évaluer certaines choses avant de retirer la sonde d’intubation. Soyez persuadés que nous faisons ça avec le meilleurs compromis sécurité/confort possible. Il est tout à fait possible de respirer avec cette sonde en place. La sensation est surprenante, voire désagréable, mais il faut se concentrer sur le fait de souffler, de vider l’air que vous avez dans les poumons et en suivant les consignes que vous indiquent les soignants autour de vous, les choses vont s’apaiser.

Les commentaires sont fermés.