L’angoisse de l’anesthésiste

John Snow vient de publier un superbe billet. Encore. Il récidive le cochon.

Dans la mouvance des derniers jours sur les erreurs médicales initié par PUautomne, il nous raconte les oscillations permanentes que vit l’anesthésiste entre période à très haut risque et calme plat. C’est encore plus prégnant (sic) dans l’ambiance de la maternité.

Voilà la difficulté de notre métier.

Passons sur les caricatures, les clichés, les a priori sur notre métier. Le grand défi de l’anesthésie est de toujours se battre pour la physiologie, le confort et la sécurité du patient quelque soit le bordel ambiant. Alors dans une activité programmée on se crée des routines, on essaye de respecter des checklists, on anticipe des difficultés. Ca devient des réflexes, et même dans l’urgence on finit par savoir faire correctement le boulot. (enfin j’espère)

Mais voilà, on manipule tous les jours, toutes les heures, des médicaments potentiellement très dangereux. On finit par ne plus s’en rendre compte. On ne pourrait pas pousser ces seringues sinon. Et puis, subitement, le drame. L’arrêt cardiaque inattendu, la complication grave des anesthésiques locaux, la détresse respiratoire du mec sain.

Et il faut vivre tous les jours avec ça.

2 réflexions sur « L’angoisse de l’anesthésiste »

  1. Ce qui est bizarre, votre angoisse me rassure, en tant que patient. Je vais comparer mes souvenirs d’il y a 10 ans France avec bientôt Allemagne. Pour l’instant tout va un peu de travers. Seul la date est sure, sinon tout est un peu chaotique!

    Bonne continuation et belle soirée

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