Hasard et habitudes

Il est vendredi soir. Vous appréciez la coupure du week-end qui arrive. Vous vous rendez dans votre pizzeria préférée. Le patron vous salue dès votre entrée, il vous appelle par votre prénom. Le serveur vous place à votre table favorite puis lance : « une pizza 4 fromages et une San Pé comme d’habitude ? ». Vous acquiescez. Votre assiette arrive rapidement. Vous vous délectez de cette pâte si bien cuite. Vous appréciez ce juste équilibre entre des parties vraiment noircies par la cuisson au feu de bois et d’autres zone moins cuites. Le fromage a toutes les qualités organoleptiques qui allument les zones du plaisir dans votre cerveau. Vous êtes bien. Vous êtes dans votre zone de confort.

Le lendemain matin, au lever, vous sentez un petit mal de crâne poindre. Vous vous dîtes qu’un bon café Illy va régler tout ça et vous remettre d’aplomb pour bien profiter de votre samedi. Vous avez bien envie d’aller à la salle de musculation faire votre « set » habituel de biceps curls et autres dead lifts.

Vous ouvrez votre réfrigérateur, vous attrapez la boîte de café. Un mauvais sentiment vous envahit, la boîte est bien légère. Vous l’ouvrez : vide. Ah oui ! c’est vrai, vous avez reçu un ami pour le dîner jeudi soir et ce curieux hurluberlu boit deux cafés le soir ! Vous avez oublié d’en racheter, votre mal de tête s’empire. Vous décidez d’aller au café du coin de la rue dans lequel vous n’êtes jamais rentré.

Dans le bistrot, vous découvrez une riche faune d’habitués. Ils ont l’air de bien se marrer. La flore, elle est un peu pauvre : un ficus dépérit dans un coin, il a soif, lui. Vous commandez votre expresso. Rien qu’à l’odeur, votre mal de tête va un peu mieux. Vous êtes là par le biais du hasard et vous vous laissez aller à vos réflexions. Et faut que je pense à… Surtout je ne dois pas oublier de… et puis ces pensées autoritaires  tournent les talons. Les sensations odoriférantes du café passent dans votre rhinopharynx, ça fait du bien. Vous repensez à ce billet de qffwffq, et soudain eurêka, vous comprenez un truc.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *