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le vélotaf c’est cool

Salut, c’est le mois de novembre, il y a une petite bruine froide qui cingle mon visage mais je suis content. Je suis content parce que j’aime vraiment faire mes trajets quotidiens à vélo. Certes, la cohabitation avec les véhicules motorisés est difficile, mais tant que je ne me fais pas rouler dessus par un automobiliste qui n’aura pas regardé à gauche en sortant de son parking, je pense que ça ira.

J’ai déjà écrit de façon plus ou moins enjouée sur le sujet mais je suis vraiment persuadé que le transport à vélo peut apporter tellement à l’humanité. Le vélo est l’exemple d’un objet qui n’apporte que du bien ! Même si la pollution augmente, en roulant tranquillement des études françaises montrent que vous êtes moins exposés que dans votre voiture individuelle.

En matière de bénéfice sanitaire, si quasi tout le monde sait qu’il faudrait se bouger pour bien vieillir, le moyen de transport pourrait être plus choisi pour joindre l’utile à l’agréable. Surtout pour les enfants, il est recommandé qu’ils fassent une heure d’activité physique par jour, pas sûr que la récré suffise… regardez ces images d’une caravane cycliste en ville, une ville apaisée, ça fait rêver non ? et bien c’est possible !

En terme pratique, le vélo est imbattable en ville pour la durée des trajets. On m’a rappelé récemment la précision de l’app Géovélo dans une grande ville comme Paris.

Enfin, je vais quand même resouligner l’un des trucs qui me plaît le plus avec mes trajets vélotaf : la concentration. Je me laisse trop distraire par mon téléphone dans la vie de tous les jours, et le trajet en vélo est clairement un moment où je suis focus sur ce que je fais et ça fait beaucoup de bien à ma cervelle d’avoir ces moments de précision mentale où les sens sont en alerte pour arriver à bon port.

Essayez, changer vos habitudes une fois de temps en temps, vous verrez, vous pourriez y prendre goût !

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Intimité numérique

Salut ! Depuis quelques temps je fais plus gaffe à l’intimité numérique. Le terme privacy est un peu délicat à traduire je trouve. Je veux parler de la gestion de nos données personnelles que nous laissons partout sur l’espace numérique en nous baladant.

Ma première utilisation de Facebook vers 2007 a été le partage de photos en ligne, j’étais trop content de pouvoir stocker gratis en lignes des images que je pouvais facilement partager de surcroit. Dans mon groupe d’amis parachutistes, ça a tout de suite marché pour le partage des vidéos des sauts et prolonger le week-end autour de petites blagues bien senties.

Aujourd’hui, nous sommes bien conscients que nos données personnelles sont accumulées et servent à du marketing ciblée.

Quand on évoque le sujet, on a bien sûr le droit au couplet « j’ai rien à cacher », « je sais bien que si c’est gratuit c’est moi le produit », « je m’en tape », etc.

Mais si on accepte d’être le produit de publicité ciblée, je comprends mal qu’on accepte les influences politiques massives qui ont eu lieues dans certaines campagnes si on en croit les documentaires autour de Cambridge Analytica. Et sans tomber dans le complotisme (que j’abhorre) on peut faire un juste un pas de côté, éviter la naïveté ou de s’en foutre et regarder a réalité en face : les réseaux sociaux sont un moyen extrêmement puissant pour faire circuler idées, memes et opinions. L’effet bulle filtrante et groupe de pairs est extrêmement important. Il devient tellement puissant que les polarisations sont de plus en plus renforcées et qu’on en vient même à faire sauter des noyaux humains forts comme la famille au profit d’un mimétisme idéologique.

Je pense important de résister à tout ça.

Si vous avez Facebook, faites cette petite expérience :

  • sur la version web, la petite flèche vers le bas en haut à droite
  • Paramètres et confidentialité
  • Paramètres
  • Accéder à vos informations
  • Informations sur vous
  • Publicités et entreprises
  • Centre d’intérêt publicitaires ou Activité en dehors de Facebook

Explorez tout ça… c’est intéressant non ?

 

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Stage avec Wim Hof en Pologne, part 1

12 janvier 2019, huit heures du matin. J’ai mis mon pantalon de jogging le plus classe (je n’en ai qu’un). Je suis dans une grande salle à manger d’un hôtel quelque part en Pologne. L’endroit ressemble à un réfectoire de colonie de vacances avec ses deux longues tablées parallèles. Les grands gamins en vacances sont majoritairement des « WASP » des quatre coins de la planète venus rencontrer Wim Hof et sa méthode. Et il est là, au fond de la pièce, en short, pieds nus avec un t-shirt jaune délavé sale et une sorte de poncho-couverture. Il danse sur du Michael Jackson devant des hipsters assis en lotus sur des tapis de yoga. Derrière lui, d’immenses baies vitrées dévoilent un panorama de collines enneigées. Je respire profondément. C’est vraiment lui que je suis venu rencontrer ? Je ne connais rien de la méthode, je ne m’y suis même pas initié, un concours de circonstances m’a emmené là. Le blogging n’est pas innocent dans l’affaire. Avant d’arriver là, je me suis juste fait des noeuds au cerveau en lisant des trucs sur la méthode Wim Hof sur des blogs d’individus particulièrement bizarres. Et je dois bien dire que tout ça m’a fait peur. Je suis donc dans une forme d’hypervigilance.

Wim gueule comme une rock-star : « HELLO EVERYBODY ! HOW ARE YOU DOING ? LET’S DANCE ! » Et là 80 gogos à jeun dansent à 8h03 dans un réfectoire en Pologne. C’est un peu le premier effet Kiss Cool. Trois minutes après ce petit dérouillage musculaire : « – HOW DO YOU FEEL ?! GOOD ?! LET’S GO OUTSIDE ! – YEAAHHHH !! »

Nous voilà pieds nus dans la neige, en t-shirt, à faire les guignols. Wim fait un trépied dans la neige, tout le monde essaye de l’imiter. C’est mi inquiétant mi amusant. Ça pince sévère au niveau des pieds. C’est fou comme cette partie du corps qui nous soutient peut être sensible au froid ! Au bout de quelques minutes, la troupe repasse à l’intérieur. La plupart des faces sont hilares, quelques uns ont des visages plus préoccupés, crispés par la morsure du froid. J’alterne à haute fréquence entre ces deux états.

Tout le monde s’installe sur des tapis de yoga et Wim entame un discours de gourou sur le fonctionnement du monde, l’impact de l’argent, Big Pharma, la santé… il veut redonner le pouvoir à chacun de s’auto-guérir. Je suis très mal à l’aise avec ce discours. Wim Hof est un vrai tribun, l’audience est captivée. En transe. Nous sommes alors guidé dans des exercices de respiration. La musique tribale favorise la dissociation. L’hyperventilation appelle l’hyperventilation, c’est très bizarre. Nous voilà une centaine de spasmophiles réunis. Une part de moi reste en alerte, une autre part de moi m’encourage à jouer le jeu après tous ces kilomètres faits. « FULLY IN ! LET IT GO ! » Je me sens bizarre. Les fourmillements dans les doigts apparaissent. J’ai l’impression que quelqu’un fait un malaise dans un coin. Wim gère ça en mode Crocodile Dundee.

Comme on est saisi en rentrant dans l’eau froide, on est saisi par la méthode Wim Hof. Je sors un peu sonné par cette entrée en matière et je me demande sincèrement ce que je vais faire là pendant une semaine, surtout s’il faut se coller en alcalose profonde avec un bataillon de zombies !

Dans la deuxième partie de cette première matinée, des groupes sont formés et nous voilà associés à un instructeur. Le nôtre sera Bart. Un des plus anciens lieutenants de Wim. Contact avenant, déconneur, on l’imagine plus au bar d’une boîte belge à la mode qu’en expert en quoi que ce soit. Mais ma condescendance est vraiment mal placée car je ne suis rien du tout ici. Notre groupe s’appellera les « Artic Outlaws ». Comme dans un séminaire de team building, nous voilà tous assis en cercle à se présenter succintement et on apprend les prénoms de chacun.  Chacun doit refaire tout le cercle jusqu’à soi tous ceux qui le précédaient. C’est con mais j’ai trouvé ce truc efficace, d’ailleurs, je pense me souvenir assez bien de la configuration du cercle et des prénoms des gens plus de deux ans après.

On essaye ensuite d’en savoir un peu plus sur les motivations de tout à chacun pour ce stage. Pas (encore) de grands épanchements psychologiques, on entend « curiosité », « mon pote m’a trainé ici », « je suis la méthode depuis longtemps et je veux devenir instructeur », « je veux diminuer des douleurs articulaires », « j’ai lu tel bouquin et ça m’a fasciné », « j’ai vu Wim guider des gens dans la montagne en short », etc. Il faut ensuite apprendre à connaître encore un peu plus son voisin de gauche par le jeu d’une mini-interview.

Repli égocentrique ou sympathie mal placée, je demande à ma voisine ce que j’aurais aimé qu’on me demande. Histoire de crever un peu l’abcès sur mon malaise. Ca fait moins de 24 heures que je suis dans cet hôtel mais je ne me sens pas bien, surtout à cause du discours de gourou de Wim Hof. Je demande alors à ma voisine « L » ce qu’elle ressent précisément en ce moment. Hic et nunc. Elle éclate en sanglots et part se réfugier je ne sais où. J’ai l’air bien con. Une instructrice en devenir part immédiatement la rassurer. « L » revient après de longues minutes. On a fini tout le tour des interviews des autres. Va falloir que je me débrouille avec ça. Je bricole une solution valorisante pour « L », une touche d’empathie et la crise semble éloignée. Nous avons besoin d’une pause. Chacun regagne ses quartiers.

Déjeuner en grandes tablées, buffet simple et bon, les gens papotent en anglais. Tous super excités, ils n’ont que les mots « cold », « breathing », « wim » et « amazing » à la bouche. Hum. Je suis dans l’inconfort, pas vraiment celui que je suis venu chercher, mais dans l’inconfort c’est certain. 

to be continued

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One long ride with Super Sapiens

One good reason to buy and use Super Sapiens, the CGM dedicated to athletes, is to fuel correctly during long sports events. I could not squeeze a long ride in my 14 days using the Abbott Freestyle Libre for the first time : bad weather or on calls impede me from going long on my bike… but thanks to my trusted TacX Neo, I did a long workout indoor. Not as fun, and as « stochastic » as outdoors but still, it’s an experience.

So, one day I just had two fried eggs for breakfast (no carb) and hoped on the trainer for a long workout. My goal was to reach some fatigue I could relate to a decline in energy.

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Digital Minimalism

Je viens de finir la lecture du livre Digital Minimalism de Cal Newport. Ça fait des années que j’observe l’impact des réseaux sociaux et des smartphones sur nos vies et surtout sur la mienne. On peut dire tout ce qu’on veut, ces trucs là ont changé la façon dont on fonctionne depuis 15 ans.

Un peu comme avec des optimisations alimentaires que je mets sur le tapis régulièrement, ma consommation de téléphone me préoccupe. Je ne pense pas psychose autour de ça, je ne réclame de digital détox, je ne me sens pas en burn-out à cause de mon abus de téléphone mais je sais que ça a un impact sur moi et que je peux m’organiser pour en tirer des bonnes choses et diminuer les excès. Je me souviens de l’arrivée de Facebook dans ma vie vers 2007, et comment on trouvait cool ce truc de pouvoir mettre autant de photos qu’on voulait en ligne GRATOS. C’était pour mon groupe de copains parachutistes un excellent moyen de prolonger le we de sauts et d’enchainer private jokes sur private jokes avec telle ou telle vidéo de saut foiré. C’était vraiment fun mais j’étais loin d’imaginer que je nourrissais une machine à marketing ultra ciblé… 

Cal Newport a mené l’enquête autour de ce sujet et il a mis en forme pas mal d’idées intéressantes et tout à fait accessible en anglais dans le texte.