Bilan sportif 2016

Plus de 459 heures. Je suis dans le premier décile en matière de volume sportif parmi les utilisateurs de VeloViewer. Mais je reste cool : le RPE moyen sur 10 est de 4,35 🙂

2016 a été une année que j’ai voulu de transition, sans pression pour accomplir un gros évènement. Je voulais décompresser après une année 2015 assez chargée. Finalement, je trouve que ça m’a un peu manqué de ne pas nourrir ma motivation avec une épreuve clef dans l’année. Et puis par ailleurs, sur la fin d’année, j’ai relativisé la participation à ces fameux gros objectifs en voyant ce que fait mon acolyte Emir de Jogging Bonito.

L’année a clairement mal commencé. Je dormais mal, j’étais très fatigué professionnellement et j’étais très triste de perdre mon chef de bande cycliste parti travailler outre-atlantique.

Avec l’arrivée du printemps, et aussi sans doute un peu avec l’accomplissement du Tour des Flandres cyclo dans de bonnes conditions, j’ai repris du poil de la bête.

Charge d’entraînement qui part à la hausse au printemps

Le point positif de cette première partie de l’année a été mon engagement dans la natation. Grâce au coaching de Julian Nagi, j’ai clairement transformé ma nage, mon entraînement et une partie de ma vision de l’entraînement d’ailleurs. Cela m’a été très bénéfique pour aborder la première « sortie club » de l’année : le triathlon d’Obernai où je m’en suis plutôt bien sorti compte tenu de la difficulté du parcours à pied et à vélo. J’ai pris conscience que même en gérant mes efforts à vélo, j’étais vraiment fatigué à pied. Il est probable que l’effort très musculaire du parcours très valloné d’Obernai m’a mis à mal.

« Rest easy, good buddy, you’re doing fine. We got help choppering in. »

Après Obernai, un mois de Juin relax où je n’ai pas fait grand chose, j’ai du manquer d’opportunités dans mon planning, j’ai comme un trou de mémoire, je m’explique pas trop ça.

Cet été, je me suis plutôt bien entraîné, surtout en natation je trouve. J’ai eu le sentiment d’entériner mes progrès. Je suis parti à Morzine pour une semaine de stage début juillet. La semaine n’a pas été dingue niveau entraînement mais c’était vraiment bien de se focaliser uniquement sur l’entraînement et la récupération pendant une semaine. Cela a été pour moi l’occasion de découvrir les vrais cols alpins et ça c’est un effort vraiment rude !

A pied, je n’étais pas en forme, manque d’envie, petite douleur à la hanche gauche. Heureusement, mon pote Patrick a su me motiver en repartant à l’assaut des segments Strava !

Je suis arrivé à la rentrée avec un volume d’entraînement franchement satisfaisant pour moi et j’abordais sereinement le gros triathlon de Gérardmer.

J’avais un peu sous-estimé Gérardmer, c’est vraiment une grosse course, avec beaucoup de monde et de moyens. Ainsi, dans l’eau je n’ai pas eu beaucoup de  plaisir à cause du monde, alors que je nageais pourtant bien et vite. Et à vélo j’ai connu des déboires mécaniques avec des crevaisons à répétitions. J’ai bien appris sur le plan pratique ce jour là !

Ensuite, je suis rentré dans le projet Jogging Bonito et ça m’a pris pas mal d’énergie mais en même temps j’ai trouvé un regain de motivation pour courir et finir l’année avec un volume d’entraînement que je ne pensais pas faire au départ. Et je me suis agréablement surpris à avoir un peu de « niak » lors du semi-marathon improvisé de Ploegsteert, un classique local.

Au total, ça fait 459 heures d’entraînement cette année, soit approximativement 8h30 par semaine. J’ai nagé 280+ km, explosant mes objectifs, j’ai couru un chouilla plus de 1500 km et j’ai roulé approximativement 5000 km (en extrapolant le kilométrage sur le home-trainer mais sans compter le velotaf).

La répartition des activités est à peu près dans les clous par rapport à mes envies en triathlon, j’aimerais rouler plus, un truc à creuser.

Répartition des activités

Je n’ai pas fait beaucoup de travail intensif cette année, je prends avec un peu plus de mesure la stratégie de la polarisation. La répartition de la FC à l’entraînement est aussi difficile à interpréter car j’ai mis des seuils un peu pifométriques en nat’ et je suis très vite en zone 2 dans ce sport. Globalement, 76% de mon temps est passé en dessous du premier seuil ventilatoire et 4,8% au dessus du deuxième. Si je ne prends que l’activité course à pied, je suis moins souvent en zone intermédiaire, et plus souvent en endurance. Je suis plus dans l’endurance de fond, la vraie, la simple. Ma fréquence cardiaque moyenne à l’entraînement est basse, je suis surpris de ça, mais tant mieux : 125,6 d’après Véloviewer contre 126,1 en 2015 (vs 135 en 2013 en ne faisant que de la CAP).

Je termine l’année avec un nombre d’Eddington à 69 ce qui est plutôt sympa 🙂 En m’y intéressant, je me rends compte que ce nombre est drôlement difficile à faire grimper.

En course à pied, je suis sur une sorte de plateau après avoir pas mal perdu en qualité. Ma VMA oscille entre 16 et 16,5 je pense.

En natation, de jolis progrès avec 1000 m improvisé en 17:17 soit une allure de 1:44/100 m, et le 300 m où je mets 4:48 dans un bassin de 25 soit une allure de 1:36/100 m. A mettre en perspective avec 20 minutes aux 1000 fin 2015, et 1 minute de plus sur un 300 m bien posé.

En vélo, mon dernier test FTP était bon début septembre mais je pense que j’ai perdu depuis, je dois être aux environs de 3,7 W/kg

Des petits graphes pour amuser les yeux.

PMC 2016
Objectif distance natation 2016
J’ai beaucoup plus nagé que la plupart des utilisateurs de Veloviewer
volume annuel d’après veloviewer
Mes allures à l’entraînement d’après Smashrun.com (l’année prochaine j’active l’option autopause)
Répartition du temps passé au dessous de 5 au kilo 12 km/h -> entre 10 et 20%

Pour l’année prochaine, j’aimerais encore consolider tout ça. Je vais aussi perfectionner mon logbook, j’ai noté que j’avais été malade 4 fois cette année quand même, avec un impact négatif sur mon entraînement. Je compte donc suivre les bobos et les maladies de plus près.

Pour l’anecdote, Veloviewer fournit des classements rigolos, il y a une utilisatrice qui a logué 2700 heures d’activité cette année. Ca veut dire qu’il s’entraine deux fois plus qu’un triathlète pro, apparemment elle a roulé toute l’année ! Et si vous voulez comparer avec un triathlète champion en amateur ça donne ça : http://chticycliste.blogspot.fr/2016/12/bilan-2016-objectif-2017.html

Bonne année à tous !

3 réflexions sur « Bilan sportif 2016 »

  1. …. sans les potes, le vélo c’est juste un tas de feraille ou de carbone comme le disait Alain PUISEUX…., la patrouille me manque !
    amitiés toujours
    bonne année 2017
    Didier

  2. super topo Remi! Hate de le commenter de vive voix avec toi. Bravo pour ces 460 heures 🙂
    PS: coquille ds la legende du graph 2 smashrun: au dessoUs de 5 au kilo 😉

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